Le prix au m² moyen à Sevrier s'établit à 6 104 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Pour une maison ou une villa, il est de 7 494 €/m². Environ 48 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance d'une commune de bord de lac.
Le prix moyen à Sevrier s'établit à 6 104 €/m², d'après les transactions DVF réellement enregistrées chez les notaires. Le niveau dépasse celui d'Annecy, à douze kilomètres, alors que Sevrier n'est pas une commune de villégiature : les résidences secondaires n'y représentent que 18 % du parc. Ce qui fixe les prix ici, c'est une bande constructible très étroite entre la rive du lac et le versant du Semnoz.
Maison : 7 494 €/m²
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Après 5 400 €/m² en 2021, le prix moyen à Sevrier atteint 6 104 €/m² en 2026, soit environ +13 % sur la période.
Le marché de Sevrier est le produit d'une géométrie. Sur vingt kilomètres carrés, l'essentiel de l'urbanisation possible tient dans une bande étroite entre la départementale de rive et le lac ; au-delà commence le versant du Semnoz, dans le périmètre du parc naturel régional du Massif des Bauges. Cette rareté n'est pas conjoncturelle, elle est topographique : elle ne se résorbera pas.
La demande, elle, vient d'Annecy et ne faiblit pas : la population a progressé de 4 % entre 2017 et 2023. Le fait que les résidences secondaires restent minoritaires est un signal important pour un vendeur : les acheteurs sont des ménages qui financent un logement du quotidien, donc plus sensibles aux conditions de crédit qu'une clientèle de villégiature. Le taux de vacance de 6 % laisse par ailleurs un peu plus de fluidité que sur les communes touristiques du lac, où il tombe sous 2 %.
Replacée dans son environnement, Sevrier se situe au-dessus d'Annecy et très au-dessus des villes savoyardes de vallée, effet direct de la rareté du foncier de bord de lac.
La rive occidentale du lac d'Annecy est habitée depuis le Néolithique. Sevrier conserve deux sites palafittiques, ces villages sur pilotis du bord de lac : le secteur des Mongets, occupé entre 1803 et 1766 avant notre ère, avec son chemin à rondins et ses deux rangées d'habitations, et le Crêt de Chatillon, île aujourd'hui sous-lacustre à plus de huit cents mètres du rivage, où l'on a retrouvé une pirogue monoxyle en chêne et des traces de métallurgie du bronze. Ces deux sites font partie des cent onze sites palafittiques des Alpes inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO le 27 juin 2011.
L'époque romaine a laissé une pierre milliaire de 307, découverte en 1816 à Létraz, sur la voie qui reliait Annecy à Faverges. Le village s'est ensuite organisé en bandes d'altitude, du front de lac aux hameaux de coteau : Beau-Rivage, Létraz, Chuguet, Cessenaz, les Choseaux. L'église Saint-Blaise, néogothique, est construite à partir de 1876 et consacrée en 1881.
En 1989, la fonderie de cloches Paccard, entreprise fondée en 1796, transfère son activité à Sevrier. Plus de cent vingt mille cloches y ont été produites en deux siècles, dont la Savoyarde, la plus lourde cloche de France. Le musée Paccard, ouvert en 1984, en fait l'un des rares équipements industriels et touristiques de la commune.
Sevrier est un marché de résidence principale, pas de villégiature. Sur 2 659 logements, 2 015 sont occupés à l'année et seulement 483 sont des résidences secondaires. Les acquéreurs sont des ménages du bassin d'Annecy qui cherchent un cadre lacustre à douze kilomètres du centre, avec un accès direct par la départementale de la rive ouest et par la voie verte cyclable. La demande porte autant sur la maison que sur l'appartement, avec un écart de prix d'environ 23 % en faveur de la maison, qui bénéficie du terrain et de la vue.
Le prix moyen des appartements est de 6 104 €/m² et celui des maisons de 7 494 €/m², d'après les transactions DVF réellement actées chez les notaires. C'est au-dessus du niveau d'Annecy, pourtant à douze kilomètres seulement.
Parce que la contrainte physique y est plus forte. La commune s'étage de 440 mètres, niveau du lac, à 1 287 mètres au Semnoz : la bande réellement constructible entre la route de rive et le rivage est étroite. S'y ajoutent la loi Littoral, applicable aux rives des grands lacs, qui limite la construction dans les cent mètres du rivage, et les périmètres des sites palafittiques classés à l'UNESCO.
Non, et c'est ce qui distingue Sevrier des communes lacustres de villégiature. Les résidences secondaires ne représentent que 18 % du parc, contre 76 % de résidences principales. Le marché est porté par des ménages qui habitent à l'année et travaillent dans le bassin d'Annecy.
Non. La commune se lit en niveaux d'altitude, du front de lac à Beau-Rivage jusqu'aux hameaux de coteau comme Cessenaz ou les Choseaux, en passant par le village autour de l'église. La proximité du rivage et la vue sur le lac font une différence de valeur importante, que le prix moyen de 6 104 €/m² ne restitue pas.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).