Le prix au m² moyen à Brie-Comte-Robert s'établit à 3 591 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 154 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Brie-Comte-Robert, ville médiévale de Seine-et-Marne au sud-est de Paris.
Le prix moyen d'un appartement à Brie-Comte-Robert atteint 3 591 €/m². Ce chiffre provient des actes de vente enregistrés chez les notaires et publiés dans la base DVF sur 2024 et 2025, soit 307 ventes d'appartements, environ 154 par an. Pour une ville de cette taille, ce volume est large et rend le repère solide. Le collectif associe des immeubles anciens du centre, autour du château et de l'église, à des résidences récentes construites en périphérie au fil des programmes neufs. La maison, bien représentée dans les quartiers pavillonnaires, se négocie à un niveau voisin au mètre carré, légèrement inférieur, car les surfaces y sont plus grandes.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
La demande à Brie-Comte-Robert est portée par deux moteurs. Le premier est l'emploi sur place : les zones d'activités de la Haie-Passart, de Tubœuf et de la Plaine du Bois accueillent des entreprises industrielles, artisanales et commerciales, ce qui fait de la commune une ville où l'on peut travailler sans prendre les transports vers Paris. Le second tient à la situation, à la lisière de la petite couronne, qui attire les ménages du Val-de-Marne à la recherche de surfaces plus grandes. Cette double demande soutient un volume de ventes élevé pour une commune de 19 000 habitants.
L'offre neuve joue un rôle visible dans ce marché. Les résidences récentes proposent des logements aux normes énergétiques actuelles et servent de référence haute pour l'appartement. Face à elles, un bien ancien mal classé au diagnostic de performance énergétique doit se positionner avec réalisme. Les acheteurs examinent aussi de près le temps de trajet vers leur emploi, puisque la ville n'a pas de gare : un logement proche des arrêts de bus menant au RER garde un avantage.
Brie-Comte-Robert se place au-dessus de Combs-la-Ville et de Sucy-en-Brie pour un appartement, mais reste en dessous d'Ozoir-la-Ferrière.
La ville tient son nom de Robert Ier de Dreux, fils du roi Louis VI, qui reçoit ces terres de Brie au XIIe siècle et y fait bâtir une forteresse. La localité acquiert le statut de ville vers le milieu de ce siècle. Le château prend son plan définitif au début du XIIIe siècle : une enceinte carrée entourée d'un fossé d'eau vive, avec une tour ronde à chaque angle. La reine Jeanne d'Évreux, veuve de Charles IV le Bel, y meurt en 1371.
Le centre garde plusieurs témoins de cette période. L'église Saint-Étienne, élevée à l'initiative de Robert II de Dreux, domine la ville de son clocher. L'Hôtel-Dieu, fondé en 1207, compte parmi les édifices anciens du centre, et des fragments des anciens remparts subsistent près du square de la Grenouillère. Les ruines du château, classées monument historique en 1925, sont restaurées depuis des décennies par l'association des Amis du Vieux Château, qui y présente depuis 1982 le résultat des fouilles archéologiques.
Au XIXe siècle, Brie-Comte-Robert vit de l'horticulture. La culture de la rose remplace peu à peu la vigne sur le plateau briard, et des rosiéristes comme Victor Gautreau créent de nouvelles variétés dans la commune. Le chemin de fer arrive en 1875 avec le prolongement de la ligne de Vincennes, qui permet d'expédier les fleurs vers les Halles de Paris ; le service voyageurs s'arrête le 18 mai 1953 et l'ancienne voie est devenue une promenade, le Chemin des Roses. À partir de la fin des années 1950, les zones d'activités de la Pierre Blanche, de la Haie-Passart puis de Tubœuf transforment la ville en pôle d'emploi du nord-ouest de la Seine-et-Marne.
Avec 19 003 habitants, Brie-Comte-Robert combine un centre historique resserré et une couronne de quartiers résidentiels, du Pasteur au Moulin fleuri en passant par le Petit Val. La commune attire des ménages qui travaillent en Île-de-France et cherchent davantage d'espace qu'en petite couronne, sans renoncer à un centre commerçant animé. Parmi les acquéreurs, on trouve beaucoup de familles venues du Val-de-Marne, des couples qui achètent leur premier logement dans les résidences récentes et des propriétaires locaux qui changent de surface. L'absence de gare oriente la demande vers des profils motorisés ou travaillant sur place, dans les zones d'activités de la commune.
Sur la base des ventes notariées de 2024 et 2025, un appartement s'y échange en moyenne à 3 591 €/m². Un deux-pièces dans une résidence récente, avec parking, se situe en général au-dessus de ce repère, tandis qu'un logement ancien à rafraîchir du centre peut se négocier en dessous. Avec plus de 300 ventes sur deux ans, la moyenne repose sur un échantillon suffisant pour servir de base à votre estimation.
Non. La gare de la ligne de Vincennes a fermé aux voyageurs en 1953 et la ville n'est plus desservie par le train. Les déplacements reposent sur un réseau de bus qui rejoint notamment les gares RER des communes voisines, comme Boissy-Saint-Léger sur le RER A ou Combs-la-Ville sur le RER D. En voiture, la Francilienne (N104) passe à proximité et l'ancienne nationale 19, devenue D319, mène vers Paris. Ce point pèse sur la valeur des biens pour les acheteurs qui travaillent dans la capitale.
Au mètre carré, la maison se vend à Brie-Comte-Robert à un niveau proche de l'appartement, légèrement en dessous. Ce résultat tient à la taille des maisons, souvent plus grandes, ce qui fait baisser leur prix unitaire. Le marché de la maison est actif, avec 176 ventes relevées en 2024 et 2025. Pour une maison, la surface du terrain, l'état général et la proximité du centre expliquent la plupart des écarts.
Plusieurs édifices du centre sont protégés au titre des monuments historiques, dont les ruines du château. Dans le périmètre de protection autour de ces monuments, les travaux visibles depuis l'espace public, comme une façade, une toiture ou des menuiseries, sont soumis à l'avis de l'architecte des bâtiments de France. Pour un vendeur, il est utile de rassembler les autorisations obtenues pour les travaux déjà réalisés, car l'acheteur et son notaire les demanderont.
Le centre-ville, autour du château et de l'église Saint-Étienne, réunit l'ancien et les commerces. Les quartiers Pasteur, du Moulin fleuri et du Petit Val accueillent surtout de l'habitat pavillonnaire et des résidences. Les lieux-dits de Villemeneux et de la Plaine du Bois, plus excentrés, complètent le territoire. Les programmes neufs récents, en périphérie, tirent le prix moyen de l'appartement vers le haut.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).