Le prix au m² moyen à Bandol s'établit à 6 499 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 283 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance du port de Bandol et de l'île de Bendor.
Le prix moyen des appartements à Bandol s'établit à 6 499 €/m², d'après les transactions DVF réellement enregistrées chez les notaires. Le parc communal est très majoritairement composé d'appartements, souvent issus des programmes balnéaires construits sur les collines après les années 1960. Cette moyenne recouvre donc des situations contrastées : les résidences du front de mer, de l'anse de Rènecros et du Capelan se négocient bien au-dessus des immeubles situés en retrait, vers la gare ou les hauteurs. La surface, l'étage, la vue sur la baie et la présence d'un extérieur expliquent l'essentiel des écarts constatés d'une vente à l'autre.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Après 5 789 €/m² en 2021, le prix moyen à Bandol atteint 6 499 €/m² en 2026, soit environ +12 % sur la période.
Le marché de Bandol reste actif pour une commune de cette taille : environ 283 transactions d'appartements par an, et 302 ventes retenues sur l'année de référence 2025. Ce volume tient à la structure du parc, très majoritairement collectif et tourné vers la résidence secondaire, qui entretient une rotation régulière. La moyenne communale s'appuie donc sur un échantillon solide, mais elle recouvre des segments hétérogènes : petites surfaces de bord de mer, appartements familiaux des années 1970 sur les collines, et biens récents nettement plus rares.
Plusieurs facteurs soutiennent le niveau des prix. Le territoire communal est étroit, adossé aux collines du vignoble, ce qui laisse peu de foncier disponible et limite les programmes neufs. La station vit d'un tourisme installé de longue date, appuyé sur le port de plaisance, l'île de Bendor et les plages, avec une saison qui s'étale du printemps à l'automne. Enfin, la desserte ferroviaire et l'A50 rapprochent la commune des bassins d'emploi de Toulon et de Marseille, ce qui élargit la demande au-delà des seuls acheteurs de villégiature.
Bandol se situe dans la fourchette haute du littoral varois, légèrement en dessous de sa voisine immédiate Sanary-sur-Mer, au-dessus de Six-Fours-les-Plages et très au-dessus de Toulon. Les écarts tiennent d'abord à la rareté du foncier de bord de mer et au poids des résidences secondaires.
Le nom de Bandol vient du latin Bandolium, devenu Bendor puis Bandol en provençal. Le site est déserté à la fin de l'Antiquité, ses habitants se repliant vers l'intérieur des terres, notamment à La Cadière. La localité renaît au tournant du XVIIe siècle autour d'un fort élevé par le duc d'Épernon, qu'Henri IV érige en fief en 1596 au profit d'Antoine Boyer. Ses descendants fondent un village en 1715 avec sept familles pionnières, en s'appuyant sur le commerce des vins de la région, expédiés depuis la rade. À la veille de la Révolution, en 1789, la population atteint environ 1 200 habitants, et Jean-Baptiste Gardon est élu maire en 1790.
Le tournant balnéaire tient à l'arrivée du chemin de fer : la ligne d'Aubagne à Toulon est mise en service le 3 mai 1859 et la gare de Bandol ouvre en 1862, sur l'actuel axe Marseille-Saint-Charles à Vintimille. La commune est classée station balnéaire le 3 juillet 1923, un statut qui autorise l'ouverture d'un établissement de jeux : un premier casino s'installe en 1924 au Golf Hôtel, avant l'inauguration du casino municipal en juillet 1930. Les vins de Bandol obtiennent l'appellation d'origine contrôlée par le décret du 11 novembre 1941. En 1943, Jacques-Yves Cousteau mène dans la baie ses premiers essais de scaphandre autonome.
En 1950, Paul Ricard achète l'îlot de Bendor, sept hectares de rocher inhabité en face du port, et en dessine lui-même les plans : un hameau avec ses ateliers, ses boutiques, son port et ses hôtels, complété par un musée des vins et spiritueux inauguré en 1958. L'île, desservie par une navette permanente, devient le repère visuel de la commune. Le second après-guerre transforme ensuite le bourg vinicole en station : le port de plaisance s'étend et l'urbanisation gagne les collines en amphithéâtre autour de la baie. Ce relief contraint explique la forme actuelle de Bandol, dense près du rivage et étagée sur les hauteurs.
Bandol compte 8 267 habitants pour un parc de près de 12 000 logements. Selon l'INSEE, les résidences secondaires et logements occasionnels représentent environ 60 % de ce parc, contre 37 % de résidences principales : la commune se vend d'abord à des acheteurs de résidence secondaire, souvent venus de Marseille, de Lyon ou de la région parisienne. Toujours selon l'INSEE, les appartements forment plus de 75 % des logements, ce qui oriente le marché vers les deux et trois pièces avec terrasse. Parmi les résidences principales, près de 64 % des ménages sont propriétaires, une proportion élevée qui laisse peu d'offre locative à l'année.
Le prix moyen des appartements à Bandol est de 6 499 €/m², calculé sur les transactions DVF réellement actées chez les notaires. Ce chiffre est une moyenne communale : il mélange les résidences du front de mer et les immeubles des hauteurs ou des abords de la gare. Pour un bien précis, la vue, l'étage et la présence d'une terrasse font varier sensiblement la valeur autour de cette référence.
Le front de mer et les quais du port concentrent la demande, avec les appartements ouverts sur la baie et sur l'île de Bendor. L'anse de Rènecros, plage abritée bordée de villas et d'immeubles bas, et le secteur du Capelan à l'ouest forment l'autre pôle recherché. En retrait, les quartiers de collines et les abords de la gare proposent des biens plus accessibles, généralement sans vue directe sur la mer.
Oui. Selon l'INSEE, environ 60 % des logements de la commune sont des résidences secondaires ou occasionnels, contre 37 % de résidences principales. Cette structure a deux conséquences concrètes : une population qui varie fortement entre l'hiver et l'été, et un marché locatif à l'année réduit, une partie du parc étant réservée à la location saisonnière. Les biens avec extérieur et stationnement restent les plus demandés.
Bandol dispose d'une gare SNCF ouverte en 1862, sur la ligne Marseille-Saint-Charles à Vintimille, desservie par les TER qui relient Toulon et Marseille. La commune est également reliée à l'autoroute A50 entre les deux villes. Cette desserte permet des trajets domicile-travail vers ces deux pôles d'emploi, ce qui soutient une part de la demande résidentielle à l'année, en plus des acheteurs de résidence secondaire.
En partie seulement. L'appellation porte le nom de Bandol, port d'où les vins étaient historiquement expédiés, mais elle s'étend sur huit communes du Var, dont Le Castellet, La Cadière-d'Azur, Le Beausset et Saint-Cyr-sur-Mer. L'essentiel des restanques plantées de mourvèdre se situe donc dans l'arrière-pays. Le territoire de Bandol est lui-même étroit et largement urbanisé, ce qui limite le foncier constructible disponible.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).