Le prix au m² moyen à Albertville s'établit à 2 328 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 242 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance d'Albertville, au confluent de l'Arly et de l'Isère en Savoie.
Le prix moyen constaté à Albertville s'établit à 2 328 €/m². Cette moyenne recouvre un parc largement collectif : selon l'INSEE, près de 77 % des logements de la commune sont des appartements, dont beaucoup d'immeubles élevés entre les années 1960 et la décennie olympique. Le centre reconstruit autour du Dôme, les secteurs pavillonnaires de la plaine et les maisons anciennes de Conflans, sur son promontoire, ne se vendent pas au même niveau. Le logement social représente environ un quart des résidences principales, ce qui pèse également sur la structure du marché. Les chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché local dépend d'abord de l'économie de la vallée plutôt que du tourisme de séjour. Albertville est un pôle d'emploi et de services pour la Tarentaise et le Beaufortain, avec ses industries héritées de l'électrométallurgie, son centre hospitalier, ses lycées et ses fonctions de sous-préfecture. Les 4 % de résidences secondaires relevés par l'INSEE le confirment : la demande vient très majoritairement de ménages qui vivent sur place à l'année, y compris des saisonniers et des actifs des stations qui ne peuvent pas se loger en altitude. Ce socle rend le marché moins volatil que celui des communes de montagne voisines.
Deux facteurs pèsent sur les prochaines années. D'un côté, la vacance atteint plus de 10 % du parc selon l'INSEE, signe d'un stock ancien difficile à louer ou à vendre en l'état, et la rénovation énergétique des immeubles construits avant 1990 devient un critère de négociation. De l'autre, la pression du logement des travailleurs des stations et la rareté du foncier constructible en fond de vallée, contraint par les risques d'inondation et la loi Montagne, limitent l'offre nouvelle. Les opérations récentes se concentrent sur la reconquête des friches et le renouvellement du centre plutôt que sur l'étalement.
Ville de fond de vallée tournée vers l'emploi local plutôt que vers la résidence de séjour, Albertville se situe nettement en dessous des pôles lacustres que sont Annecy et Aix-les-Bains. L'écart est plus mesuré avec Chambéry, autre ville de bassin de la Savoie.
Le site doit sa fortune à sa position, au confluent de l'Arly et de l'Isère, sur la route qui relie la vallée du Rhône aux cols alpins. Les Romains y installent un poste de péage, Ad Publicanos, après la conquête de la région en 121 avant notre ère. Au Moyen Âge, le bourg fortifié de Conflans, perché sur son promontoire, tient les foires et les marchés du passage entre Milan, Lyon et Vienne, et conserve aujourd'hui ses remparts et ses ruelles pavées. À la fin du XIIe siècle, un établissement hospitalier destiné aux voyageurs et aux pèlerins donne naissance, en contrebas, au bourg de L'Hôpital.
Le 19 décembre 1835, le roi Charles-Albert de Sardaigne signe le décret qui réunit Conflans et L'Hôpital en une seule commune, effective au 1er janvier 1836 et baptisée Albertville de son nom. Les travaux d'endiguement de l'Arly et de l'Isère, menés au XVIIIe siècle, avaient assaini la plaine et rendu possible cette installation en fond de vallée. Après l'annexion de la Savoie à la France en 1860, Albertville devient sous-préfecture du nouveau département. La fin du XIXe siècle et le début du XXe apportent l'électricité d'origine hydraulique, la métallurgie et l'électrochimie, dont les aciéries voisines d'Ugine, qui fixent une population ouvrière et font passer la ville d'un bourg de passage à une petite ville industrielle.
Du 8 au 23 février 1992, Albertville accueille les XVIes Jeux olympiques d'hiver, 2 152 athlètes venus de 65 nations, dont les épreuves se déroulent pour l'essentiel dans les stations de la Tarentaise et du Beaufortain. La ville reçoit les deux cérémonies, mises en scène par Philippe Decouflé, et les épreuves de patinage de vitesse. L'événement laisse des équipements toujours en service, la Halle olympique, le parc olympique et le Dôme, qui abrite un théâtre, une médiathèque et un cinéma, ainsi que l'autoroute A430 ouverte en 1991 depuis l'A43. C'est de cette période que datent la trame de voirie actuelle et l'extension des quartiers de plaine, autour d'un centre que la montée du promontoire sépare de Conflans.
Selon l'INSEE, Albertville compte 19 978 habitants et 11 474 logements, dont 9 804 résidences principales. Les résidences secondaires ne représentent que 4 % du parc : contrairement aux stations voisines, la commune est d'abord une ville de résidents permanents. Les appartements pèsent près de 77 % des logements, 55 % des ménages sont locataires et le logement social représente environ un quart des résidences principales. Les acheteurs sont donc surtout des ménages du bassin local : primo-accédants, salariés des industries de la vallée, du centre hospitalier et des services publics de sous-préfecture, saisonniers et employés du tourisme qui cherchent à se loger à l'année sans monter en station. Une minorité d'acquéreurs vient y chercher un pied-à-terre d'accès aux domaines skiables.
Le prix moyen constaté est de 2 328 €/m², calculé à partir des transactions enregistrées par les notaires et publiées dans la base DVF. Il s'agit d'une moyenne communale, qui agrège des situations très différentes : un appartement des grands ensembles des années 1970, un logement récent du centre et une maison ancienne de Conflans ne relèvent pas du même segment. L'état du bien, l'exposition au soleil en fond de vallée et la présence d'un stationnement expliquent une bonne part des écarts.
Conflans, la cité médiévale sur son promontoire, forme un marché à part, très étroit, fait de maisons anciennes et de petits volumes soumis à des contraintes patrimoniales. Le centre-ville, autour du Dôme et des commerces, concentre l'offre d'appartements et les immeubles de rapport. La plaine, vers l'Isère et le parc olympique, mêle collectif des décennies 1960 à 1990 et lotissements pavillonnaires. Les coteaux qui remontent vers le Val d'Arly offrent les vues dégagées.
Les deux marchés existent, mais dans des proportions très inégales. Selon l'INSEE, les appartements représentent près de 77 % des logements de la commune, contre 22 % de maisons. L'offre de maisons est donc limitée et se concentre sur les lotissements de plaine et les coteaux, avec des délais de recherche plus longs et moins de points de comparaison. Le collectif, plus abondant, couvre une gamme large, du studio au grand appartement familial.
La ville est au carrefour de quatre vallées, Tarentaise, Val d'Arly, Beaufortain et Combe de Savoie. L'autoroute A430, ouverte en 1991 avant les Jeux, la relie à l'A43 vers Chambéry et Lyon, et la RN90 dessert les stations de Tarentaise jusqu'à Moûtiers. La gare, sur la ligne de la Tarentaise, reçoit des liaisons directes en saison. Cette accessibilité soutient une demande de résidents qui travaillent en station tout en habitant en vallée.
La commune est classée en zone de montagne, ce qui encadre l'extension de l'urbanisation. Le fond de vallée est exposé aux crues de l'Arly et de l'Isère et aux risques torrentiels : le plan de prévention des risques est à consulter avant toute acquisition. À Conflans, les abords des monuments historiques imposent l'avis de l'architecte des Bâtiments de France sur les travaux de façade, de toiture et de menuiserie. Enfin, un diagnostic de performance énergétique est indispensable sur un parc ancien en climat alpin.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).