Le prix au m² moyen à Aime-la-Plagne s'établit à 4 754 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 101 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance d'Aime-la-Plagne, en vallée de la Tarentaise.
Le prix moyen constaté à Aime-la-Plagne s'établit à 4 754 €/m². La commune occupe le fond de la vallée de la Tarentaise, à environ 700 mètres d'altitude, et sert de porte d'entrée vers les stations de La Plagne, accessibles par la route depuis le bourg. Ce positionnement de vallée explique la composition de son parc : des appartements et des maisons de bourg dans les villages de fond de vallée, plus abordables que les logements de station en altitude, mais soutenus par la demande de séjournants et de saisonniers. Aime-la-Plagne est une commune nouvelle qui réunit plusieurs anciens villages et hameaux, ce qui élargit la palette des biens, du logement de bourg à la maison de hameau d'altitude. Les chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires. Il s'agit d'un repère communal, à affiner selon le secteur et l'altitude.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché d'Aime-la-Plagne est porté par sa fonction de bourg-relais de la Tarentaise, à la fois lieu de vie à l'année et porte d'entrée des stations de La Plagne. La demande combine deux flux : celui des actifs et saisonniers qui cherchent un logement accessible en vallée, et celui des séjournants attirés par la proximité du domaine skiable. La desserte ferroviaire de la vallée et l'accès routier aux stations soutiennent cette double demande et distinguent la commune des villages de montagne plus isolés.
L'offre reste encadrée. Le foncier constructible est limité dans une vallée soumise aux risques naturels et aux règles de la loi Montagne, ce qui déplace une partie de l'activité vers la rénovation du bâti de bourg et de hameau. La création de la commune nouvelle, en réunissant plusieurs villages, a élargi le périmètre du marché et la diversité des biens. Le logement des saisonniers et des actifs permanents reste un enjeu récurrent, dans un secteur où la fréquentation touristique pèse sur le parc disponible à l'année.
Bourg de fond de vallée et porte d'entrée de La Plagne, Aime-la-Plagne se situe sous les stations d'altitude comme La Plagne Tarentaise ou Bourg-Saint-Maurice, mais au-dessus des villes de vallée comme Albertville.
Aime est l'une des plus anciennes cités de la Tarentaise. Sous l'Antiquité, les Romains font de la bourgade, sous le nom d'Axima, un relais important sur la voie alpine qui reliait l'Italie à la vallée du Rhône par le col du Petit-Saint-Bernard. Cette position de carrefour, au débouché des cols vers la haute Tarentaise, marque durablement l'histoire du lieu, longtemps place de passage et de commerce entre le Piémont et la Savoie.
Le monument emblématique du bourg est la basilique Saint-Martin, édifiée au XIe siècle sur des vestiges plus anciens. Cette église romane, l'une des mieux conservées de Savoie, est classée au titre des monuments historiques dès 1875. Désaffectée du culte, elle abrite aujourd'hui un espace muséographique et des fresques médiévales. Sa présence témoigne du rôle religieux et politique tenu par Aime dans la vallée durant tout le Moyen Âge.
Aime-la-Plagne est une commune nouvelle, née le 1er janvier 2016 de la réunion des anciennes communes d'Aime, Granier et Montgirod, et regroupe une quinzaine de villages et hameaux. Cette création prolonge une histoire ancrée dans la Tarentaise, mais tournée depuis le XXe siècle vers le tourisme de montagne : la commune vit désormais au rythme des saisons d'hiver et d'été, en lien étroit avec les stations de La Plagne, dont elle constitue l'un des accès depuis la vallée.
Aime-la-Plagne compte 4 385 habitants, un niveau relativement élevé pour une commune de montagne, qui traduit son rôle de bourg de vallée et non de pure station. Le parc mêle résidences principales des villages de fond de vallée, occupées à l'année, et résidences secondaires liées à la fréquentation touristique. Les acheteurs se répartissent entre plusieurs profils. Des actifs locaux et des saisonniers, employés du tourisme, des services et des remontées mécaniques, qui cherchent un logement à l'année plus accessible qu'en station. Des familles et des amateurs de montagne attirés par la proximité de La Plagne, qui achètent un pied-à-terre au calme dans la vallée. La commune nouvelle, en réunissant plusieurs villages, offre une gamme de biens assez large.
Le prix moyen constaté est de 4 754 €/m², calculé à partir des ventes enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. C'est une moyenne communale qui agrège des biens de nature variée, du logement de bourg de fond de vallée à la maison de hameau d'altitude. L'altitude, le village, la proximité des accès aux stations et l'état du bien créent des écarts autour de cette moyenne. Une estimation sur des biens comparables du même secteur reste le meilleur repère.
En vallée. Le bourg d'Aime se trouve au fond de la Tarentaise, à environ 700 mètres d'altitude, tandis que les stations de La Plagne sont bâties plus haut, sur d'autres communes voisines. Aime-la-Plagne en constitue l'une des portes d'entrée, reliée par la route. Cette position explique des prix inférieurs à ceux des stations d'altitude, tout en profitant de la demande touristique et de l'accès rapide au domaine skiable.
La commune est traversée par l'axe de la Tarentaise et dispose d'une gare, sur la ligne qui dessert Bourg-Saint-Maurice, avec des liaisons renforcées en saison, dont des trains directs vers Paris en hiver. Cette desserte ferroviaire, rare pour une commune de montagne, facilite la venue des séjournants et soutient le marché de la résidence secondaire. La route relie ensuite le bourg aux stations de La Plagne en altitude.
La commune relève de la loi Montagne, qui encadre l'extension de l'urbanisation et limite le foncier constructible. Des plans de prévention des risques naturels, notamment crues torrentielles, avalanches et mouvements de terrain, peuvent s'appliquer selon les secteurs et sont à consulter avant tout achat. La location en meublé de tourisme suppose une déclaration en mairie dont les modalités sont à vérifier auprès des services communaux, d'autant plus utile près des accès aux stations.
Les deux options coexistent, depuis la fusion des anciens villages au sein de la commune nouvelle. Le bourg d'Aime concentre les commerces, la gare et les services, avec un marché plus actif et des appartements de centre. Les hameaux de Granier, de Montgirod et des versants offrent des maisons plus au calme, parfois à des niveaux de prix différents selon l'altitude et l'exposition. Le choix dépend de l'usage recherché, résidence à l'année ou pied-à-terre de montagne.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).