Taxe foncière à Paris en 2026 : taux maintenu à 20,5 %, retour sur la hausse historique de 2023, montants par profil, calcul et sources officielles.
Illustration : Taxe foncière à Paris en 2026 : taux, montants et calcul.
La taxe foncière reste, pour tout propriétaire parisien, l'un des postes de dépense les plus surveillés depuis 2023. Cette année-là, la Ville de Paris a fait passer son taux de 13,5 % à 20,5 %, une hausse historique d'environ 51,9 % qui a marqué la fin de plus de dix ans de stabilité. En 2026, le taux communal reste inchangé, mais la revalorisation nationale des bases cadastrales continue d'alourdir la note. Immover fait le point, chiffres et sources officielles à l'appui, sur ce que vous payez réellement et sur ce que cela change pour la valeur de votre bien.
En 2026, le taux de taxe foncière sur les propriétés bâties à Paris reste fixé à 20,5 %, sans nouvelle hausse votée. La progression du montant vient uniquement de la revalorisation nationale des bases cadastrales, limitée à 0,8 % cette année.
La taxe foncière sur les propriétés bâties est due chaque année par les propriétaires, qu'ils occupent leur logement ou le mettent en location. À Paris, le taux applicable cumule la part votée par la commune et celle de la métropole, soit un total de 20,5 % depuis 2023. Selon les dernières données disponibles, le Conseil de Paris n'a voté aucune nouvelle augmentation de ce taux pour 2026, conformément aux engagements pris par la municipalité d'Anne Hidalgo après la hausse de 2023.
L'évolution de votre avis d'imposition tient donc, pour 2026, à un seul facteur national : la revalorisation forfaitaire des valeurs locatives cadastrales, fixée à 0,8 % par la loi de finances. Cette revalorisation est calculée à partir de l'évolution de l'indice des prix à la consommation harmonisé entre novembre 2024 et novembre 2025. Elle s'applique uniformément à tous les biens, à Paris comme dans le reste de la France.
Le taux de taxe foncière est identique dans tous les arrondissements de Paris. Les écarts de montant d'un logement à l'autre ne viennent pas du taux mais de la valeur locative cadastrale, propre à chaque bien selon sa surface, son confort et sa localisation.
Fin 2022, le Conseil de Paris a voté pour le budget 2023 une hausse du taux de taxe foncière de 13,5 % à 20,5 %, soit une augmentation d'environ 51,9 %. C'était la première hausse depuis 2011, appliquée sur les avis reçus à l'automne 2023.
Pendant plus d'une décennie, Paris affichait l'un des taux de taxe foncière les plus bas de France, à 13,5 %, inchangé depuis 2011. En votant le budget 2023, la majorité municipale a relevé ce taux de sept points, à 20,5 %. Rapportée au taux de départ, cette progression représente une hausse d'environ 51,9 %, soit l'une des augmentations les plus fortes jamais décidées par une grande ville française sur un seul exercice.
L'effet ressenti par les propriétaires a été plus marqué encore que la seule hausse du taux. En 2023, les bases cadastrales avaient elles aussi bondi de 7,1 % au niveau national, en raison de l'inflation. La combinaison des deux mouvements a porté la hausse réelle de la taxe foncière parisienne autour de 60 % pour de nombreux contribuables sur ce seul exercice.
| Année | Taux Paris (bâti) | Revalorisation des bases | Commentaire |
|---|---|---|---|
| 2011 à 2022 | 13,5 % | Variable selon l'année | Taux stable, parmi les plus bas de France |
| 2023 | 20,5 % | +7,1 % | Hausse du taux d'environ 51,9 % |
| 2024 | 20,5 % | +3,9 % | Taux maintenu |
| 2025 | 20,5 % | +1,7 % | Taux maintenu |
| 2026 | 20,5 % | +0,8 % | Taux maintenu, revalorisation au plus bas depuis des années |
La municipalité avait justifié cette hausse par la nécessité de financer ses investissements sans alourdir l'endettement, tout en rappelant que le taux parisien restait, même à 20,5 %, très en dessous de la moyenne des grandes villes françaises.
Le montant dépend de la valeur locative cadastrale de votre logement, pas seulement de sa surface. À Paris, après la hausse de 2023, un appartement de 50 m² acquitte en moyenne autour de 650 à 700 euros, et un 75 m² autour de 850 à 900 euros, avec de larges écarts selon l'arrondissement et le standing.
