Le prix au m² moyen à Le Croisic s'établit à 4 039 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 73 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance du Croisic, à la pointe de la presqu'île guérandaise, en Loire-Atlantique.
Le prix moyen au m² au Croisic s'établit à 4 039 €/m², d'après les transactions DVF réellement enregistrées chez les notaires. Cette moyenne recouvre un parc contrasté : maisons de pêcheurs et demeures anciennes de la vieille ville, villas balnéaires de la fin du XIXe siècle nées avec le chemin de fer, appartements et petites résidences plus récents. La proximité du front de mer, la vue sur l'océan ou sur le Grand Traict, l'exposition et l'état du bien font varier fortement la valeur. Le territoire communal est resserré, un peu plus de quatre cents hectares à la pointe de la presqu'île, entre l'Atlantique et les marais salants, ce qui limite le foncier disponible.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché du Croisic reste actif pour une commune de cette taille, avec de l'ordre de quatre-vingts ventes enregistrées sur la dernière année dans les données DVF, soit plus de soixante-dix transactions par an en moyenne. Cette rotation tient à la part considérable de résidences secondaires, qui changent de mains plus souvent que les logements occupés à l'année. L'offre nouvelle reste marginale : le territoire communal est petit et presque entièrement bâti, coincé entre l'Atlantique et les marais salants, et les opérations se limitent le plus souvent à des reventes dans le tissu existant.
Plusieurs facteurs entretiennent ce niveau de prix. L'identité maritime de la commune, avec un port de pêche toujours en activité, une criée et une vieille ville préservée, alimente une demande de villégiature venue de Nantes et de la région parisienne. La desserte ferroviaire directe et la proximité de La Baule renforcent cet attrait. À l'inverse, la dépendance au marché de la résidence secondaire rend les volumes sensibles à la conjoncture et au coût du crédit, comme sur l'ensemble du littoral atlantique.
Le Croisic se situe nettement en dessous des stations voisines de La Baule et de Pornichet, mais au-dessus de Saint-Nazaire, ville-centre de l'agglomération. Son niveau de prix reflète un marché balnéaire recherché, sans atteindre les sommets de la baie.
Le Croisic occupe une ancienne île granitique, rattachée au continent par un mince cordon de sable qui la relie à Batz-sur-Mer, à la pointe de la presqu'île guérandaise. Son nom vient du breton kroazig, la petite croix. Au XIVe siècle, un château fort et des remparts y sont édifiés, et la commune s'affirme peu à peu face à Guérande, dont le port s'ensable au début du XVIe siècle. La bourgeoisie marchande de la ville fait alors bâtir l'église Notre-Dame-de-Pitié, élevée entre 1494 et 1528.
Le port vit longtemps du sel des marais salants voisins, transporté par barges à travers le Traict, puis de la pêche, notamment de la grande pêche à la morue. Pour protéger le bassin des tempêtes d'ouest, la jetée du Tréhic est construite entre 1839 et 1844. La halle à marée, la criée, est bâtie en 1878, au moment où se développent la pêche et la conserverie de sardine.
L'ouverture de la ligne de chemin de fer de Saint-Nazaire au Croisic, le 11 mai 1879, transforme la commune en station balnéaire. Villas et maisons de villégiature sortent de terre pour accueillir les estivants venus profiter de la côte. Cette double identité, port de pêche en activité et lieu de villégiature, structure encore la ville et son marché immobilier aujourd'hui.
Le Croisic compte 4 056 habitants en 2023 selon l'INSEE. La commune recense environ 5 474 logements, dont près de 39 % de résidences principales et 58 % de résidences secondaires ou occasionnelles : la population réellement présente varie fortement entre la basse saison et l'été. Toujours selon l'INSEE, les maisons représentent environ 58 % du parc et les appartements 41 %, et 72 % des résidences principales sont occupées par leurs propriétaires. La population est parmi les plus âgées du littoral, ce qui se retrouve dans la demande. Les acquéreurs se répartissent entre ménages installés à l'année, retraités et acheteurs de résidence secondaire, souvent nantais ou parisiens.
Le prix moyen au m² au Croisic est de 4 039 €/m², d'après les transactions DVF réellement actées chez les notaires. Cette moyenne recouvre des écarts importants selon la proximité du front de mer, la vue sur l'océan ou sur le Traict, l'exposition, l'état du bien et son ancienneté. Une maison ancienne de la vieille ville et un logement plus récent en retrait ne se négocient pas au même niveau.
Oui, très largement. Selon l'INSEE, près de 58 % des logements de la commune sont des résidences secondaires ou occasionnelles, contre environ 39 % de résidences principales. Cette structure pèse sur le marché : une part importante des ventes concerne des biens de villégiature, et la demande estivale soutient les prix, notamment près de la côte et du port.
Le Croisic est le terminus de la ligne ferroviaire ouverte en 1879, reliée à Nantes via Saint-Nazaire et La Baule par des TER directs. En voiture, on rejoint la commune par la route de la presqu'île depuis Guérande et La Baule. Cette desserte, héritée de l'essor balnéaire du XIXe siècle, reste un atout pour les résidents comme pour les propriétaires de résidence secondaire.
La rareté du foncier joue un rôle central : la commune tient sur un peu plus de quatre cents hectares, à la pointe de la presqu'île, entre l'océan et les marais salants, et son tissu ancien est peu extensible. S'y ajoutent l'attrait du port de pêche encore en activité, de la vieille ville et de la côte sauvage, ainsi qu'une forte demande de résidences secondaires.
Le marché est majoritairement individuel : selon l'INSEE, environ 58 % des logements de la commune sont des maisons, contre 41 % d'appartements. Les maisons anciennes de la vieille ville et les villas balnéaires sont recherchées mais rares à la vente. Les appartements, plus accessibles à l'achat, conviennent souvent aux projets de résidence secondaire ou de premier achat sur la presqu'île.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).