Le prix au m² moyen à Cachan s'établit à 4 998 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 201 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Cachan, dans le Val-de-Marne.
Le prix moyen constaté à Cachan s'établit à 4 998 €/m² pour un appartement. Cette moyenne recouvre un parc surtout collectif : les immeubles des années 1960 qui ont remplacé la cité-jardin, les résidences plus récentes du centre et des abords de la gare, et un tissu pavillonnaire hérité des lotissements du début du XXe siècle, en particulier sur le Coteau et vers la Grange-Ory. La distance à la gare d'Arcueil-Cachan, la topographie de la vallée de la Bièvre et l'époque de construction expliquent l'essentiel des écarts d'un secteur à l'autre. Les chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Cachan est d'abord porté par sa position. La commune touche Arcueil et Villejuif, la porte d'Orléans est à quelques kilomètres, et le RER B relie la gare au centre de Paris en quelques stations. Les acheteurs écartés de la capitale par les prix regardent en priorité cette première couronne sud, où le mètre carré reste nettement en dessous des arrondissements voisins. Le quartier de gare a d'ailleurs gagné environ 11 % d'habitants depuis 2010 selon l'Apur. La population communale, elle, progresse peu : la demande de logements vient surtout de la baisse de la taille des ménages, passée de 2,26 à 2,11 personnes entre 2012 et 2023.
Le second moteur est le renouvellement urbain. Le chantier de la gare de la ligne 15 Sud, à l'angle des avenues Carnot et Léon-Eyrolles, s'accompagne d'un projet d'aménagement mêlant logements, commerces et espaces publics. Le départ de l'École normale supérieure vers le plateau de Saclay en 2020 a par ailleurs libéré un campus repris par d'autres établissements d'enseignement supérieur. Face à cela, l'offre neuve reste contrainte : sur moins de trois kilomètres carrés et plus de 11 000 habitants au km², les terrains libres sont rares, et le plan local d'urbanisme intercommunal entré en vigueur en février 2026 encadre les opérations. L'essentiel des ventes porte donc sur l'ancien.
Cachan se situe dans la moyenne des communes de la première couronne sud. Le niveau y est un cran en dessous de Bourg-la-Reine, sa voisine immédiate, nettement en retrait de Sceaux, et légèrement au-dessus de Villejuif.
Le nom de Cachan est attesté dès 829, dans une charte de Louis le Pieux confirmant les biens de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Le territoire est d'abord marqué par l'eau. Les Romains y font passer un aqueduc qui conduit vers Lutèce l'eau captée au sud, et dont subsistent des vestiges. Au XVIIe siècle, la même vallée accueille l'aqueduc Médicis, destiné à alimenter Paris depuis Rungis : Louis XIII en pose la première pierre le 17 juillet 1613 et l'ouvrage est mis en service le 19 mai 1623. Le pont-aqueduc qui franchit la Bièvre entre Arcueil et Cachan mesure 379 mètres pour près de 19 mètres de hauteur, sur des plans de Thomas Francine et Louis Métezeau.
Le paysage change au XIXe siècle. La ligne de Sceaux ouvre le 7 juin 1846 et sa gare, implantée sur le territoire communal, s'appelle aujourd'hui Arcueil-Cachan. Dans les années 1860 et 1870, l'ingénieur Eugène Belgrand fait poser l'aqueduc de la Vanne au-dessus des arcades Médicis, d'où la silhouette à deux niveaux visible depuis la vallée. L'économie locale repose alors sur le blanchissage, une activité largement féminine : 130 blanchisseries sont recensées en 1900, encore 75 en 1937. Longtemps rattaché à Arcueil, Cachan est érigé en commune autonome le 26 décembre 1922 et élit sa première municipalité l'année suivante.
