Le prix au m² moyen à Le Grand-Bornand s'établit à 6 165 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Pour une maison ou une villa, il est de 9 951 €/m². Environ 100 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de la montagne alpine.
Le prix moyen des appartements au Grand-Bornand s'établit à 6 165 €/m², d'après les transactions DVF réellement enregistrées chez les notaires. Les chalets et maisons se négocient à un tout autre niveau, 9 951 €/m², soit 61 % de plus. La commune compte 5 373 logements pour 2 050 habitants : quatre logements sur cinq ne sont pas occupés à l'année.
Maison / chalet : 9 951 €/m²
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Après 5 575 €/m² en 2021, le prix moyen au Grand-Bornand atteint 6 165 €/m² en 2026, soit environ +11 % sur la période.
Le marché bornandin repose sur un déséquilibre assumé : 5 373 logements pour 951 résidences principales. La population permanente recule légèrement, de 3,2 % entre 2017 et 2023, sans que cela pèse sur les valeurs, puisque la demande vient d'ailleurs. Ce que ce recul signale en revanche, c'est la difficulté de logement des actifs et des saisonniers, une question que la loi Montagne impose désormais de traiter par convention avec l'État dans les communes touristiques.
L'offre nouvelle est bornée par la vallée elle-même. Le fond de vallée est étroit, une part du territoire reste agricole avec soixante-cinq exploitations, et le risque torrentiel, dont la crue de 1987 a montré la brutalité, contraint la constructibilité en bord de Borne. Ces limites ne bougeront pas, ce qui soutient durablement le niveau de valorisation, d'autant que la vacance à 1,8 % ne laisse aucun stock disponible.
Replacé dans son environnement, le Grand-Bornand se situe sous les Gets mais au-dessus d'Annecy : les stations des Aravis et du Chablais forment un marché à part des villes de vallée.
Le nom du village renvoie au torrent du Borne, sur une racine celtique borna désignant une cavité, et au suffixe nand qui désigne une vallée ou un torrent. La paroisse entre dans la dot d'une comtesse mariée dans la noblesse savoyarde en 1218 ; en 1341, les seigneurs locaux y exercent la juridiction. L'église brûle en 1569. En 1796, une halle au grain est construite : effondrée sous la neige en 1813, elle ne sera remplacée qu'en 1870 par la grenette actuelle.
Le ski arrive en 1907, le premier ski-club se crée en 1923, la première remontée mécanique est installée au Chinaillon en 1952. La commune s'organise depuis autour de deux pôles distincts : le chef-lieu, dans la vallée à 952 mètres, et la station du Chinaillon, en altitude. Le domaine skiable compte 90 kilomètres de pistes alpines et 74 kilomètres de ski de fond, et s'inscrit dans l'ensemble des Aravis.
Le 14 juillet 1987, une crue éclair du Borne emporte un camping et fait vingt-trois morts. C'est l'événement le plus grave de l'histoire récente de la commune, et il pèse encore sur la lecture du risque torrentiel dans la vallée. Le Grand-Bornand a par ailleurs bâti une notoriété sportive durable : coupe du monde de biathlon depuis 2013, arrivées du Tour de France en 2004, 2007, 2009, 2013, 2018 et 2024.
Le marché est presque entièrement un marché de villégiature : 4 325 résidences secondaires sur 5 373 logements, une vacance de 1,8 %, et 23 411 lits touristiques pour 2 050 habitants permanents. Les acquéreurs arbitrent entre stations des Aravis et cherchent soit un appartement proche des remontées, soit un chalet, produit rare et nettement plus cher. La commune conserve par ailleurs une identité agricole forte, avec soixante-cinq exploitations et une production de reblochon fermier, ce qui limite l'emprise de l'urbanisation sur les alpages.
Le prix moyen des appartements est de 6 165 €/m² et celui des chalets et maisons de 9 951 €/m², d'après les transactions DVF réellement actées chez les notaires. L'écart de 61 % entre les deux reflète deux marchés distincts.
Parce que l'appartement de station est un produit d'usage et de rendement locatif, souvent de petite surface, alors que le chalet est un bien rare avec du terrain. Dans une vallée étroite où l'urbanisation nouvelle doit se faire en continuité de l'existant au titre de la loi Montagne, et où l'agriculture occupe une part importante du sol, le foncier pour un chalet neuf est très limité.
Non. La commune a développé une saison d'été appuyée sur la randonnée et le cyclisme, avec six arrivées du Tour de France depuis 2004, et une notoriété hivernale qui dépasse le ski alpin grâce à la coupe du monde de biathlon. Cette double saison est un critère que les acquéreurs regardent de plus en plus dans les stations de moyenne montagne.
Non. Le chef-lieu, à 952 mètres, est un village habité à l'année, avec commerces et services. Le Chinaillon, en altitude, est un secteur de station au pied des pistes. La différence d'usage se traduit par des attentes différentes et des valorisations différentes, que le prix moyen de 6 165 €/m² ne restitue pas.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).