Le prix au m² moyen à Moulins s'établit à 1 334 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 147 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Moulins, préfecture de l'Allier et ancienne capitale des ducs de Bourbon.
Les appartements de Moulins se vendent en moyenne 1 334 €/m², selon les transactions notariées recensées dans la base DVF. Ce prix s'appuie sur 153 ventes d'appartements actées en 2025, pour un volume moyen d'environ 147 transactions par an. Le collectif associe les immeubles anciens du centre historique, souvent en brique, des résidences d'après-guerre et des ensembles plus récents en périphérie. La maison, avec 152 ventes dans l'échantillon, pèse autant que l'appartement et se négocie un peu plus cher au mètre carré, sans écart suffisant pour justifier un second repère.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché moulinois s'appuie sur la fonction de préfecture, qui assure un socle d'emplois publics stables, et sur l'hôpital, les services et les entreprises de l'agglomération. La ville occupe une position de carrefour entre la RN7 et la RCEA, ce qui la rend accessible depuis Paris, Lyon et Clermont-Ferrand. Le centre historique, protégé et mis en valeur, attire une clientèle sensible au patrimoine, parfois venue d'autres régions. Face à cette demande, l'offre reste abondante, ce qui contient les prix à un niveau bas pour une préfecture.
Avec environ 147 ventes d'appartements par an et un volume de maisons équivalent, les références sont suffisantes pour situer un bien. Dans le centre, l'état du logement et les contraintes de travaux en secteur protégé expliquent une grande part des écarts de prix. La performance énergétique pèse de plus en plus : un appartement ancien mal isolé se négocie en retrait, alors qu'un bien rénové trouve preneur plus rapidement. Pour vendre, un DPE récent et un chiffrage des travaux éventuels rassurent les acheteurs.
Moulins se situe en dessous de Vichy, la ville thermale, mais au-dessus de Nevers et nettement au-dessus de Montluçon, l'autre grande ville de l'Allier.
Moulins apparaît dans les textes en 990 sous le nom de villa Molinis. Les sires de Bourbon, qui en font leur résidence, lui accordent une charte de franchises en 1232, et le Bourbonnais devient un duché en 1327. La ville connaît son apogée à la fin du XVe siècle, sous Pierre II de Bourbon et Anne de Beaujeu, fille de Louis XI : la cour ducale y attire artistes et architectes. Le triptyque du Maître de Moulins, conservé à la cathédrale, date de cette période.
La trahison du connétable Charles III de Bourbon, en 1523, entraîne la confiscation du duché par la couronne et met fin au rôle de capitale. Moulins devient en 1587 le siège d'une généralité qui regroupe le Bourbonnais, le Nivernais et la Marche. Au XVIIIe siècle, le pont Régemortes, achevé en 1763 après les destructions successives causées par les crues de l'Allier, donne naissance sur la rive gauche au quartier régulier de la Madeleine. La caserne Villars, construite à la même époque, accueille depuis 2006 le Centre national du costume de scène.
De la ville ducale subsistent la tour de la Mal-Coiffée, ancien donjon du château, et le pavillon Anne-de-Beaujeu, devenu musée. Le jacquemart, beffroi animé du centre, et la cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation composent avec les maisons à pans de bois et les façades de brique un centre ancien protégé en site patrimonial remarquable. Préfecture de l'Allier, Moulins en est la troisième ville par la population, après Montluçon et Vichy. Elle anime l'agglomération de Moulins Communauté.
Moulins compte 19 206 habitants sur un territoire compact, un peu plus de huit kilomètres carrés, ce qui explique une densité élevée pour une ville de cette taille. Le centre historique concentre des appartements anciens aux volumes souvent généreux, tandis que les faubourgs et la rive gauche proposent davantage de maisons de ville. Les acheteurs sont surtout des actifs de la fonction publique et des services, liés au rôle de préfecture, à l'hôpital et aux administrations. On compte aussi des retraités qui cherchent un logement proche des commerces et des acquéreurs franciliens attirés par un patrimoine abordable à trois heures et demie de route de Paris. Les bailleurs visent les petites surfaces du centre, recherchées par les étudiants et les jeunes actifs.
Sur les ventes réellement signées, le repère est de 1 334 €/m² pour un appartement, soit autour de 93 000 euros pour 70 m² avant ajustements. Les écarts entre biens sont larges dans une ville où cohabitent hôtels particuliers divisés, immeubles d'après-guerre et résidences récentes. Un appartement de caractère rénové au cœur du centre historique dépasse souvent la moyenne, alors qu'un logement à rénover sans ascenseur ni stationnement se situe en dessous.
Le centre historique, sur la rive droite, s'organise autour de la cathédrale, du jacquemart et des rues commerçantes : c'est là que se concentrent les appartements anciens. De l'autre côté du pont Régemortes, la Madeleine forme un quartier au tracé régulier du XVIIIe siècle, avec des maisons de ville et le Centre national du costume de scène. Les faubourgs et les secteurs périphériques proposent un habitat plus récent, collectif ou pavillonnaire. Le choix entre ces secteurs dépend surtout du besoin de jardin et de la distance au centre.
La gare de Moulins-sur-Allier se trouve sur la ligne de Paris à Clermont-Ferrand, desservie par les Intercités et par des TER vers Nevers et Clermont-Ferrand. Par la route, la RN7 relie la ville à Paris et à Lyon, et la RCEA, par la N79, mène vers Montluçon et Mâcon. Clermont-Ferrand est à environ une heure et demie de route, Lyon à deux heures. Le réseau de bus Aléo dessert l'agglomération.
Les deux marchés ont un poids comparable à Moulins, avec un nombre de ventes de maisons proche de celui des appartements. Au mètre carré, la maison se vend un peu plus cher, un écart modéré qui s'explique par la présence d'un jardin ou d'un garage. En centre-ville, l'appartement ancien offre la proximité des services ; en périphérie ou sur la rive gauche, la maison de ville apporte de l'espace extérieur. Le choix se fait donc davantage sur le mode de vie que sur une différence de prix marquée.
Le centre ancien est classé en site patrimonial remarquable : travaux de façade, toitures et menuiseries y sont soumis à l'avis de l'architecte des Bâtiments de France, ce qui peut allonger les délais et renchérir les chantiers. Les secteurs bas proches de l'Allier sont exposés aux crues, et la Madeleine est protégée par des digues ; l'état des risques annexé au compromis précise la situation du bien. Dans l'ancien, le DPE mérite une attention particulière, les grands volumes et les simples vitrages pesant sur la consommation.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).