Le prix au m² moyen à Charenton-le-Pont s'établit à 7 384 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 320 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Charenton-le-Pont, entre la Marne et la limite parisienne.
Le prix moyen constaté à Charenton-le-Pont s'établit à 7 384 €/m². Cette moyenne recouvre un parc presque exclusivement collectif : selon l'INSEE, 97,9 % des logements sont des appartements, sur un territoire de 1,85 km² coupé par la ligne ferroviaire de Paris à Lyon et par l'autoroute A4. Les écarts se jouent d'un secteur à l'autre, entre le centre ancien autour de Charenton-Écoles, les immeubles des années 1960 et 1970 du quartier Bercy, et les adresses proches du bois de Vincennes. Ces valeurs proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Après 8 291 €/m² en 2021, le prix moyen à Charenton-le-Pont atteint 7 384 €/m² en 2026, soit environ -11 % sur la période.
Le premier moteur du marché local est la contrainte foncière. Sur 1,85 km² entièrement bâtis, avec plus de 15 000 habitants au kilomètre carré, la commune n'a plus de terrain libre : l'offre repose presque uniquement sur la revente d'un parc collectif constitué au XXe siècle. Le volume de transactions reste étroit, de l'ordre de trois cents ventes par an, ce qui rend les moyennes sensibles à la composition des biens vendus une année donnée. La population a par ailleurs reculé depuis 2017, signe d'un desserrement des ménages plus que d'une perte d'attractivité.
Le second moteur est la transformation du secteur ouest. La ZAC Charenton-Bercy, portée par la ville, Grand Paris Aménagement et Bouygues Immobilier, prévoit environ 408 000 m² de surface de plancher sur une vingtaine d'hectares, entre Bercy 2 et la voie ferrée, avec logements, bureaux, commerces et équipements. Le premier permis de construire a été délivré en juin 2024. Ce chantier de long terme, qui doit reconnecter la commune à la Seine et à Paris, sera à suivre : il modifiera l'offre neuve, aujourd'hui quasi inexistante, et l'image du quartier Bercy.
Charenton-le-Pont se place dans le haut du marché du Val-de-Marne, nettement au-dessus de Vitry-sur-Seine et devant Montreuil. Les niveaux restent toutefois en retrait de ceux de Paris, dont la commune est limitrophe.
Le nom de la commune associe Charenton, dont la racine renvoie à la pierre et aux anciennes carrières de calcaire, et le pont sur la Marne mentionné dès le VIIe siècle. Ce passage vers Paris par le sud-est explique une histoire militaire chargée : un fort y est attesté au début du XIVe siècle, la localité est prise par les calvinistes en 1567, puis reprise par Henri IV le 25 avril 1590. Le territoire se composait alors de trois noyaux distincts, Charenton autour du pont, Conflans avec son château archiépiscopal, et Bercy le long de la Seine, ce qui explique la juxtaposition de tissus urbains encore lisible aujourd'hui.
Charenton doit aussi sa notoriété au protestantisme. Un édit du 1er août 1606 autorise les réformés de Paris à y bâtir un temple, remplacé par un édifice de Salomon de Brosse achevé en 1624, où se tient un synode national en 1631. Le bâtiment est détruit en 1685, après la révocation de l'édit de Nantes. La commune est créée en 1790 sous le nom de Conflans-l'Archevêque et prend celui de Charenton-le-Pont en 1801. En février 1814, le pont est le théâtre de combats lors de l'avancée des armées étrangères sur Paris, avant la capitulation de la capitale le 30 mars.
Le XIXe siècle fixe la forme de la ville : la ligne de chemin de fer de Paris à Lyon, construite entre 1847 et 1849, coupe le territoire en deux, tandis que les activités de bord d'eau, le commerce du vin et les entrepôts se développent le long de la Seine. En 1929, le rattachement du bois de Vincennes à Paris réduit encore la commune, ramenée à 1,85 km². Le métro arrive le 5 octobre 1942 avec les stations Liberté et Charenton-Écoles. L'autoroute A4, ouverte au début des années 1970, sépare la ville de ses berges, et le centre commercial Bercy 2, dessiné par Renzo Piano, est inauguré le 24 avril 1990.
Charenton-le-Pont compte 28 830 habitants sur 1,85 km², soit l'une des densités les plus fortes de la petite couronne. Selon l'INSEE, le parc compte près de 16 000 logements, dont 97,9 % d'appartements : la maison individuelle y est une exception. Les résidences principales représentent 87 % des logements et les résidences secondaires environ 4,5 %, un profil de ville habitée à l'année. La location domine, avec près de 57 % de locataires contre 40 % de propriétaires occupants. Les acquéreurs sont surtout des ménages actifs travaillant à Paris, à quelques stations de la ligne 8, et des locataires charentonnais qui accèdent à la propriété sans quitter la commune.
Le prix moyen au mètre carré à Charenton-le-Pont s'établit à 7 384 €/m², toutes typologies d'appartements confondues. Ce chiffre est calculé à partir de la base DVF, qui recense les ventes réellement enregistrées chez les notaires, et non des annonces. Il s'agit d'une moyenne communale : un studio dans un immeuble des années 1970 et un appartement familial rénové du centre ancien s'en écartent nettement. Une estimation en ligne permet de situer votre bien plus précisément.
La commune est découpée en cinq quartiers : Centre, Pont, Bercy, Valmy et Pasteur. Le centre ancien, autour de la rue de Paris et de la station Charenton-Écoles, concentre les commerces et le bâti le plus recherché. Le secteur Valmy, au nord, bénéficie de la proximité du bois de Vincennes. À l'ouest, le quartier Bercy est marqué par les grands programmes des années 1960 et 1970 et par la coupure de l'autoroute A4.
La ville est desservie par la ligne 8 du métro, avec les stations Liberté et Charenton-Écoles, ouvertes le 5 octobre 1942 lors du prolongement depuis Porte de Charenton. Le trajet vers le centre de Paris se fait sans changement. Plusieurs lignes de bus complètent la desserte, et l'autoroute A4 ainsi que le boulevard périphérique passent en limite de commune. La proximité de la gare de Lyon facilite aussi les déplacements en province.
La question se pose peu : selon l'INSEE, 97,9 % des logements sont des appartements. Les quelques maisons de ville subsistent surtout dans les rues anciennes du centre et vers Conflans, changent rarement de mains et se vendent au-dessus de la moyenne communale. Un acheteur qui cherche une maison avec jardin trouvera davantage de choix à Maisons-Alfort ou à Saint-Maurice, communes limitrophes au tissu pavillonnaire plus développé.
Deux points reviennent souvent. Le bruit d'abord : l'autoroute A4 et la ligne ferroviaire de Paris à Lyon traversent la commune, et le classement sonore des infrastructures impose des exigences d'isolation acoustique sur les secteurs concernés, un point que les acheteurs vérifient. Le parc étant presque entièrement en copropriété, les documents de copropriété, dont les procès-verbaux d'assemblée et l'état des charges, sont à réunir tôt : ils conditionnent le calendrier de la vente.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).