Le prix au m² moyen à Châtillon-sur-Seine s'établit à 840 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Pour une maison ou une villa, il est de 1 206 €/m². Environ 29 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de la campagne française.
Le prix moyen des appartements à Châtillon-sur-Seine s'établit à 840 €/m², d'après les transactions DVF réellement enregistrées chez les notaires. C'est l'un des niveaux les plus bas relevés par l'observatoire. Les maisons se négocient nettement plus haut, autour de 1 206 €/m² : dans cette ville du nord de la Côte-d'Or, l'essentiel de la demande porte sur l'individuel, tandis que le parc collectif issu de la Reconstruction pèse sur la moyenne des appartements.
Maison : 1 206 €/m²
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Après 736 €/m² en 2021, le prix moyen à Châtillon-sur-Seine atteint 840 €/m² en 2026, soit environ +14 % sur la période.
Le marché châtillonnais est un marché d'offre. Avec 516 logements vacants recensés par l'INSEE, contre environ 432 en 2015, le stock disponible dépasse durablement la demande. Cette situation donne aux acheteurs une capacité de négociation inhabituelle, et impose aux vendeurs une exigence de prix juste : sur un marché de ce type, un bien mal positionné ne trouve pas preneur, il attend. Le nombre de ventes d'appartements, une trentaine par an, reste par ailleurs modeste, ce qui invite à lire la tendance sur plusieurs années plutôt que d'isoler un exercice.
Deux éléments méritent d'être suivis. D'abord la reprise démographique amorcée depuis 2017, portée par un solde migratoire positif qui compense un déficit de naissances : si elle se confirme, elle réduira progressivement la vacance. Ensuite l'état énergétique du parc : près de 70 % des résidences principales ont été construites avant 1990, et une part importante du centre relève de la Reconstruction des années 1950. Sur un marché à ce niveau de prix, le coût des travaux de rénovation pèse proportionnellement beaucoup plus lourd que la valeur du bien lui-même, et devient le premier critère de valorisation.
Replacée dans son environnement bourguignon, Châtillon-sur-Seine se situe très en dessous des villes du sillon Dijon-Chalon, qui bénéficient de bassins d'emploi et d'une desserte ferroviaire dont la ville ne dispose plus.
Châtillon-sur-Seine s'est développée dans la haute vallée de la Seine, à quatre-vingt-trois kilomètres au sud de Dijon et soixante-huit de Troyes. La ville doit une part de son identité à la Douix, une résurgence karstique qui jaillit au pied d'une falaise en plein centre et rejoint la Seine après moins de cent mètres de cours, avec un débit parfois supérieur à celui du fleuve en ce point. Des fouilles y ont mis au jour une quarantaine d'ex-voto gallo-romains liés à un culte des eaux.
Le patrimoine s'est constitué par strates. Les reliques de saint Vorles arrivent en 886, et l'église Saint-Vorles est bâtie au début du XIe siècle dans un art roman primitif à bandes lombardes rare dans le nord de la Bourgogne. L'abbaye cistercienne Notre-Dame est fondée en 1136 dans le sillage de Bernard de Clairvaux. Du 5 février au 19 mars 1814, la ville accueille le congrès de Châtillon, où Caulaincourt négocie pour Napoléon face aux puissances alliées. Le 6 janvier 1953, la découverte de la tombe de Vix, toute proche, livre le plus grand vase de bronze légué par l'Antiquité, aujourd'hui exposé au musée du Pays Châtillonnais.
Un événement explique la forme actuelle de la ville. Le bombardement du 15 juin 1940, aggravé par l'incendie d'un camion d'essence, détruit plus de deux cents maisons et laisse les deux tiers des habitants sans logement. La reconstruction s'achève seulement en 1963. Le centre-ville d'aujourd'hui est donc pour une large part un centre des années 1950, et non un centre ancien continu, ce qui pèse directement sur la nature du parc immobilier.
Le marché châtillonnais est un marché local, sans demande extérieure : les résidences secondaires ne représentent que 1,9 % du parc. Les acquéreurs sont des ménages du Châtillonnais, souvent primo-accédants, pour qui l'accession à la maison individuelle reste possible à des niveaux inaccessibles ailleurs. La ville concentre les services d'un chef-lieu de canton, avec son centre hospitalier, ses écoles et ses commerces, ce qui en fait le point d'ancrage d'une intercommunalité très étendue. Le revenu médian de 21 250 euros par an borne toutefois la solvabilité de cette demande.
Le prix moyen des appartements est de 840 €/m² et celui des maisons de 1 206 €/m², d'après les transactions DVF réellement actées chez les notaires. L'écart entre les deux est important et structurant : ici, contrairement aux grandes villes, c'est la maison individuelle qui porte la valeur.
Plusieurs facteurs se cumulent. L'offre est excédentaire, avec 516 logements vacants sur 3 136, soit 16,4 % du parc, contre environ 8 % en moyenne nationale. La demande extérieure est quasi nulle. Le parc est ancien, près de 70 % des résidences principales datent d'avant 1990. Et la solvabilité locale est limitée, avec un revenu médian de 21 250 euros. Aucun de ces éléments ne suffit seul, c'est leur superposition qui explique le niveau.
Non, plus depuis 2017. Châtillon-sur-Seine est passée de 7 561 habitants en 1982 à 5 373 en 2017, soit une baisse continue de trente-cinq ans. Depuis, la population est remontée à 5 443 en 2023. Le solde naturel reste négatif, mais il est compensé par les arrivées, à hauteur de +1,1 % par an. C'est une inflexion réelle, à confirmer sur les prochains recensements.
Par la route principalement : environ 1 h 15 pour Dijon, 2 h 45 pour Paris. La gare de Châtillon-sur-Seine n'accueille plus de voyageurs depuis plusieurs décennies et ne voit plus passer que du fret ; la ville l'a rachetée en 2023 pour la réhabiliter. L'accès au TGV se fait par la gare de Montbard, à environ quarante minutes de route, avec un service de cars.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).