Le prix au m² moyen à Châteauneuf-les-Martigues s'établit à 3 624 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 66 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Châteauneuf-les-Martigues, au sud de l'étang de Berre, dans les Bouches-du-Rhône.
Le prix moyen des appartements à Châteauneuf-les-Martigues s'établit à 3 624 €/m², d'après les transactions DVF réellement enregistrées chez les notaires. Cette moyenne recouvre un parc contrasté : appartements du centre-village provençal groupé autour de son ancien castrum, résidences plus récentes de la plaine littorale et logements des secteurs proches de l'étang de Berre et du hameau de La Mède. L'exposition, l'étage, la présence d'un extérieur, l'état du bien et sa distance aux nuisances industrielles de la façade de l'étang font varier fortement la valeur d'un logement. La position de la commune, entre Marignane et Martigues et à portée de l'agglomération marseillaise, soutient une demande résidentielle régulière tout en maintenant les prix en deçà des stations balnéaires de la côte bleue voisine.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Châteauneuf-les-Martigues reste actif pour une commune de cette taille, avec de l'ordre de soixante-cinq ventes d'appartements enregistrées chaque année dans les données DVF. Cette activité tient à la fonction résidentielle de la commune, dont le parc de logements sert avant tout de résidences principales à des ménages installés à l'année. L'offre se répartit entre le centre-village ancien, les lotissements pavillonnaires et les résidences de la plaine littorale, et les transactions portent surtout sur des reventes dans le tissu existant.
Plusieurs facteurs soutiennent ce niveau de prix. La position de la commune entre les pôles d'emploi de l'étang de Berre, l'aéroport de Marignane et l'agglomération marseillaise entretient une demande qui dépasse le seul bassin local, tout en offrant des prix plus accessibles que les stations balnéaires de la côte bleue. À l'inverse, la proximité de la façade industrielle et des installations de l'étang de Berre borne la progression des valeurs sur certains secteurs et explique un niveau inférieur à celui des communes littorales les plus recherchées du secteur.
Châteauneuf-les-Martigues se situe au-dessus de Marignane et de Martigues, ses voisines directes des rives de l'étang de Berre, mais nettement en dessous de Sausset-les-Pins, station balnéaire de la côte bleue toute proche. Ce positionnement reflète un marché résidentiel de fond, plus abordable que le littoral le plus recherché du secteur.
L'occupation humaine du site est très ancienne. Entre 900 et 500 avant notre ère, des groupes d'origine celto-ligure fréquentent les abords de l'étang de Berre et installent un oppidum sur le plateau rocheux qui domine le sud du village actuel. La commune abrite surtout l'abri de la Font-des-Pigeons, un site préhistorique du Mésolithique dont la phase finale a donné son nom au Castelnovien, période caractérisée par le passage progressif du Mésolithique au Néolithique.
Au Moyen Âge, la commune se structure autour de son château, le Castrum Novum, mentionné par écrit dès le onzième siècle et à l'origine de son nom. Le village provençal se développe peu à peu à son pied et passe au treizième siècle dans le domaine des comtes des Baux. Cette organisation autour du castrum et de son église marque durablement la trame du centre ancien.
Le vingtième siècle transforme profondément le territoire. L'industrialisation des rives de l'étang de Berre, avec notamment la mise en service de la raffinerie de La Mède en 1935, l'installation de la façade industrielle, le canal de Marseille au Rhône, le chemin de fer, la proximité de l'aéroport de Marignane et l'autoroute A55, fait basculer la commune d'un profil rural vers une position de banlieue résidentielle et industrielle. Cet héritage coexiste aujourd'hui avec des espaces naturels préservés : la plage du Jaï le long de l'étang de Berre, l'étang de Bolmon et les collines de la chaîne de la Nerthe.
Châteauneuf-les-Martigues compte 18 455 habitants, appelés les Châteauneuvais. Commune de taille moyenne au sud de l'étang de Berre, elle occupe une position charnière entre le bassin industriel de l'étang, les stations de la côte bleue et l'agglomération marseillaise, distante d'une vingtaine de kilomètres. Le marché s'adresse d'abord à une population installée à l'année : familles, actifs travaillant sur les pôles d'emploi de Marignane, de Martigues et de Marseille, et ménages recherchant un cadre plus abordable que le littoral voisin. Le tissu mêle le centre-village ancien, des lotissements pavillonnaires, des résidences de la plaine littorale et le secteur de La Mède. Les biens dotés d'un extérieur et à l'écart des nuisances industrielles restent les plus recherchés.
Le prix moyen des appartements à Châteauneuf-les-Martigues est de 3 624 €/m², d'après les transactions DVF réellement actées chez les notaires. Cette moyenne recouvre des écarts importants selon le secteur, l'étage, la présence d'une terrasse ou d'un extérieur, l'état du bien et sa distance aux zones industrielles de l'étang de Berre. Un appartement récent du centre et un logement d'un secteur plus exposé ne se négocient pas au même niveau.
La commune juxtapose des ambiances très différentes. Le centre-village provençal, les lotissements des collines de la chaîne de la Nerthe et les résidences de la plaine littorale n'offrent ni le même cadre ni la même tranquillité. La proximité de la façade industrielle de l'étang de Berre et du hameau de La Mède pèse sur certains secteurs, tandis que les logements orientés vers les espaces naturels, la plage du Jaï ou les hauteurs se situent plutôt en haut de fourchette.
La commune est traversée par l'autoroute A55, qui relie Marseille à Martigues et à Fos-sur-Mer. L'aéroport de Marseille-Provence, à Marignane, est tout proche, à quelques kilomètres. La gare la plus proche se trouve sur la ligne de la côte bleue reliant Marseille à Miramas par le littoral. Cette accessibilité vers les grands pôles d'emploi de l'ouest de l'agglomération marseillaise est un moteur de la demande résidentielle.
Le prix de référence de 3 624 €/m² porte sur les appartements. La commune conserve toutefois une part importante de maisons individuelles et de villas, dans le centre ancien comme dans les lotissements pavillonnaires des collines. Ces biens, plus rares à la vente, se négocient généralement au-dessus du niveau des appartements, du fait de leur surface et de leur extérieur. Le choix dépend surtout de l'usage visé et du budget disponible.
Le marché repose sur une demande résidentielle de fond, alimentée par la position de la commune entre Marignane, Martigues et Marseille et par des prix plus mesurés que sur le littoral de la côte bleue. La proximité des bassins d'emploi industriels et aéroportuaires, la présence d'espaces naturels comme la plage du Jaï et l'étang de Bolmon, et une offre de logements variée entretiennent une rotation régulière des ventes sur une commune de cette taille.
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Estimer mon bienCette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).