Le prix au m² moyen à Cavaillon s'établit à 2 037 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Pour une maison ou une villa, il est de 2 702 €/m². Environ 161 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Cavaillon, au pied de la colline Saint-Jacques dans la vallée de la Durance, en Vaucluse.
Le prix moyen constaté à Cavaillon s'établit à 2 037 €/m². Cette moyenne porte sur un parc partagé presque à parts égales entre collectif et individuel : selon l'INSEE, la commune compte 55,0 % d'appartements et 43,7 % de maisons, une mixité rare pour une ville de cette taille. Les maisons et villas ressortent à un niveau plus élevé, autour de 2 702 €/m², ce qui reflète la demande pour le pavillon de périphérie et l'écart avec les appartements du centre ancien. L'emplacement, l'état du bien et sa proximité avec les axes vers Avignon expliquent l'essentiel des variations. Les chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Maison : 2 702 €/m²
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Cavaillon repose sur une fonction de ville-centre accessible plutôt que sur une demande de villégiature. Avec 86,5 % de résidences principales et à peine 3,1 % de résidences secondaires selon l'INSEE, l'essentiel des transactions concerne des acheteurs qui s'installent à l'année, primo-accédants ou familles en quête d'une maison à un budget contenu. La proximité d'Avignon, à une vingtaine de kilomètres, et le positionnement aux portes du Luberon élargissent la clientèle au-delà des seuls Cavaillonnais, sans faire basculer la commune dans les niveaux de prix des villes voisines.
L'offre reste variée grâce à la double nature du parc, entre appartements du centre ancien et pavillons de périphérie. Le poids du locatif et un taux de vacance supérieur à 10 % invitent toutefois à la prudence sur les biens à rénover ou mal situés, qui se négocient plus lentement. L'économie agricole et logistique, portée par le marché d'intérêt national et la filière du melon, entretient une demande locative de fond, tandis que le classement de la commune dans le parc naturel régional du Luberon encadre l'urbanisation et limite l'étalement pavillonnaire.
Quatrième ville du Vaucluse, Cavaillon affiche des prix plus accessibles que ses voisines de comparaison. Elle se situe sous Avignon toute proche et sous Salon-de-Provence, et reste au niveau des marchés les plus mesurés de l'axe rhodanien comme Nîmes.
Cavaillon occupe un site habité depuis l'Antiquité, au pied de la colline Saint-Jacques qui domine la vallée de la Durance, face au massif du Luberon. La ville tire son origine du peuple gaulois-ligure des Cavares, avant de devenir à l'époque romaine l'une des cités importantes de la région, comme en témoigne l'arc romain conservé dans le centre. Ancien siège épiscopal, elle garde de ce passé la cathédrale Notre-Dame-et-Saint-Véran, placée sous le patronage de Véran, évêque de Cavaillon au VIe siècle.
De 1274 à 1791, Cavaillon fait partie du Comtat Venaissin, terre pontificale gérée par les papes d'Avignon. Ce statut particulier explique la présence d'une des communautés juives les plus anciennes de France : chassés du royaume, les juifs trouvent refuge sur les terres du pape. La synagogue, reconstruite entre 1772 et 1774 au-dessus de la rue Hébraïque, est aujourd'hui l'un des rares exemples de synagogue d'Ancien Régime conservés intacts et abrite le musée juif comtadin.
La seconde moitié du XIXe siècle marque l'âge d'or du melon et l'essor du maraîchage. L'arrivée du chemin de fer transforme Cavaillon en place d'expédition vers Paris, Lyon et Marseille, et fixe la réputation du melon de Cavaillon, devenu une marque déposée en 1999. En 1965, la ville se dote d'un marché d'intérêt national qui figure parmi les grands pôles de négoce de fruits et légumes en Europe. Les terres agricoles couvrent encore près de 68 % de la surface communale, vergers et cultures maraîchères en tête, et Cavaillon reste la commune la plus peuplée du parc naturel régional du Luberon.
Selon l'INSEE, Cavaillon compte 25 636 habitants pour 14 166 logements, dont 86,5 % de résidences principales, 10,4 % de logements vacants et seulement 3,1 % de résidences secondaires : on est ici sur un marché de résidence à l'année, pas de villégiature. Parmi les ménages en résidence principale, 43,9 % sont propriétaires et 54,2 % locataires, une répartition qui traduit le poids du parc locatif de ville-centre. La mixité maisons (43,7 %) et appartements (55,0 %) attire deux profils d'acheteurs : des primo-accédants et des familles qui cherchent une maison abordable aux portes du Luberon, et des investisseurs sensibles au marché locatif d'une ville de bassin d'emploi agricole et logistique, à moins d'une demi-heure d'Avignon.
Le prix moyen constaté est de 2 037 €/m², calculé à partir des transactions enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. Il s'agit d'une moyenne communale, qui mélange l'appartement du centre ancien et la maison de périphérie. Les maisons et villas se situent à un niveau supérieur, autour de 2 702 €/m². L'adresse, l'état du bien, la présence d'un extérieur et l'année de construction expliquent l'essentiel des écarts. Une estimation fiable s'appuie sur des ventes comparables, pas sur la seule moyenne.
Les deux, dans un équilibre inhabituel pour une commune de cette taille. L'INSEE recense 55,0 % d'appartements et 43,7 % de maisons. Le collectif se concentre dans le centre ancien et les quartiers proches de la gare, tandis que les maisons dominent en périphérie, sous forme de pavillons et de villas avec jardin. Cette mixité élargit le choix des acheteurs, mais elle explique aussi que la moyenne communale recouvre des réalités de prix assez différentes selon le type de bien et le secteur.
Cavaillon se trouve à une vingtaine de kilomètres d'Avignon, reliée par la route et par le rail : la gare de Cavaillon dessert la ligne vers Avignon, d'où partent les TGV. L'autoroute A7 et la proximité de la vallée de la Durance placent la commune sur un axe de circulation important entre l'axe rhodanien et la Provence intérieure. Cette accessibilité, combinée à des prix plus mesurés qu'à Avignon ou Aix-en-Provence, nourrit une demande de ménages qui travaillent dans les grands pôles voisins.
Oui, l'agriculture et la logistique agroalimentaire restent structurantes. Les terres cultivées couvrent près de 68 % de la commune, et le marché d'intérêt national, créé en 1965, est l'un des principaux pôles de négoce de fruits et légumes en Europe. Cette économie alimente un bassin d'emploi saisonnier et logistique qui soutient le marché locatif. Pour un propriétaire, cela signifie une demande de location régulière, notamment sur les petites surfaces proches du centre et des zones d'activité.
Le taux de logements vacants, supérieur à 10 % selon l'INSEE, rappelle qu'un bien mal situé ou à rénover peut mettre du temps à trouver preneur : le prix d'affichage doit se caler sur des références de vente récentes. La commune est concernée par le risque d'inondation lié à la Durance, ce qui rend utile la consultation du plan de prévention des risques et de l'état des risques avant toute transaction. Les diagnostics obligatoires, dont le DPE, restent à jour au dossier.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).