Le prix au m² moyen à Bobigny s'établit à 3 341 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 105 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Bobigny, préfecture de la Seine-Saint-Denis, en première couronne de Paris.
Le prix moyen constaté à Bobigny s'établit à 3 341 €/m², d'après les transactions DVF réellement enregistrées chez les notaires. Le parc est très majoritairement collectif : la ville s'est couverte, après la Seconde Guerre mondiale, de grands ensembles et de cités bâtis pour loger la population ouvrière de la banlieue nord-est, auxquels s'ajoutent des rues pavillonnaires plus anciennes et des programmes récents. L'état du bien, l'étage, la proximité du métro, du tramway et des futures gares du Grand Paris Express, ainsi que la performance énergétique expliquent l'essentiel des écarts. Cette moyenne communale mêle donc des situations très différentes, de l'appartement de grand ensemble au logement neuf. Les chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les ventes signées chez les notaires : ils donnent un repère communal, à affiner bien par bien.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Bobigny se lit avant tout à travers sa desserte et son statut de préfecture. La ville attire des primo-accédants et des actifs franciliens qui y trouvent des prix plus contenus que dans les communes limitrophes proches de Paris, tout en bénéficiant du terminus de la ligne 5 et du tramway T1. La perspective du Grand Paris Express, avec de nouvelles gares sur le territoire ou à sa limite, entretient l'intérêt d'acheteurs qui anticipent une meilleure connexion à la métropole. La population nombreuse et un parc très majoritairement collectif soutiennent une demande régulière.
L'offre combine un important parc social et de grands ensembles anciens avec des programmes neufs livrés au fil des opérations d'aménagement, notamment près du canal de l'Ourcq et des gares. Cette recomposition crée un marché à deux vitesses : d'un côté des logements récents ou rénovés proches des transports, de l'autre un bâti ancien dont la performance énergétique pèse de plus en plus dans les négociations. Le classement de plusieurs quartiers dans la politique de la ville rappelle que la commune reste en mutation, ce qui explique des écarts de prix marqués d'un secteur à l'autre.
Bobigny se situe un peu en dessous de ses voisines immédiates Drancy et Noisy-le-Sec, et très loin des prix de Pantin, plus proche de Paris : les valeurs montent nettement à mesure que l'on se rapproche de la capitale.
Le nom de Bobigny dériverait d'un domaine gallo-romain, Balbiniacum, la terre d'un certain Balbinius. Longtemps village maraîcher qui alimentait Paris en légumes, la commune est traversée par le canal de l'Ourcq, creusé au début du XIXe siècle pour approvisionner la capitale en eau et en marchandises. Ce canal et l'arrivée du chemin de fer entraînent, au tournant du XXe siècle, l'installation d'entrepôts et d'industries dans la partie nord du territoire, amorçant la mue de la bourgade rurale en ville de banlieue.
Bobigny porte deux lieux de mémoire majeurs. L'hôpital franco-musulman est inauguré le 22 mars 1935, dans une architecture d'inspiration mauresque due aux architectes Maurice Mantout et Léon Azéma ; devenu centre hospitalier universitaire en 1968, il prend le nom d'Avicenne en 1978. Non loin, entre 1943 et 1944, la gare de Bobigny devient le point de départ des convois de déportation des Juifs internés au camp de Drancy voisin, vers Auschwitz. L'ancienne gare est aujourd'hui préservée comme lieu de mémoire.
La création du département de la Seine-Saint-Denis en 1968 change le statut de la ville : Bobigny en devient la préfecture, et les bâtiments administratifs sortent de terre autour de la place du parvis à la fin des années 1960 et au début des années 1970. La commune se dote d'équipements de rang départemental et accueille un campus de l'université Sorbonne Paris Nord. Le métro de la ligne 5 y trouve son terminus, à Bobigny-Pablo Picasso, prolongé par le tramway T1, en attendant les nouvelles gares du Grand Paris Express.
Selon les recensements, Bobigny compte 56 927 habitants, sur un territoire de première couronne traversé par le canal de l'Ourcq. Le parc est très majoritairement collectif, marqué par le poids des grands ensembles et du logement social hérité de l'après-guerre, avec une minorité de maisons dans les rues pavillonnaires anciennes. Les locataires y sont largement majoritaires et les propriétaires occupants restent minoritaires, ce qui reflète l'histoire sociale de la ville. Les acquéreurs sont surtout des primo-accédants et des actifs travaillant à Paris ou en proche couronne, attirés par des prix plus abordables que dans les communes limitrophes mieux desservies. L'arrivée programmée du Grand Paris Express alimente par ailleurs l'intérêt d'acheteurs qui anticipent l'amélioration de la desserte.
Le prix moyen constaté à Bobigny est de 3 341 €/m², calculé à partir des transactions enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. Il s'agit d'une moyenne communale, qui mêle l'appartement de grand ensemble et le logement récent ou rénové proche des transports. L'étage, l'état du bien, la proximité du métro, du tramway et des futures gares, ainsi que le diagnostic énergétique expliquent l'essentiel des écarts. Une estimation sérieuse s'appuie sur des ventes comparables, pas sur la seule moyenne.
La ville juxtapose des quartiers de grands ensembles, comme la cité de l'Abreuvoir ou les secteurs Karl Marx et Édouard Vaillant, un centre autour de la préfecture et de la place du parvis, des rues pavillonnaires plus anciennes, et des abords en recomposition près du canal de l'Ourcq et des gares. Le secteur du terminus de la ligne 5, à Pablo Picasso, concentre commerces et transports. La proximité des transports et la nature de l'habitat distinguent nettement ces quartiers sur le plan des prix.
Bobigny est le terminus de la ligne 5 du métro, à la station Bobigny-Pablo Picasso, qui rejoint directement le centre de Paris sans correspondance. La commune est aussi desservie par le tramway T1, qui la relie à Saint-Denis et à Noisy-le-Sec, et dessert notamment l'hôpital Avicenne. L'arrivée programmée du Grand Paris Express, avec la ligne 15, doit renforcer encore la desserte et rapprocher la ville des pôles d'emploi de la métropole.
L'offre de maisons est limitée. Le parc de Bobigny est très majoritairement composé d'appartements, héritage des grands ensembles bâtis après-guerre, et les maisons se concentrent dans quelques rues pavillonnaires anciennes. Elles sortent rarement sur le marché, ce qui rend les références de vente peu nombreuses. Le prix d'une maison y dépend fortement de son état, de son terrain et de sa localisation, plutôt que de la moyenne communale, plus représentative du marché des appartements.
L'amélioration attendue de la desserte, avec les nouvelles gares du Grand Paris Express en complément de la ligne 5 et du tramway T1, renforce l'intérêt pour une ville longtemps perçue comme abordable. Les biens proches des gares et des secteurs en rénovation profitent de cette dynamique, tandis que les logements les plus anciens et énergivores restent plus dépendants de leur état. Pour un vendeur, la localisation précise par rapport aux transports et le classement énergétique sont devenus des critères de négociation importants.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).