L'urbanisation du XXe siècle laisse deux empreintes. La cité-jardin, lancée à l'initiative d'Henri Sellier pour l'office d'habitations à bon marché du département de la Seine, est bâtie par l'architecte Louis Feine en trois phases, de 1921 à 1930, sur six hectares : 151 logements, puis 123, enfin quatre immeubles de 54 logements avec dispensaire et coopérative. Jugée trop peu dense après-guerre, elle est démolie entre 1961 et 1963 au profit d'immeubles ; seuls les pavillons du dispensaire et de la crèche subsistent. Léon Eyrolles, fondateur de l'École spéciale des travaux publics et maire de 1929 à 1944, dote la ville de ses équipements, dont l'hôtel de ville inauguré en 1935. L'École normale supérieure, installée à Cachan en 1956, a quitté la commune en 2020 pour le plateau de Saclay.
Cachan compte 31 103 habitants. Selon l'INSEE, la commune totalise 15 178 logements, dont 93,1 % de résidences principales et 1,6 % de résidences secondaires ou occasionnelles : on y habite à l'année, ce n'est pas une adresse de villégiature. Toujours selon l'INSEE, les appartements représentent 79,9 % des logements et les maisons 16,3 %, et 37,4 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale, contre 60,4 % de locataires. La taille moyenne des ménages est passée de 2,26 personnes en 2012 à 2,11 en 2023. Les acquéreurs sont donc surtout des ménages actifs qui visent un premier achat à quelques stations de RER de Denfert-Rochereau, et des locataires du secteur qui accèdent à la propriété sans quitter la ville.
Le prix moyen constaté pour un appartement à Cachan est de 4 998 €/m². Il s'agit d'une moyenne calculée sur les ventes enregistrées dans la base DVF, alimentée par les actes notariés, et non d'une estimation théorique. Les maisons, beaucoup moins nombreuses dans la commune, forment un marché distinct et plus étroit. Un bien peut s'écarter sensiblement de cette valeur selon l'étage, l'état, l'exposition et la présence d'un extérieur ou d'un stationnement.
Les valeurs les plus hautes se rencontrent autour du centre-ville et des rues proches de la gare d'Arcueil-Cachan, ainsi que dans les secteurs pavillonnaires du Coteau et de la Grange-Ory, où les maisons se négocient avec une prime sur le collectif. Les grands immeubles construits dans les années 1960, notamment sur l'emprise de l'ancienne cité-jardin, restent en retrait. Le relief joue aussi : les rues du coteau, mieux exposées, se tiennent au-dessus du fond de vallée de la Bièvre.
La gare d'Arcueil-Cachan, ouverte le 7 juin 1846 avec la ligne de Sceaux et située sur le territoire communal, est desservie par le RER B : Denfert-Rochereau et Châtelet sont à quelques stations. Plusieurs lignes de bus relient la commune aux stations de la ligne 7 du métro, au Kremlin-Bicêtre et à Villejuif. En voiture, la porte d'Orléans et l'autoroute A6 sont proches. Cette desserte pèse directement sur la valeur d'un logement selon la distance à la gare.
Une gare du Grand Paris Express est construite à Cachan, à l'angle des avenues Carnot et Léon-Eyrolles, sous les voies du RER B, avec des accès de part et d'autre de la gare actuelle. Elle est dimensionnée pour un trafic pouvant atteindre 95 000 voyageurs par jour et mettra Créteil ou Orly à une quinzaine de minutes. La mise en service, plusieurs fois décalée, est annoncée pour 2026. Un projet urbain accompagne le chantier autour de la gare.
Cachan appartient à l'établissement public territorial Grand-Orly Seine Bièvre. Le plan local d'urbanisme intercommunal, approuvé le 16 décembre 2025 et en vigueur depuis le 21 février 2026, couvre les 24 communes du territoire et fixe hauteurs, emprises au sol et règles de stationnement. La commune fait par ailleurs partie des secteurs concernés par le risque de mouvement de terrain lié aux anciennes carrières souterraines, objet d'un plan de prévention soumis à enquête publique du 3 juin au 4 juillet 2025. Vérifiez ces deux points avant un achat ou des travaux.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).