Le prix au m² moyen à Bonneville s'établit à 3 241 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 146 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Bonneville, à la confluence de l'Arve et de la Borne en Haute-Savoie.
Le prix moyen constaté à Bonneville s'établit à 3 241 €/m². Cette moyenne recouvre un parc de résidence principale plutôt qu'un parc de villégiature : selon l'INSEE, près de 90 % des logements sont occupés à l'année et les résidences secondaires ne pèsent que 3,9 %, un profil qui distingue nettement Bonneville des stations voisines. Les appartements dominent, avec 60,5 % du parc contre 38,5 % de maisons, et 72 % des logements ont été bâtis après 1970. Le prix moyen relevé sur les maisons et villas ressort à 3 873 €/m². La situation dans la vallée, l'année de construction et la performance énergétique expliquent l'essentiel des écarts. Les chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Bonneville tient à sa fonction de ville de vallée plus qu'à une vocation touristique. À mi-chemin entre Genève et Chamonix, la commune capte une demande de résidence principale portée par l'emploi frontalier et par un tissu industriel local, ce qui soutient les prix alors que la population progresse, à 13 335 habitants en 2023 après une hausse de près de 6 % depuis 2017. Avec seulement 3,9 % de résidences secondaires selon l'INSEE, l'essentiel des transactions porte sur des logements destinés à être occupés à l'année, un profil plus stable que celui des stations voisines dépendantes de la saison de ski.
L'offre reste dominée par l'appartement, dans un parc bâti pour l'essentiel après 1970 dont la performance énergétique pèse désormais dans les négociations. La proximité de Genève et la desserte autoroutière entretiennent une pression sur les logements les mieux situés, tandis que la loi Montagne et les contraintes de la vallée limitent l'étalement. Le différentiel de prix avec les stations de la Côte du Faucigny et de l'Aravis reste marqué : Bonneville se positionne comme une porte d'entrée plus abordable pour qui travaille dans la vallée ou vers la frontière suisse.
Ville de vallée à vocation résidentielle, Bonneville se situe légèrement en dessous de ses voisines de fond de vallée comme Sallanches et Annemasse, et très loin des stations de montagne comme Le Grand-Bornand. L'écart tient à l'absence de marché de villégiature et au poids de la résidence principale.
Bonneville naît au XIIIe siècle sous l'impulsion de Pierre II de Savoie, à la confluence de l'Arve et de la Borne, un site stratégique commandant l'entrée de la vallée. La localité reçoit son nom en 1283 de Béatrice de Faucigny, qui lui accorde une charte de franchises en 1289. Dominée par le château des sires de Faucigny, elle s'impose comme chef-lieu de cette ancienne province savoyarde, à mi-chemin entre le lac Léman et le massif du Mont-Blanc.
Le château médiéval perd sa fonction militaire et devient une maison de détention, usage qui se prolonge jusqu'en 1934. Bonneville conserve pour sa part un rôle administratif : elle est aujourd'hui l'une des trois sous-préfectures de la Haute-Savoie et le chef-lieu de son arrondissement. Sur les bords de l'Arve se dresse la colonne Charles-Félix, élevée en bois en 1824 puis reconstruite en pierre en 1826 pour remercier le roi Charles-Félix d'avoir financé les travaux d'endiguement de la rivière. Haute d'une vingtaine de mètres et couronnée d'une statue en marbre de Carrare, elle reste un monument unique en son genre en Savoie.
L'histoire récente est celle d'une ville de vallée tournée vers l'industrie. Bonneville marque l'entrée de la vallée de l'Arve, bassin réputé pour le décolletage et la métallurgie de précision, et accueille des sites industriels employeurs. Sa population, de 13 335 habitants en 2023, a progressé de près de 6 % depuis 2017, portée par sa position entre Genève et les Alpes et par la desserte autoroutière de la vallée.
Selon l'INSEE, Bonneville compte 13 335 habitants pour 5 541 logements, dont environ 90 % de résidences principales. Les résidences secondaires n'en représentent que 3,9 % et les logements vacants 6,3 %, loin des équilibres des stations de montagne du secteur. Le parc penche vers le collectif, avec 60,5 % d'appartements pour 38,5 % de maisons. Parmi les ménages, 46,2 % sont propriétaires, ce qui laisse une part importante de locataires : Bonneville est d'abord une ville de résidents à l'année, actifs de l'industrie, des services publics et du secteur transfrontalier. Les acheteurs y cherchent surtout un logement principal, l'appartement pour les primo-accédants et les frontaliers, la maison pour les familles installées, plutôt qu'un bien de villégiature.
Le prix moyen constaté est de 3 241 €/m², calculé à partir des transactions enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. Il s'agit d'une moyenne communale, qui mélange le petit appartement de centre-ville et la maison de coteau. Le prix moyen relevé sur les maisons et villas atteint 3 873 €/m². La localisation dans la commune, l'année de construction, l'état et la performance énergétique expliquent l'essentiel des écarts. Une estimation sérieuse s'appuie sur des ventes comparables, pas sur la seule moyenne.
Cette page concerne Bonneville en Haute-Savoie (code INSEE 74042), sous-préfecture située dans la vallée de l'Arve, entre Genève et Chamonix. Une autre commune porte le même nom dans la Somme, dans les Hauts-de-France : elle n'a aucun rapport avec le marché immobilier décrit ici. Les prix, tendances et références de vente présentés sur cette page portent uniquement sur la Bonneville savoyarde.
L'offre est majoritairement collective. Selon l'INSEE, les appartements représentent 60,5 % des logements contre 38,5 % de maisons, et près des trois quarts du parc datent d'après 1970. Les appartements se concentrent dans le centre et les quartiers résidentiels de la vallée, tandis que les maisons se répartissent sur les coteaux et les hameaux, avec des surfaces et des terrains variables. L'écart de prix au mètre carré entre collectif et individuel rend l'estimation d'une maison plus dépendante de son état et de son terrain que de la moyenne communale.
Bonneville occupe une position de carrefour dans la vallée de l'Arve, à mi-chemin entre l'agglomération genevoise et le massif du Mont-Blanc. L'autoroute A40, dite autoroute Blanche, dessert directement la commune et place Genève et Annemasse à une trentaine de minutes, ce qui alimente une demande de logement liée au travail frontalier. Cette accessibilité, couplée à un tissu industriel local, soutient un marché de résidence principale actif toute l'année, indépendamment de la saison touristique.
La commune relève de la loi Montagne, qui encadre l'urbanisation et l'aspect des constructions, son altitude allant de 428 à près de 1 900 mètres. Située à la confluence de l'Arve et de la Borne, elle est aussi exposée au risque d'inondation, encadré par un plan de prévention des risques : la colonne Charles-Félix rappelle d'ailleurs les anciens travaux d'endiguement de la rivière. Avant un achat, il est utile de consulter le zonage des risques applicable à l'adresse et d'anticiper la fiscalité liée à la nature du bien.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).