Le prix au m² moyen à Bonne s'établit à 4 125 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 19 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Bonne, dans la vallée de la Menoge, aux portes d'Annemasse, en Haute-Savoie.
Le prix moyen constaté à Bonne s'établit à 4 125 €/m². Cette moyenne recouvre un parc dominé par la maison, environ 66 % des logements selon l'INSEE, contre un tiers d'appartements présents surtout dans les programmes récents. Le niveau des valeurs tient d'abord à la proximité de la frontière suisse et du bassin d'emploi genevois, qui tire la demande, puis à l'emplacement, à la vue et à la performance énergétique du bien. Ces chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Bonne est d'abord commandé par le dynamisme du Grand Genève. Avec de l'ordre d'une vingtaine de ventes par an, la commune connaît une activité régulière, portée par une population qui a plus que triplé depuis 1968 pour atteindre 3 267 habitants en 2023 selon l'INSEE. La proximité d'Annemasse, du Léman Express et de la frontière suisse alimente une demande continue de ménages frontaliers, dont le pouvoir d'achat, adossé aux salaires suisses, maintient une tension durable sur les prix.
Les valeurs de Bonne se situent dans la moyenne haute du Genevois haut-savoyard, au-dessus d'Annemasse mais en deçà des communes les plus proches de la frontière comme Collonges-sous-Salève. Le foncier limité et la loi qui encadre l'urbanisme freinent l'offre nouvelle, ce qui déplace une partie de l'activité vers les petits collectifs récents et la rénovation. La performance énergétique pèse de plus en plus dans les négociations, en particulier sur les maisons anciennes et les pavillons des décennies passées.
Dans le Genevois haut-savoyard, Bonne affiche un niveau de prix supérieur à celui d'Annemasse, proche de sa voisine immédiate Cranves-Sales, mais un peu en dessous d'une commune frontalière comme Collonges-sous-Salève.
Bonne s'est structurée au Moyen Âge autour d'une châtellenie à deux pôles : Haute-Bonne, place militaire perchée sur un promontoire avec son église Saint-Nicolas, et Basse-Bonne, centre marchand installé dans la vallée. Une enquête de 1339 documente une juridiction partagée entre le dauphin, l'évêque de Genève, l'abbaye d'Aulps et la maison de Lucinges, qui tenait une importante maison forte. Point d'appui de la province du Faucigny, Haute-Bonne s'est trouvée sur la route de nombreux conflits médiévaux, passant tour à tour aux mains des Genevois et des Savoyards.
La commune est traversée par la Menoge et s'est bâtie près de sa confluence avec le Foron. Entre 1780 et 1837, Bonne relève de la province de Carouge, au sein des États de Savoie, avant que l'annexion de la Savoie à la France, en 1860, ne l'intègre au nouveau département de la Haute-Savoie. Pour éviter la confusion avec Bône, en Algérie, la commune a longtemps porté le nom de Bonne-sur-Menoge. Le 1er janvier 1973, le village voisin de Loëx, plateau agricole groupé autour de son château et de sa chapelle, fusionne avec Bonne.
L'histoire récente de Bonne est celle d'une commune du Genevois transformée par la proximité de la Suisse. La population, d'environ 907 habitants en 1968, atteint 3 267 habitants en 2023, portée par l'arrivée de ménages travaillant à Genève et dans l'agglomération d'Annemasse toute proche. Cette pression a nourri une forte hausse des valeurs immobilières. La commune s'est étendue par lotissements et petits collectifs autour de son bourg ancien, tout en conservant son cadre de vallée, entre la Menoge, les coteaux boisés et les reliefs qui annoncent le Chablais.
Selon l'INSEE, Bonne compte 3 267 habitants, une population qui a plus que triplé depuis la fin des années 1960. Le parc est dominé par la maison, environ 66 % des logements, contre près de 34 % d'appartements, plutôt récents. Les résidences principales représentent près de 88 % du parc et les résidences secondaires un peu plus de 6 %, la commune restant tournée vers l'habitat permanent. Plus de sept ménages sur dix sont propriétaires selon l'INSEE. Le marché s'adresse en grande partie à des travailleurs frontaliers et à des actifs de l'agglomération genevoise, dont les revenus, souvent perçus en francs suisses, soutiennent des prix élevés pour une commune de cette taille.
Le prix moyen constaté est de 4 125 €/m², calculé à partir des transactions enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. Cette moyenne mêle la maison individuelle, majoritaire, et l'appartement des programmes récents. La proximité de la frontière suisse, l'emplacement, la vue et la performance énergétique expliquent l'essentiel des écarts. Une estimation fiable s'appuie sur des ventes comparables récentes, pas sur la seule moyenne communale.
Bonne appartient au Grand Genève et se trouve à quelques kilomètres d'Annemasse et de la frontière suisse. Une part importante des acheteurs sont des travailleurs frontaliers dont les revenus, perçus en francs suisses, renforcent le pouvoir d'achat immobilier. Cette demande soutenue, conjuguée à un foncier limité, explique des niveaux de prix élevés pour une commune de moins de 3 300 habitants, dans la lignée des autres bourgs du Genevois haut-savoyard.
Bonne se situe à environ six kilomètres d'Annemasse, dont la gare est reliée à Genève et au réseau régional du Léman Express. La proximité de l'autoroute A40 et des axes vers l'agglomération facilite les trajets domicile-travail vers la Suisse voisine. Cette accessibilité au bassin d'emploi genevois est l'un des principaux moteurs de l'attractivité résidentielle de la commune et pèse sur le niveau des prix.
Le parc penche nettement vers la maison, environ 66 % des logements selon l'INSEE, l'appartement représentant le tiers restant, dans des programmes souvent récents. Une maison avec terrain conviendra à une famille cherchant de l'espace, tandis qu'un appartement peut viser un premier achat ou une mise en location auprès de frontaliers. L'écart de prix au mètre carré dépend surtout de l'emplacement, de l'année de construction et de la performance énergétique du bien.
La commune étant traversée par la Menoge et proche de sa confluence avec le Foron, une partie des terrains peut être exposée au risque d'inondation : l'état des risques doit être consulté avant tout achat. Il est aussi utile de vérifier le plan local d'urbanisme, les servitudes de la parcelle et, pour les biens anciens, la performance énergétique. Ces vérifications se font au moment du compromis de vente et sécurisent l'acquisition.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).