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Prix au m² à Beaufort dans la SavoieEstimation immobilière 2026

Mise à jour : Janvier 2026 Sources : DVF · Notaires de France · INSEE · Immover Janvier 2026 · DVF, Notaires de France, INSEE, Immover
En bref

Le prix au m² moyen à Beaufort s'établit à 5 017 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 27 transactions y sont enregistrées chaque année.

Dessin au trait d'un bourg de montagne au fond d'une vallée alpine, clocher à bulbe et alpages sous de hauts sommets

Illustration d'ambiance de Beaufort, chef-lieu du Beaufortain, en Savoie.

Prix au m² à Beaufort

Les chiffres 2026· Données indicatives
5 017€/m²

Le prix moyen constaté à Beaufort s'établit à 5 017 €/m². Cette moyenne porte sur un vaste territoire de montagne de près de 150 km², qui réunit le chef-lieu au fond de la vallée du Doron, le village d'Arêches, le hameau de Boudin et une dizaine d'autres hameaux répartis entre 700 et plus de 2 000 mètres d'altitude. Elle mêle des chalets et des maisons de village anciens, des logements de résidents à l'année et des biens de séjour proches du domaine skiable d'Arêches-Beaufort. Les chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.

Transactions appartement / an
27
Prix médian au m²
5 012 €

Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.

Tendances et analyse du marché à Beaufort

Le marché de Beaufort dépend d'abord de l'attrait du Beaufortain comme massif préservé. Faute de grand domaine relié et de gare, la vallée a échappé à l'urbanisation intensive des stations de la Tarentaise, ce qui nourrit une demande de résidence secondaire en quête d'authenticité et de nature. Le poids des résidences secondaires, 57,1 % du parc selon l'INSEE, montre à quel point les acheteurs qui n'habitent pas la commune à l'année soutiennent les prix. La station familiale d'Arêches-Beaufort, appréciée pour le ski de fond et le ski-alpinisme, ancre cette fréquentation sans provoquer les à-coups des très grandes stations.

L'offre nouvelle reste limitée par le relief, les risques naturels et les règles de la zone de montagne, ce qui déplace l'activité vers la rénovation du bâti ancien de village et de chalet. L'économie locale, appuyée sur l'agriculture laitière du Beaufort, l'hydroélectricité de Roselend et le tourisme, garde une population permanente active, mais la baisse démographique, la commune ayant perdu des habitants depuis 2017, tend le marché du logement à l'année. Les biens familiaux habitables toute l'année et bien exposés y sont plus disputés que les petits studios de station.

Beaufort, chef-lieu du Beaufortain en Savoie

€/m² moyen

Au coeur du Beaufortain, Beaufort occupe un niveau de prix intermédiaire pour le secteur : plus abordable que Hauteluce et son accès aux Saisies, un peu au-dessus de Notre-Dame-de-Bellecombe dans le Val d'Arly voisin, et nettement plus cher qu'Albertville, la ville d'entrée de la vallée.

CommuneNiveauPrix m²Écart
Hauteluce7 031 €+40 %
Beaufort5 017 €réf.
Notre-Dame-de-Bellecombe4 785 €-5 %
Albertville2 328 €-54 %

L'histoire de Beaufort

Le nom de Beaufort renvoie à un lieu fortifié, beau et fort. La localité s'est d'abord appelée Luce, du nom d'une villa romaine, puis a pris au XIIIe siècle celui de sa paroisse, Saint-Maxime. Les premiers seigneurs de Beaufort apparaissent au Xe siècle : la tradition attribue à Bernard de Beaufort, vers 923, la construction d'un château pour résister aux incursions sarrasines. En 1271, Guillaume de Beaufort cède ce château à Béatrice de Faucigny pour 1 525 livres. Le traité de Paris de 1355 rattache définitivement Beaufort au comte Amédée VI de Savoie, et une nouvelle charte est adoptée en 1368 après des révoltes paysannes.

