Le prix au m² moyen à Beure s'établit à 1 767 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 14 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Beure, village de la vallée du Doubs au pied des coteaux, aux portes de Besançon.
Le prix moyen constaté à Beure s'établit à 1 767 €/m². Cette moyenne repose sur un marché de faible volume, une trentaine de ventes enregistrées sur deux ans, et recouvre un parc très majoritairement pavillonnaire : à la différence de Besançon voisine, la commune est faite pour l'essentiel de maisons individuelles occupées par leurs propriétaires. Une maison ancienne du vieux village, un pavillon des lotissements de la fin du XXe siècle et un rare appartement de petit collectif ne se situent pas au même niveau. Les chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Beure est étroitement lié à celui de l'agglomération bisontine. La commune ne vit pas d'une activité propre : sa demande vient de ménages qui travaillent à Besançon et cherchent une maison de proche banlieue. Le volume de transactions est faible, une poignée de ventes par an, ce qui laisse peu de points de comparaison et rend les moyennes sensibles à quelques opérations : une seule vente atypique peut faire bouger le chiffre communal d'une année sur l'autre.
Deux facteurs pèsent sur les prochaines années. D'un côté, l'attrait durable de la maison avec jardin aux portes de Besançon soutient la demande, dans un contexte où le foncier constructible est rare : la commune est resserrée entre les coteaux et le Doubs, avec peu de place pour s'étendre. De l'autre, une part importante du parc a été construite avant les années 1970 : la rénovation énergétique de ces logements devient un critère de négociation et pèse sur les biens les moins bien classés.
Commune résidentielle de la proche banlieue sud de Besançon, Beure se lit d'abord par rapport à la ville-centre, sensiblement plus chère. À l'échelle du Doubs, elle se situe entre le pôle urbain de Besançon et des bourgs plus éloignés de l'agglomération comme Saint-Vit ou Baume-les-Dames.
Beure occupe la rive gauche du Doubs, à quelques kilomètres au sud de Besançon, dans un cirque rocheux qui s'ouvre sur la plaine alluviale de la rivière. Le site est habité de longue date : une voie gauloise traversait le vallon, et les grottes puis les carrières de gypse ont fixé les premières installations avant que le village ne s'établisse dans la plaine. Le nom de la commune est attesté depuis le XIIIe siècle, à une époque où le village relève de la seigneurie d'Arguel.
Du XIIIe au XIXe siècle, la vigne est l'activité dominante ; les vignerons travaillaient d'abord pour l'archevêché et des bourgeois de Besançon. Le gypse, extrait des coteaux sur la même période, complétait cette économie. Sur les bords du Doubs, au quartier de la Gouille, une forge établie dès le XVe siècle exploitait la force de la chute d'eau pour travailler le fer, une activité qui se poursuit jusqu'aux années 1880 avant de disparaître avec la vigne.
Comme d'autres communes de la vallée, Beure perd son caractère agricole et viticole au cours du XXe siècle pour devenir une commune résidentielle. Rattachée à l'agglomération bisontine, aujourd'hui Grand Besançon Métropole, elle s'est étoffée de lotissements pavillonnaires qui accueillent des ménages travaillant à Besançon. La commune compte aujourd'hui environ 1 300 habitants et vit au rythme de la ville voisine plutôt que d'une activité propre.
Selon l'INSEE, Beure compte environ 1 300 habitants et un peu plus de 750 logements, dont l'écrasante majorité sont des résidences principales ; les résidences secondaires y sont marginales. Le parc est dominé par la maison individuelle et deux tiers des ménages sont propriétaires de leur logement, un tiers locataires. Ce profil oriente le marché : les acheteurs sont surtout des ménages du bassin bisontin, primo-accédants et actifs qui travaillent à Besançon et cherchent une maison avec jardin à quelques minutes du centre, sans les prix de la ville. La proximité immédiate de l'agglomération tire la demande davantage que l'activité propre de la commune.
Le prix moyen constaté est de 1 767 €/m², calculé à partir des transactions enregistrées par les notaires et publiées dans la base DVF. C'est une moyenne communale portant sur un faible volume de ventes : elle agrège des situations différentes, une maison de village ancienne, un pavillon de lotissement plus récent ou un rare appartement. L'état du bien, la surface du terrain, l'exposition et le stationnement expliquent une bonne part des écarts autour de cette moyenne.
Le marché de Beure est d'abord un marché de maisons. Le parc communal est très majoritairement pavillonnaire, entre maisons anciennes du vieux village et pavillons des lotissements de la seconde moitié du XXe siècle. L'offre d'appartements est réduite et se limite à quelques petits collectifs, ce qui laisse peu de points de comparaison. Un acheteur qui cherche un appartement trouvera davantage de choix à Besançon, à quelques minutes.
Beure offre un cadre résidentiel de maisons avec jardin au pied des coteaux, dans la vallée du Doubs, tout en restant à la porte de Besançon. Les acheteurs y viennent chercher un logement individuel plus difficile à trouver dans la ville-centre, avec un accès rapide aux emplois, aux commerces et aux services de l'agglomération. En contrepartie, le volume de biens à vendre y est faible et les opportunités moins fréquentes qu'en ville.
Beure est reliée à Besançon par la route qui longe le Doubs et par la voie des Mercureaux, l'axe rapide vers le sud du département. Cette proximité immédiate du centre de l'agglomération, à quelques kilomètres, est le premier moteur de la demande : la commune fonctionne comme une banlieue résidentielle où l'on habite tout en travaillant à Besançon. Cette accessibilité soutient l'intérêt pour les maisons de la commune.
Le bâti ancien mérite une attention particulière : une part importante des logements date d'avant les années 1970, ce qui rend le diagnostic de performance énergétique et l'état de la toiture et des menuiseries déterminants. La commune s'inscrit dans une vallée encaissée, entre coteau et rivière : il est utile de consulter le plan local d'urbanisme et l'exposition aux risques le long du Doubs. Enfin, sur un petit marché, quelques ventes suffisent à faire varier les moyennes, d'où l'intérêt d'une estimation au cas par cas.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).