Le prix au m² moyen à Bernex s'établit à 3 752 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 21 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Bernex, au pied de la Dent d'Oche.
À Bernex, le prix moyen s'établit à 3 752 €/m² pour les appartements. Cette moyenne reflète un parc dominé par le logement de loisir lié à la station de la Dent d'Oche et au plateau de La Beunaz, où les résidences secondaires côtoient les chalets et l'habitat permanent du chef-lieu. Les écarts sont réels selon l'altitude, l'exposition et la proximité des remontées. Ce chiffre provient des données DVF, qui recensent les transactions réellement enregistrées chez les notaires, et non d'estimations d'annonces. Il donne un repère de marché, pas la valeur exacte de votre bien.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Bernex est porté par sa double identité de village agricole et de station de moyenne montagne. La proximité de la métropole genevoise, à un peu plus d'une heure, alimente une demande frontalière solide, tandis que le bassin d'Évian et du Léman apporte une clientèle de villégiature. La rareté du foncier constructible sur des pentes soumises aux contraintes de la montagne limite l'offre neuve, ce qui entretient la pression sur les prix. Les biens dotés d'une vue dégagée sur le lac ou la Dent d'Oche restent les plus recherchés.
La dépendance au tourisme constitue à la fois une force et un facteur de sensibilité. Une saison d'enneigement irrégulière ou un ralentissement de la fréquentation peuvent peser sur le segment des résidences de loisir, plus volatil que le marché résidentiel permanent. À l'inverse, l'attrait durable du Chablais, la qualité des activités quatre saisons et la relative accessibilité des prix par rapport aux grandes stations voisines soutiennent la commune. Pour un vendeur, la valorisation dépend beaucoup de l'emplacement précis et de l'état du bien, deux critères que la moyenne communale ne restitue pas.
Bernex se situe dans le milieu de gamme du Chablais lémanique : au-dessus des villes du bord du lac les plus accessibles, mais nettement en deçà des grandes stations de l'intérieur. La comparaison avec ses voisines éclaire ce positionnement.
Bernex appartient au Chablais, dans le pays de Gavot, sur les hauteurs qui dominent le lac Léman à une dizaine de kilomètres au sud-est d'Évian-les-Bains. La paroisse est ancienne : elle apparaît dans les textes entre 1078 et 1120 sous la forme latine ecclesia S. Ursi de Brenatis, placée sous le patronage de saint Ours d'Aoste. Le village s'est constitué au pied de la Dent d'Oche, sommet qui culmine à 2 222 mètres sur le territoire communal. Ses habitants, les Bernolands, ont longtemps vécu d'une agriculture de montagne et d'un habitat dispersé en hameaux, une forme qui marque encore la commune aujourd'hui.
L'église Saint-Ours, reconstruite en 1848 dans le style néo-classique sarde alors répandu en Savoie, a remplacé un édifice bien plus ancien remontant à la période médiévale. Ce chantier s'inscrit dans la vague de reconstructions religieuses menées sous le royaume de Piémont-Sardaigne, avant le rattachement de la Savoie à la France en 1860. Autour du chef-lieu, l'habitat est resté longtemps agricole, fait de fermes et de granges dispersées sur les pentes. Cette organisation éclatée, héritée de l'économie pastorale de montagne, explique que Bernex ne présente pas un centre-bourg dense mais une succession de noyaux bâtis reliés par la route qui monte vers les alpages.
Le tournant du XXe siècle est celui du tourisme. Bernex développe une station de sports d'hiver et d'été appuyée sur le domaine de la Dent d'Oche et le secteur de La Beunaz, avec une soixantaine de kilomètres d'itinéraires ouverts au ski comme à la randonnée et au vélo tout-terrain. Cette activité, aujourd'hui premier moteur économique aux côtés de l'agriculture et de l'artisanat, a entraîné la construction de chalets et de résidences de loisir. Elle a façonné un parc immobilier où le logement de villégiature pèse lourd, sans effacer la vocation résidentielle du chef-lieu ni les exploitations agricoles encore présentes sur les hauteurs.
Bernex compte 1 472 habitants selon l'INSEE, une population en hausse depuis le début des années 2010. Le marché local se distingue par le poids du logement de loisir : près de six logements sur dix y sont des résidences secondaires ou occasionnelles, une part très supérieure à la moyenne nationale et caractéristique des communes de station. Les résidences principales, environ six cents, sont majoritairement occupées par leurs propriétaires. Les acheteurs se répartissent entre familles savoyardes cherchant à s'installer à l'année et acquéreurs venus de Genève, de la région lyonnaise ou plus loin, en quête d'un pied-à-terre à la montagne. Cette double demande soutient les prix malgré la taille modeste de la commune.
Le prix moyen constaté à Bernex est de 3 752 €/m² pour un appartement, d'après les données DVF issues des ventes enregistrées chez les notaires. Cette moyenne masque des écarts importants selon l'altitude, la vue sur le lac ou les montagnes, l'état du bien et sa proximité avec la station. Un chalet rénové proche des pistes et un appartement ancien du chef-lieu ne se situent pas au même niveau.
Bernex se trouve à une dizaine de kilomètres au sud-est d'Évian-les-Bains, à laquelle elle est reliée par la route départementale qui remonte le pays de Gavot. Genève et son aéroport sont accessibles en un peu plus d'une heure de voiture, ce qui explique la présence d'acquéreurs frontaliers. Il n'y a pas de gare dans la commune : la desserte ferroviaire la plus proche est celle d'Évian, sur la ligne du bord du lac.
Oui. Près de 59 % des logements de Bernex sont des résidences secondaires ou occasionnelles, selon l'INSEE, une proportion typique des communes de station. Cette demande de villégiature, venue de la métropole genevoise et d'ailleurs, coexiste avec un marché résidentiel plus restreint pour les habitants permanents. Elle soutient les prix mais rend l'offre à l'année plus tendue, en particulier pour les jeunes ménages locaux.
Le parc de Bernex mêle chalets, fermes rénovées et petits collectifs de station. Les maisons individuelles et les chalets dominent le paysage bâti et s'échangent en général au-dessus des appartements, du fait de leur rareté et du terrain. Les appartements, plus nombreux près des équipements de loisir, offrent un ticket d'entrée plus accessible et conviennent au pied-à-terre. Le choix dépend surtout de l'usage visé, résidence à l'année ou séjour saisonnier.
Comme dans beaucoup de communes touristiques, un acquéreur de résidence secondaire doit anticiper la taxe foncière et la taxe d'habitation sur les résidences secondaires, toujours due pour ce type de bien. Bernex applique par ailleurs une taxe de séjour pour les hébergements loués aux visiteurs. Ces montants varient selon la valeur locative du logement et les taux votés localement : il est prudent de les vérifier auprès de la mairie avant d'acheter.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).