À l'époque moderne, la vallée reste un pays d'alpages et de communautés villageoises. Le roi Henri IV séjourne au château de La Sallaz du 10 au 12 octobre 1600. En 1667, le Beaufortain est érigé en baronnie. Le peuplement se répartit entre le chef-lieu et les hameaux d'altitude : Arêches obtient l'autorisation de messes dominicales dès 1575, voit sa paroisse détachée de Beaufort en 1803, puis son église bâtie en 1829. Cette organisation en villages dispersés, chacun avec ses alpages et son bâti de pierre et de bois, explique encore aujourd'hui la forme éclatée de la commune, étirée sur près de 150 km².

Le XXe siècle transforme l'économie locale. Le barrage de Roselend, achevé en 1961, noie l'ancien hameau du même nom et fait de la commune un haut lieu de la production hydroélectrique alpine. La même année, les producteurs fondent la coopérative laitière du Beaufortain pour relancer la fabrication du fromage : le Beaufort obtient son appellation d'origine contrôlée en 1968, puis l'AOP en 1996. En parallèle, la station d'Arêches-Beaufort se développe autour du ski et du patrimoine du massif. Agriculture de montagne, hydroélectricité et tourisme de moyenne station forment depuis lors les trois piliers d'une vallée restée à l'écart des grands aménagements de la Tarentaise voisine.

Qui achète à Beaufort

Selon l'INSEE, Beaufort compte 1 989 habitants et un parc de logements où les résidences principales ne représentent que 35,1 %, contre 57,1 % de résidences secondaires et 7,9 % de logements vacants. Le bâti se partage presque à égalité entre appartements, 50,1 %, et maisons, 49,9 %. Parmi les résidents permanents, 70,4 % sont propriétaires de leur logement. Deux clientèles coexistent donc. D'un côté des familles locales et des actifs de l'agriculture, des services et du tourisme, attachés à une maison ou un chalet habité à l'année. De l'autre des acheteurs de résidence secondaire, souvent savoyards ou venus des grandes villes, en quête d'un pied-à-terre proche des pistes d'Arêches-Beaufort et des alpages.

Questions fréquentes

Le prix moyen constaté est de 5 017 €/m², calculé à partir des ventes enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. Il s'agit d'une moyenne communale, qui agrège le chef-lieu, le village d'Arêches et les hameaux d'altitude. L'exposition, l'altitude, la proximité des pistes et l'état du bâti créent des écarts sensibles d'un secteur à l'autre. Un prix de vente réel se cale sur des références proches, pas sur cette seule moyenne.

Ce sont deux ambiances sur une même commune. Beaufort, chef-lieu au fond de la vallée du Doron à environ 750 mètres, concentre commerces, coopérative laitière et services, avec un bâti de village habité à l'année. Arêches, plus haut, s'organise autour de la station d'Arêches-Beaufort et accueille davantage de chalets et de biens de séjour. Le hameau de Boudin, connu pour son architecture traditionnelle, reste très recherché. La saisonnalité et l'usage du logement diffèrent nettement entre ces secteurs.

Beaufort n'est pas desservie par le train : la gare la plus proche est celle d'Albertville, à une vingtaine de kilomètres par la route du Doron. Cet accès de vallée, sans liaison ferroviaire directe ni très grand domaine relié, tient la commune à l'écart de la pression des stations internationales de la Tarentaise. La demande reste surtout régionale, portée par des acheteurs savoyards, lyonnais et genevois qui recherchent un cadre de moyenne montagne plus abordable que les grandes stations voisines.

Oui, et l'équilibre est particulier ici. Selon l'INSEE, le parc se répartit à parts presque égales entre maisons, 49,9 %, et appartements, 50,1 %, une proportion rare pour une commune de montagne. Les maisons et chalets se trouvent surtout au chef-lieu, à Arêches et dans les hameaux, souvent en pierre et bois à rénover. Les appartements se concentrent près de la station. Les références de vente d'une maison dépendent fortement de l'état, de l'altitude et de la vue, plus que de la moyenne communale.

La commune est classée en zone de montagne, ce qui encadre strictement l'extension de l'urbanisation et protège les alpages et le hameau de Boudin. Un plan de prévention des risques naturels s'applique sur les versants et le long du Doron : avalanches, crues et mouvements de terrain sont à vérifier avant tout achat. En altitude, les charges d'entretien, de chauffage et de déneigement pèsent sur le budget. La fiscalité des résidences secondaires, majoritaires dans la commune, mérite aussi d'être anticipée.

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Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par . Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).

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