Le prix au m² moyen à Beaumont s'établit à 4 892 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 24 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Beaumont, dans le Genevois savoyard, au pied du Salève, en Haute-Savoie.
Le prix moyen des appartements à Beaumont s'établit à 4 892 €/m², d'après les transactions DVF réellement enregistrées chez les notaires. Ce niveau, élevé pour une commune rurale, tient à la position de Beaumont dans le Genevois, au pied du Salève et à une quinzaine de kilomètres de Genève : la commune appartient à la couronne résidentielle du bassin genevois, où la demande des frontaliers et des familles pèse sur les prix. Le parc mêle maisons individuelles réparties entre le chef-lieu et les hameaux issus des anciennes communes de Jussy et du Châble, et des programmes plus récents. L'exposition, la vue sur le Salève ou sur les Alpes, la surface du terrain, l'état du bien et la proximité des axes vers Saint-Julien-en-Genevois et la frontière font varier fortement la valeur d'un logement.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Beaumont reste tendu pour une commune rurale, porté par son appartenance au bassin genevois. La demande de familles et de travailleurs frontaliers, attirés par la proximité de Genève et de la frontière, dépasse largement l'offre locale. Le nombre de transactions reste modeste à l'échelle de la commune, mais la rotation des biens et la rareté du foncier constructible maintiennent un niveau de prix supérieur à celui de nombreuses communes rurales de Haute-Savoie.
Plusieurs facteurs soutiennent ces valeurs. La position dans le Genevois, le cadre rural préservé au pied du Salève, la desserte vers Saint-Julien-en-Genevois et Genève, et la présence d'un salariat frontalier au pouvoir d'achat élevé entretiennent une pression continue sur les maisons et les terrains. À l'inverse, la dépendance à la voiture, l'éloignement relatif des grands pôles d'emploi français et la sensibilité du marché frontalier à la conjoncture suisse bornent la progression et expliquent des écarts marqués selon les secteurs et les types de biens.
Beaumont se situe légèrement au-dessus de Saint-Julien-en-Genevois, sa voisine et sous-préfecture du Genevois, à quelques kilomètres. La commune reste nettement au-dessus d'Annemasse, pôle de l'agglomération frontalière, et en dessous d'Annecy, la préfecture, à une trentaine de kilomètres.
Le village remonte vraisemblablement au XIe siècle et la première mention écrite de Beaumont date de 1232, dans un acte évoquant un château. Au XIIIe siècle, le comte de Genève confie la seigneurie à la famille de Menthon, qui conserve le domaine jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. La commune occupe une position de coteau dans le Genevois savoyard, au pied du Salève, dont le point culminant se trouve sur son territoire.
En 1440, le duc Amédée VIII érige le comté de Genevois en apanage : le village et ses hameaux sont rattachés au bailliage de Ternier, tandis que Jussy et Le Châble restent au comté de Genevois. Le château est pillé et incendié en 1590 pendant les conflits qui opposent la Savoie à Genève et à Berne. L'église Saint-Étienne, d'origine ancienne, est reconstruite dans les années 1840 en conservant son clocher du XVIIIe siècle. En 1792, la commune se prononce pour le rattachement à la France au sein des Allobroges, avant le retour de la Savoie à la France en 1860.
La commune actuelle réunit trois anciennes communes, Beaumont, Jussy et Le Châble, ce qui explique un habitat dispersé entre le chef-lieu et plusieurs hameaux. Longtemps rurale et agricole, Beaumont a connu une forte croissance depuis les années 1960 sous l'effet de la proximité de Genève et de Saint-Julien-en-Genevois, passant de quelques centaines d'habitants à plus de trois mille. Elle garde aujourd'hui une identité rurale et résidentielle, marquée par ses fontaines, son église et le paysage du Salève.
Beaumont compte 3 097 habitants selon le recensement INSEE. Commune rurale et résidentielle du Genevois, elle vit largement au rythme du bassin genevois : sa population a fortement augmenté depuis les années 1960 avec l'arrivée de familles et de travailleurs frontaliers attirés par la proximité de Genève, à une quinzaine de kilomètres, et de Saint-Julien-en-Genevois. Le parc est dominé par la maison individuelle, répartie entre le chef-lieu et les hameaux hérités des anciennes communes de Jussy et du Châble, complétée par des opérations plus récentes. Les acquéreurs sont surtout des ménages installés à l'année, actifs travaillant en Suisse ou dans l'agglomération d'Annemasse, et familles à la recherche d'un cadre rural proche de la frontière.
Le prix moyen des appartements à Beaumont est de 4 892 €/m², d'après les transactions DVF réellement actées chez les notaires. Cette moyenne recouvre des écarts importants selon le secteur, le type de bien, l'exposition, la vue sur le Salève ou les Alpes, l'état du logement et sa performance énergétique. Un bien récent proche des axes vers Genève et un logement plus ancien dans un hameau ne se négocient pas au même niveau.
Beaumont appartient au Genevois, la couronne résidentielle du bassin de Genève. La proximité de la frontière suisse, à une quinzaine de kilomètres, et la présence de nombreux travailleurs frontaliers soutiennent une demande forte pour une commune de cette taille. Le foncier reste limité par le caractère rural et le relief du pied du Salève, ce qui entretient la pression sur les prix des maisons et des terrains.
Beaumont se situe dans le Genevois, à environ quinze minutes de Saint-Julien-en-Genevois et une vingtaine de minutes de Genève par la route. La commune est reliée aux axes qui desservent la frontière suisse et l'agglomération d'Annemasse. Annecy, la préfecture, est à une trentaine de kilomètres. La desserte s'appuie surtout sur la voiture, complétée par les lignes de transport du Genevois vers Saint-Julien et la frontière.
Le marché est surtout composé de maisons individuelles, réparties entre le chef-lieu et les hameaux de Jussy et du Châble. Les appartements, plus récents, se concentrent dans les opérations proches du chef-lieu et des axes vers la frontière ; le prix de référence de 4 892 €/m² porte sur ce segment. Le choix dépend du budget, de la surface de terrain recherchée et de la proximité voulue avec les axes vers Genève.
La commune réunit trois anciens villages, Beaumont, Jussy et Le Châble, et son habitat est dispersé entre le chef-lieu et plusieurs hameaux. Le secteur bas, autour de la mairie et des équipements, concentre les logements plus récents et les commodités, tandis que le secteur haut et les hameaux offrent un cadre plus rural avec vue sur le Salève. La distance aux axes vers Genève et Saint-Julien reste un facteur de valeur d'un secteur à l'autre.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).