Le prix au m² moyen à Chambourcy s'établit à 3 724 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 32 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Chambourcy, commune résidentielle des Yvelines proche de Saint-Germain-en-Laye.
Le prix moyen d'un appartement à Chambourcy s'établit à 3 724 €/m², d'après les transactions enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. La maison, qui structure l'essentiel du parc de cette commune pavillonnaire, se négocie en moyenne autour de 4 546 €/m². L'écart entre les deux reflète une demande orientée vers l'habitat individuel, dans un cadre résidentiel proche de Saint-Germain-en-Laye. La moyenne recouvre des biens très différents : pavillons des lotissements de coteau, maisons de meulière anciennes, appartements des petites résidences du bourg. La surface du terrain, l'exposition et la proximité des accès routiers vers La Défense expliquent une part des écarts. Les chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les ventes réellement conclues.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Chambourcy dépend d'abord de la demande francilienne pour les communes résidentielles de l'ouest parisien. Les acheteurs sont des ménages aisés qui arbitrent entre plusieurs communes de la boucle de Seine et de la forêt de Saint-Germain, ce qui aligne les valeurs de Chambourcy sur celles de ses voisines les plus recherchées. La rareté du foncier et le caractère pavillonnaire de la commune limitent l'offre nouvelle et entretiennent la tension.
Deux dynamiques pèsent sur les années à venir. Le renchérissement du crédit a pu freiner certains acheteurs et allonger les délais de vente sur les biens les plus chers, alors que la performance énergétique devient un critère de sélection sur les maisons anciennes de meulière. Dans le même temps, la demande structurelle pour un cadre vert proche de Paris reste solide, ce qui soutient les valeurs des biens familiaux bien entretenus et bien placés.
Commune pavillonnaire proche de Saint-Germain-en-Laye, Chambourcy se tient à un niveau voisin de Poissy et de Marly-le-Roi, tout en restant sous les communes les plus cotées de la boucle de Seine comme Le Pecq. Son marché reste porté par la maison individuelle et un environnement boisé recherché.
Chambourcy est un ancien village agricole du plateau qui domine la boucle de la Seine, en bordure de la forêt de Saint-Germain. Longtemps tournée vers la vigne et les cultures maraîchères qui approvisionnaient la cour et la capitale, la commune vivait à l'ombre de la ville royale voisine, Saint-Germain-en-Laye. Son territoire, coupé de coteaux boisés, a conservé jusqu'au XIXe siècle un caractère rural marqué par les fermes et les propriétés de plaisance.
La commune garde un ensemble singulier hérité du siècle des Lumières, le Désert de Retz, un jardin pittoresque aménagé à la fin du XVIIIe siècle par François Racine de Monville. On y trouve une série de fabriques, dont une colonne brisée habitée qui a fasciné écrivains et architectes, de l'entourage de Marie-Antoinette aux surréalistes. Ce parc, restauré et ouvert au public, ancre l'identité patrimoniale de Chambourcy et rappelle la vocation résidentielle ancienne de ce secteur des Yvelines.
Au XXe siècle, la proximité de Saint-Germain-en-Laye et l'amélioration des liaisons routières transforment le village en commune résidentielle recherchée de l'ouest francilien. Les coteaux se couvrent de lotissements pavillonnaires, tandis que le bourg conserve son échelle. L'ouverture de l'autoroute A14 vers La Défense, puis l'implantation de golfs et d'équipements de loisirs, achèvent d'installer Chambourcy dans le paysage des communes aisées de la grande couronne.
Selon l'INSEE, Chambourcy compte près de 5 800 habitants et présente le profil des communes résidentielles aisées de l'ouest des Yvelines. Le parc est dominé par la maison individuelle, avec une part limitée d'appartements dans de petites résidences. Les acheteurs sont surtout des familles installées ou en installation : cadres et professions libérales qui travaillent à La Défense, à Paris ou dans les pôles d'emploi de la vallée de la Seine, attirés par le cadre vert, la proximité de la forêt de Saint-Germain et la qualité des écoles. La demande est portée par la recherche d'une maison avec jardin à distance raisonnable de la capitale, ce qui maintient des valeurs élevées malgré la taille modeste de la commune.
Le prix moyen d'un appartement est de 3 724 €/m² et celui d'une maison d'environ 4 546 €/m², d'après les ventes enregistrées par les notaires dans la base DVF. Ce sont des moyennes communales qui agrègent des biens variés : un pavillon de coteau, une maison de meulière ancienne et un appartement de petite résidence ne se situent pas au même niveau. La surface du terrain, la qualité de la construction et l'accès aux axes vers Paris pèsent sur le prix final.
La commune bénéficie d'une position recherchée de l'ouest francilien, à côté de Saint-Germain-en-Laye, dans un environnement boisé et bien desservi vers La Défense et Paris. La demande de familles pour des maisons avec jardin y est forte, alors que l'offre reste limitée par la taille de la commune et la rareté du foncier. Cette tension soutient des niveaux nettement au-dessus de la moyenne nationale.
Le parc de Chambourcy est très majoritairement composé de maisons, du pavillon de lotissement à la demeure ancienne. Les appartements existent mais restent minoritaires, répartis dans quelques résidences du bourg. Un acheteur en quête d'un logement plus petit ou d'un investissement locatif dispose donc d'un choix restreint, tandis que les familles trouvent l'essentiel de l'offre du côté de la maison individuelle.
L'autoroute A14, à péage et souvent fluide, relie directement le secteur à La Défense et à Paris. Les gares de Saint-Germain-en-Laye et de Poissy, proches, donnent accès au RER A et aux lignes Transilien vers la capitale. Cette accessibilité, combinée au cadre résidentiel, explique une bonne part de l'attractivité de la commune auprès des actifs franciliens.
Sur les coteaux, la nature du sous-sol et la présence d'anciennes carrières de gypse peuvent justifier une vigilance sur la stabilité des terrains : le plan de prévention des risques est à consulter. Les abords du Désert de Retz et de la forêt de Saint-Germain sont soumis à des protections qui encadrent les travaux. Enfin, sur les maisons anciennes, le diagnostic de performance énergétique et l'état de la toiture et des menuiseries orientent la négociation.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).