Le prix au m² moyen à Gilly-sur-Isère s'établit à 2 941 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 13 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Gilly-sur-Isère, au débouché de la Combe de Savoie près d'Albertville.
À Gilly-sur-Isère, le prix de référence s'établit à 2 941 €/m² pour un appartement. Ce niveau place la commune nettement au-dessus d'Albertville, sa voisine immédiate, et très en dessous des stations de Tarentaise et du Beaufortain situées à moins de trente kilomètres. Le parc est majoritairement pavillonnaire et occupé à l'année, sans le poids de la résidence secondaire qui caractérise l'altitude. Ces valeurs proviennent des données DVF, les transactions réellement enregistrées chez les notaires. Le volume annuel reste faible, ce qui rend la moyenne sensible aux caractéristiques de chaque bien.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Gilly-sur-Isère est celui d'une commune périurbaine de montagne, dont la demande vient des ménages actifs du bassin d'Albertville. La population a progressé de 4,5 pour cent depuis 2017, un rythme modéré mais continu, qui traduit une attractivité résidentielle réelle sans emballement. Le très fort taux de propriétaires, 80,2 pour cent selon l'INSEE, limite la rotation du parc et donc le volume de biens disponibles : avec une quinzaine de ventes d'appartements par an, chaque transaction pèse lourd dans la moyenne annuelle.
La trajectoire à venir dépendra de deux facteurs. Le premier est la santé économique de la vallée, entre industrie, services et tourisme d'hiver, dont l'évolution conditionne l'emploi local. Le second est la contrainte foncière : le fond de vallée est étroit, partagé entre l'Isère, les infrastructures routières, les zones d'activité et les espaces agricoles, ce qui laisse peu de place à l'extension pavillonnaire. Cette rareté soutient les valeurs des biens existants, en particulier ceux bien exposés et éloignés des axes de circulation.
La commune occupe une position intermédiaire : ses prix dépassent nettement ceux d'Albertville, sa voisine immédiate, mais restent très en dessous de ceux de Notre-Dame-de-Bellecombe et d'Aime-la-Plagne, portés par le marché des stations.
Le territoire de Gilly-sur-Isère est occupé depuis l'Antiquité. Les découvertes réalisées à partir du XIXe siècle ont mis au jour des villas romaines et des sanctuaires dédiés à Mercure, dont le mobilier est aujourd'hui présenté au musée d'Albertville. Cette présence s'explique par la position de la commune sur l'axe commercial qui reliait Milan à Vienne à travers les Alpes, au débouché de la Combe de Savoie. Le fond de vallée, plat et fertile, contraste avec les versants qui l'encadrent : c'est cette configuration qui a fixé l'habitat et les cultures pendant des siècles.
Le patrimoine bâti conserve la trace des périodes suivantes, avec une église d'origine gothique et un château daté de 1630. La commune vit longtemps de l'agriculture de vallée et de l'artisanat, dans l'ombre d'Albertville, née en 1836 de la réunion de L'Hôpital et de Conflans. Le XXe siècle apporte l'industrie : deux zones se développent sur le territoire communal, celle de Terre-Neuve et celle du Grand Pré, aujourd'hui à dominante commerciale. Un incinérateur a fonctionné à Terre-Neuve de 1984 à 2001, avant sa fermeture définitive.
Les Jeux olympiques d'hiver de 1992, organisés à Albertville, laissent à Gilly-sur-Isère un équipement durable : le pont à haubans construit en 1990, qui franchit l'Isère et fluidifie les échanges dans la vallée. La commune compte 3 149 habitants en 2023, en hausse de 4,5 pour cent depuis 2017, contre environ 750 au début du XIXe siècle. Elle fonctionne comme une commune résidentielle et d'activité de l'agglomération d'Albertville, avec un accès direct à la route qui remonte vers la Tarentaise et vers le val d'Arly.
Selon l'INSEE, Gilly-sur-Isère compte 3 149 habitants et 91,8 pour cent de son parc est occupé en résidence principale : le marché est celui d'habitants permanents, ce qui distingue nettement la commune des stations voisines. Les maisons représentent 73,7 pour cent des logements, les appartements 24,9 pour cent, et le taux de propriétaires atteint 80,2 pour cent des résidences principales, un niveau élevé. Les acquéreurs sont des ménages actifs de l'agglomération d'Albertville et de la vallée, employés dans les services, l'industrie et le tourisme, qui cherchent une maison avec terrain sans payer les prix de l'altitude.
Le prix de référence s'établit à 2 941 €/m² pour un appartement. Ce chiffre provient des données DVF, les ventes réellement signées chez les notaires. Il s'agit d'une moyenne : un logement récent bien exposé dans le fond de vallée et un appartement ancien du bourg à rénover se situent de part et d'autre de cette base, selon la surface, l'étage et la performance énergétique.
Albertville est une ville de plus de dix-huit mille habitants, avec un parc collectif important et des quartiers d'après-guerre qui pèsent sur sa moyenne. Gilly-sur-Isère, plus petite et à dominante pavillonnaire, propose un habitat individuel récent en fond de vallée avec un taux de propriétaires de 80,2 pour cent selon l'INSEE. Ces deux structures de parc expliquent l'essentiel de l'écart observé.
Non, ou très peu. Avec 91,8 pour cent de résidences principales, Gilly-sur-Isère est une commune de vallée habitée à l'année, non une station. Les prix de Notre-Dame-de-Bellecombe, de Cohennoz ou de la Tarentaise, portés par la résidence secondaire, relèvent d'un autre marché. La proximité des domaines skiables joue en revanche sur l'emploi local et sur l'attrait résidentiel de la vallée.
La commune est desservie par la route nationale qui remonte vers la Tarentaise et par les liaisons vers le val d'Arly, avec Albertville à cinq kilomètres. Le pont à haubans construit en 1990 pour les Jeux olympiques d'hiver de 1992 facilite le franchissement de l'Isère. La gare d'Albertville assure les liaisons ferroviaires vers Chambéry et vers les stations en saison.
Le fond de vallée expose certains secteurs au risque d'inondation de l'Isère, encadré par les documents d'urbanisme et les plans de prévention. La proximité des zones d'activité de Terre-Neuve et du Grand Pré est à prendre en compte pour un projet résidentiel, en termes de nuisances comme de circulation. Le plan local d'urbanisme, consultable en mairie, précise les règles applicables parcelle par parcelle.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).