Le prix au m² moyen à Allonzier-la-Caille s'établit à 4 721 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 24 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance d'Allonzier-la-Caille, commune du plateau des Bornes au nord d'Annecy, au pont de la Caille.
Le prix moyen constaté à Allonzier-la-Caille s'établit à 4 721 €/m². Cette moyenne agrège un parc où l'appartement domine, autour de 57 % des logements selon l'INSEE, contre près de 43 % de maisons, dans un habitat majoritairement récent construit après 1990. La commune vit surtout à l'année : plus de neuf logements sur dix sont des résidences principales. L'emplacement entre Annecy et Genève, la surface, l'état et la performance énergétique du bien expliquent les écarts autour de ce chiffre. Ces données proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché d'Allonzier-la-Caille est d'abord porté par sa position entre Annecy et Genève. La commune bénéficie du dynamisme du bassin annécien et de l'emploi frontalier suisse, dont les revenus élevés soutiennent la demande de résidences principales. La population, autour de 2 253 habitants, a gagné près de 9 % depuis 2017 selon l'INSEE, un rythme soutenu qui alimente les besoins en logements. La zone d'activités implantée depuis les années 2000, avec une trentaine d'entreprises, ancre aussi de l'emploi sur place et conforte le caractère à la fois résidentiel et actif de la commune.
L'offre nouvelle repose sur des programmes d'appartements et des lotissements greffés sur le vieux bourg, dans un habitat déjà largement construit après 1990. Le foncier reste contraint par le relief, les gorges des Usses au nord et les coteaux, ce qui limite l'étalement et entretient la tension sur les terrains constructibles. La cherté du cœur d'Annecy et la proximité de la frontière déplacent une partie de la demande vers ces communes intermédiaires, mieux placées en prix. La performance énergétique et la desserte routière deviennent des critères décisifs pour des ménages qui font la navette au quotidien.
Commune périurbaine du plateau des Bornes, Allonzier-la-Caille affiche un niveau de prix proche de celui de sa voisine Cruseilles, avec laquelle elle partage le pont de la Caille, en dessous d'Annecy, le pôle qui structure le marché, mais au-dessus de La Roche-sur-Foron, dans le bassin voisin.
Le nom d'Allonzier renvoie à un ancien domaine, tandis que le complément la Caille viendrait de l'enseigne d'une auberge marquée de cet oiseau, la caille, près du passage des gorges des Usses. Le site est habité de longue date : une voie gallo-romaine traversait le secteur, un oppidum allobroge a été repéré au lieu-dit Néplier, et des sources sulfureuses y étaient déjà connues dans l'Antiquité. Au Moyen Âge, la seigneurie relève de familles nobles, dont les Fabri qui détiennent le fief au XIVe siècle. Le territoire s'organise alors entre collines, petite plaine et falaises calcaires qui dominent la vallée des Usses.
L'histoire de la commune est marquée par le franchissement des gorges des Usses. Un premier ouvrage lancé sous Victor-Amédée III s'effondre en 1813. Le pont suspendu Charles-Albert, commandé par le roi de Sardaigne Charles-Albert, est construit à partir de 1838 et inauguré en 1839 ; suspendu à des faisceaux de câbles à plus de 150 mètres au-dessus de la rivière, il reste l'un des rares ponts suspendus anciens conservés en France et il est classé monument historique en 1966. Un péage y est perçu jusqu'en 1869, après le rattachement de la Savoie à la France en 1860. En 1932, le pont Caquot, en arche de béton, est inauguré à côté pour absorber la circulation routière.
La commune évolue au rythme de son rattachement. En 1860, elle passe du canton d'Annecy à celui de Cruseilles, puis prend officiellement le nom d'Allonzier-la-Caille en 1900. En 1972, elle absorbe l'ancienne commune voisine d'Avregny. À partir des années 2000, une zone d'activités économiques s'implante le long de l'axe routier et rassemble une trentaine d'entreprises, parmi lesquelles un site de fabrication de stylos et un producteur de glaces. Portée par la proximité d'Annecy et de la frontière suisse, la population a nettement progressé, gagnant près de 9 % d'habitants depuis 2017, ce qui explique un habitat pavillonnaire et collectif récent, greffé sur le vieux bourg.
Selon l'INSEE, Allonzier-la-Caille compte 2 253 habitants, une population en hausse de près de 9 % depuis 2017. À la différence des villages-stations de montagne, la commune vit à l'année : plus de 92 % des logements sont des résidences principales et les résidences secondaires ne pèsent qu'environ 2 %. Le parc est majoritairement composé d'appartements, autour de 57 % des logements selon l'INSEE, contre près de 43 % de maisons, dans un bâti largement construit après 1990. Environ 59 % des ménages résidents sont propriétaires de leur logement. Les acheteurs sont surtout des actifs travaillant à Annecy ou en Suisse voisine, en quête d'une résidence principale à un carrefour bien desservi.
Le prix moyen constaté est de 4 721 €/m², calculé à partir des transactions enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. C'est une moyenne communale, qui mêle l'appartement récent du bourg et la maison individuelle des hameaux. La surface, l'emplacement, l'état et la performance énergétique du logement expliquent l'essentiel des écarts. Une estimation fiable s'appuie sur des ventes comparables récentes, pas sur la seule moyenne de la commune.
Allonzier-la-Caille se situe à une douzaine de kilomètres au nord d'Annecy et à une trentaine de kilomètres de Genève, sur l'axe qui relie les deux villes. La commune attire des ménages qui cherchent un logement plus abordable que dans le cœur d'Annecy, tout en gardant un accès rapide au bassin d'emploi et à la frontière suisse. L'offre récente en appartements et en maisons individuelles répond à cette demande de résidence principale.
Le parc penche vers l'appartement : selon l'INSEE, les logements collectifs représentent environ 57 % des habitations et les maisons près de 43 %. Les appartements, souvent récents, se concentrent autour du bourg et des opérations neuves, tandis que les maisons se répartissent dans les hameaux et les lotissements. Le prix au mètre carré dépend surtout de l'emplacement, de la surface, de l'état et de l'année de construction, ce qui rend chaque estimation particulière.
La commune est traversée par l'ancienne route nationale devenue la D1201, qui franchit les gorges des Usses par le pont Caquot et relie Annecy à Cruseilles, puis à Saint-Julien-en-Genevois et Genève. Il n'y a pas de gare sur place : les gares les plus proches se trouvent à Annecy et à La Roche-sur-Foron. Des lignes de cars desservent Annecy et la frontière, très empruntées par les travailleurs frontaliers. Le stationnement et la desserte varient selon le hameau.
Le marché local subit la pression du bassin frontalier, où les revenus tirés des salaires suisses soutiennent la demande. Avant d'acheter, il faut consulter le plan local d'urbanisme, qui encadre les extensions et les nouvelles constructions, et vérifier l'état des risques naturels du secteur, notamment près des gorges. La performance énergétique du logement pèse de plus en plus dans les négociations, y compris sur un bâti pourtant récent. Une déclaration en mairie s'impose pour toute location meublée.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).