Au moment de la hausse de 2023, les estimations rendues publiques donnaient une mesure concrète de l'impact. Pour un appartement de 50 m², la taxe foncière moyenne passait d'environ 438 à 665 euros. Pour un 75 m², elle évoluait d'environ 576 à 874 euros. Ces montants ont depuis légèrement progressé sous l'effet de la revalorisation des bases en 2024, 2025 et 2026.
À Paris, le taux étant identique partout, l'écart entre deux logements vient de leur valeur locative cadastrale. Un appartement de 70 m² dans le 11e arrondissement, doté d'une valeur cadastrale modeste, peut acquitter de l'ordre de 1 000 euros, quand un bien équivalent dans le 7e, mieux situé et mieux équipé, peut atteindre 1 500 à 1 800 euros.
| Profil de bien | Avant 2023 (ordre de grandeur) | Après la hausse | Variation |
|---|---|---|---|
| Appartement 50 m² | environ 438 € | environ 665 € | +52 % |
| Appartement 75 m² | environ 576 € | environ 874 € | +52 % |
| Appartement 70 m², 11e | - | environ 1 000 € | selon valeur cadastrale |
| Appartement 70 m², 7e | - | 1 500 à 1 800 € | selon valeur cadastrale |
Ces montants sont des ordres de grandeur. Le seul chiffre fiable pour votre logement figure sur votre avis de taxe foncière, ou sur celui que le vendeur peut vous transmettre lors d'une acquisition.
Chaque année, l'État revalorise les valeurs locatives cadastrales qui servent d'assiette à la taxe foncière. Cette revalorisation est de 0,8 % en 2026, en net ralentissement après 7,1 % en 2023, 3,9 % en 2024 et 1,7 % en 2025.
La valeur locative cadastrale est le loyer annuel théorique que produirait votre bien s'il était loué. Elle constitue l'assiette de la taxe foncière. Pour éviter qu'elle ne devienne obsolète, la loi de finances la revalorise chaque année par un coefficient national, indexé sur l'inflation mesurée par l'indice des prix à la consommation harmonisé entre novembre de l'année précédente et novembre de l'avant-dernière année.
La décélération est nette. Après le pic de 7,1 % en 2023, lié à l'inflation forte de l'époque, le coefficient est retombé à 3,9 % en 2024, puis 1,7 % en 2025, et 0,8 % en 2026. Selon la Banque des territoires, cette progression de 0,8 % est la plus faible depuis plusieurs années. À Paris, où le taux est gelé à 20,5 %, c'est désormais le seul moteur de hausse du montant dû.
La réforme de la révision des valeurs locatives des locaux d'habitation, qui doit corriger des assiettes parfois datées des années 1970, a été repoussée à 2028 au plus tôt. Tant qu'elle n'est pas entrée en vigueur, la mécanique annuelle reste la revalorisation forfaitaire.
La taxe foncière se calcule en appliquant le taux voté, soit 20,5 % à Paris, à la base d'imposition, qui correspond à la moitié de la valeur locative cadastrale revalorisée. Le résultat est l'impôt dû avant frais de gestion.
Le calcul suit trois étapes. On part de la valeur locative cadastrale du bien, revalorisée par le coefficient national de l'année. On lui applique un abattement forfaitaire de 50 %, censé représenter les frais de gestion, d'assurance et d'entretien du propriétaire : on obtient ainsi la base d'imposition, aussi appelée revenu cadastral. On applique enfin à cette base le taux global voté, soit 20,5 % à Paris.
| Étape | Élément | Exemple Paris 2026 |
|---|---|---|
| 1 | Valeur locative cadastrale revalorisée | 8 000 € |
| 2 | Abattement de 50 %, base d'imposition | 4 000 € |
| 3 | Application du taux de 20,5 % | 820 € |
À ce montant peuvent s'ajouter la taxe d'enlèvement des ordures ménagères et, le cas échéant, des taxes annexes. Certains propriétaires bénéficient d'exonérations ou de dégrèvements, notamment les logements neufs durant les deux premières années, ou les personnes âgées et à revenus modestes sous conditions. Le détail des règles figure sur le site de la Direction générale des finances publiques.
La taxe foncière entre dans le calcul de rentabilité de tout investissement locatif et dans le budget de tout propriétaire. À Paris, son poids reste modéré au regard de la valeur des biens, mais la hausse de 2023 a renforcé l'attention portée à ce poste lors d'une vente ou d'un achat.
