Le prix au m² moyen à Ambès s'établit à 1 981 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 20 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance d'Ambès, commune de la pointe du Bec d'Ambès, entre Garonne et Dordogne, au nord de Bordeaux Métropole.
Le prix moyen constaté à Ambès s'établit à 1 981 €/m². Cette moyenne recouvre un parc à dominante de maisons individuelles, réparties entre le bourg, les hameaux de la presqu'île et une cité ouvrière des années 1950 héritée de l'essor industriel local. Les appartements y sont peu nombreux et se concentrent dans quelques petites résidences. Les écarts autour de cette moyenne tiennent surtout au type de bien, à la surface, au terrain, à l'état et à la proximité des zones industrielles et portuaires du Bec d'Ambès. Le bâti reste marqué par la position estuarienne de la commune, exposée aux crues et protégée par des digues. Ces chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les ventes réellement signées chez les notaires, et donnent un repère communal à affiner bien par bien.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché d'Ambès repose sur sa position de commune de la grande périphérie nord de Bordeaux, à la pointe d'une presqu'île entre Garonne et Dordogne. Les prix, plus accessibles que dans le cœur de l'agglomération, soutiennent une demande de familles et de primo-accédants qui cherchent une maison avec terrain sans quitter Bordeaux Métropole. Le caractère estuarien et industriel du Bec d'Ambès distingue la commune des autres territoires de la rive droite, avec un cadre de berges et de palus apprécié de certains acheteurs. La demande porte donc surtout sur les maisons, qui constituent l'essentiel du parc disponible.
L'offre reste contrainte par la présence des zones industrielles et portuaires, par le risque d'inondation lié à la position entre deux fleuves, et par un foncier constructible limité. Sur le marché de l'ancien, la performance énergétique des maisons est devenue un critère de négociation, en particulier pour les pavillons des décennies passées et les logements de la cité ouvrière. Les acheteurs arbitrent entre le prix, la distance aux installations industrielles et la surface du terrain selon leur projet. La faible part d'appartements oriente la plupart des transactions vers l'habitat individuel.
À la pointe du Bec d'Ambès, entre Garonne et Dordogne, Ambès affiche un niveau de prix supérieur à celui de Blaye, sur l'autre rive de l'estuaire, mais inférieur à celui de Saint-André-de-Cubzac et de Lormont, plus proches du cœur de l'agglomération bordelaise.
Ambès occupe la pointe d'une presqu'île formée par la confluence de la Garonne et de la Dordogne, le Bec d'Ambès, sur le 45e parallèle nord. Le nom pourrait remonter à l'occupation romaine, où l'on rapproche la racine ambo, deux, et une désignation de l'estuaire, en référence aux deux cours d'eau qui enserrent le territoire. Longtemps commune de palus, ces terres basses gagnées sur les marais et protégées par des digues, Ambès a vécu de l'agriculture et de la vigne avant que l'industrie ne transforme son visage.
En 1793, les deux paroisses de Notre-Dame d'Ambès et de Saint-Jacques-du-Bec sont réunies pour former la commune. La période révolutionnaire donne son nom au territoire dans l'administration locale, puisque le département de la Gironde est rebaptisé Bec-d'Ambès entre 1793 et 1795 par les conventionnels. La commune conserve de son passé le château de Sainte-Barbe, demeure du XVIIIe siècle inscrite au titre des monuments historiques, et l'église Notre-Dame.
À partir de 1930, la création d'un port pétrolier annexe de Bordeaux fait basculer Ambès dans l'ère industrielle. La presqu'île accueille des raffineries, un dépôt de carburants, une ancienne centrale thermique et une unité de fabrication de noir de carbone, qui font du Bec d'Ambès un pôle énergétique et portuaire de l'agglomération. Cette activité a façonné le paysage bâti, avec notamment une cité ouvrière de maisons mitoyennes des années 1950. Intégrée à Bordeaux Métropole et à l'arrondissement de Bordeaux, la commune comptait 3 313 habitants au dernier recensement.
Ambès compte environ 3 313 habitants. La commune présente un profil résidentiel très majoritairement pavillonnaire, où les maisons individuelles dominent nettement le parc et où les appartements restent minoritaires, cantonnés à quelques petites résidences. Le logement est en grande partie occupé par ses propriétaires, avec une part importante de familles installées de longue date, souvent liées à l'histoire ouvrière et portuaire de la presqu'île. Les résidences principales forment l'essentiel du parc, les résidences secondaires étant peu représentées sur ce territoire estuarien. Les acheteurs sont surtout des ménages et des primo-accédants attirés par des prix plus accessibles que dans le cœur de l'agglomération bordelaise, prêts à composer avec la proximité des zones industrielles en échange d'une maison avec terrain.
Le prix moyen constaté à Ambès s'établit à 1 981 €/m², d'après les ventes enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. Ce chiffre agrège des biens variés, très majoritairement des maisons. Le type de bien, la surface, l'état, le terrain, la performance énergétique et l'emplacement expliquent l'essentiel des écarts autour de cette moyenne. Pour une estimation fiable, mieux vaut s'appuyer sur des ventes de biens comparables que sur la seule moyenne communale.
Ambès se situe à environ 17 kilomètres au nord de Bordeaux, sur la presqu'île du Bec d'Ambès. La commune est reliée à l'agglomération par la route départementale qui longe la rive de la Garonne et par le réseau de bus de Bordeaux Métropole. Sa position en bout de presqu'île, entre deux fleuves, en fait un territoire un peu à l'écart des grands axes, ce qui pèse sur les temps de trajet mais préserve un cadre plus calme. Cette desserte est l'un des éléments qui pèsent sur l'attrait résidentiel de la commune.
Ambès mêle un cadre estuarien de berges, de palus et de marais à un fort héritage industriel lié au port pétrolier du Bec d'Ambès. La commune conserve le château de Sainte-Barbe, demeure du XVIIIe siècle inscrite au titre des monuments historiques, ainsi que l'église Notre-Dame. Une cité ouvrière des années 1950 témoigne de l'essor industriel du XXe siècle. La vie locale est animée chaque été par le festival de théâtre Les Odyssées, qui attire un large public sur la presqu'île.
Le marché d'Ambès est très majoritairement composé de maisons, l'appartement n'y formant qu'une petite part du parc. Acheter une maison correspond donc au profil dominant de la commune, avec un terrain et un cadre de presqu'île. Les rares appartements se trouvent dans quelques petites résidences et conviennent à des budgets plus modestes ou à des personnes seules. Votre choix dépendra surtout de votre budget et de votre besoin d'espace extérieur.
L'habitat d'Ambès s'organise autour du bourg, où se trouvent l'église et les commerces, puis s'étend en hameaux et en lotissements sur la presqu'île, à distance des installations industrielles du Bec d'Ambès. La cité ouvrière des années 1950 forme un secteur à part, marqué par ses maisons mitoyennes. Les zones proches des berges et des palus offrent un cadre plus rural, sous réserve du risque d'inondation géré par les digues. Chaque secteur présente des caractéristiques propres de bâti et d'environnement, à regarder de près selon votre projet.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).