Pour un investisseur, la taxe foncière est une charge annuelle qui réduit le rendement net. Avec un prix médian autour de 9 600 euros le mètre carré en 2026 selon les données du marché parisien, le montant de la taxe foncière reste faible rapporté à la valeur du bien, de l'ordre de quelques pour mille. Le sujet pèse davantage sur le rendement locatif, plus tendu à Paris que dans la plupart des métropoles.
Pour un vendeur, la taxe foncière n'entre pas directement dans le prix de vente, mais elle figure parmi les informations attendues par un acquéreur averti, au même titre que les charges de copropriété. Un avis récent et lisible rassure et fluidifie la négociation. C'est aussi un repère utile pour situer la valeur cadastrale d'un bien par rapport à son prix de marché.
Avant de vendre ou d'acheter à Paris, estimer la valeur de marché du bien reste l'étape déterminante. La taxe foncière éclaire le coût de détention, mais ne dit rien du prix auquel le logement se vendra réellement.
Malgré la hausse de 2023, le taux parisien de 20,5 % demeure l'un des plus bas des grandes villes françaises, loin derrière Marseille, Bordeaux ou Lyon. Le montant payé reste toutefois élevé en valeur absolue, du fait des valeurs locatives parisiennes.
Le paradoxe parisien tient à l'écart entre le taux et la base. Le taux de 20,5 % se compare favorablement à la moyenne des grandes villes, proche de 40 % selon les données 2024. Mais les valeurs locatives cadastrales y sont parmi les plus élevées de France, ce qui maintient le montant final à un niveau substantiel.
| Ville | Taux de taxe foncière (bâti) 2025 |
|---|---|
| Paris | 20,5 % |
| Lyon | 32,4 % |
| Marseille | 47,1 % |
| Bordeaux | 48,5 % |
| Toulouse | 48,6 % |
| Nantes | 52,8 % |
En 2025, comme à Paris, la plupart des grandes villes ont gelé leur taux, dans un contexte de prudence à l'approche des élections municipales de 2026. La hausse mécanique de 0,8 % des bases en 2026 s'applique partout, indépendamment de la décision locale sur le taux.
Le taux de taxe foncière sur les propriétés bâties reste fixé à 20,5 % à Paris en 2026. Le Conseil de Paris n'a voté aucune nouvelle hausse depuis 2023. La seule progression du montant vient de la revalorisation nationale des bases cadastrales, limitée à 0,8 % cette année.
Fin 2022, pour le budget 2023, le Conseil de Paris a relevé le taux de 13,5 % à 20,5 %, soit une hausse d'environ 51,9 %, la première depuis 2011. Combinée à une revalorisation des bases de 7,1 % cette année-là, la hausse réelle a avoisiné 60 % pour de nombreux propriétaires.
Après la hausse de 2023, un appartement de 50 m² acquitte de l'ordre de 650 à 700 euros et un 75 m² environ 850 à 900 euros, selon les estimations rendues publiques. Les écarts d'un bien à l'autre tiennent à la valeur locative cadastrale, qui dépend de la surface, du confort et de l'arrondissement.
On part de la valeur locative cadastrale revalorisée, on lui applique un abattement de 50 % pour obtenir la base d'imposition, puis on applique le taux de 20,5 %. Par exemple, une valeur locative de 8 000 euros donne une base de 4 000 euros et une taxe de 820 euros avant taxes annexes.
La taxe foncière est due par le propriétaire au 1er janvier de l'année d'imposition. Les avis sont mis à disposition à l'automne, avec une date limite de paiement généralement fixée à la mi-octobre, ou un peu plus tard en cas de paiement dématérialisé. Le détail figure sur l'avis transmis par la Direction générale des finances publiques.
Selon les dernières données disponibles, la municipalité n'a pas annoncé de nouvelle hausse du taux pour 2026, maintenu à 20,5 %. La revalorisation des bases continue toutefois de progresser chaque année, à 0,8 % en 2026, ce qui alourdit mécaniquement le montant même à taux constant.
Elle n'entre pas directement dans le prix de vente, mais un acquéreur averti la prend en compte au titre du coût de détention, avec les charges de copropriété. Rapportée à un prix médian autour de 9 600 euros le mètre carré en 2026, elle pèse peu sur la valeur, mais un avis récent et lisible facilite la négociation.
Non, à 20,5 % il reste l'un des plus bas des grandes villes françaises, loin derrière Lyon, Marseille, Bordeaux ou Nantes, et sous la moyenne des grandes villes proche de 40 %. Le montant final reste néanmoins substantiel à Paris en raison de valeurs locatives cadastrales parmi les plus élevées de France.
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