Le prix au m² moyen à Châtenoy-le-Royal s'établit à 1 700 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 21 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Châtenoy-le-Royal, en Saône-et-Loire.
À Châtenoy-le-Royal, le prix moyen s'établit autour de 1 700 €/m². Cette moyenne correspond à un marché de banlieue résidentielle de Chalon-sur-Saône, dominé par la maison individuelle, l'appartement représentant environ un quart du parc. Les écarts tiennent à l'emplacement, entre les lotissements pavillonnaires, le centre ancien et les abords des rivières Orbize et Thalie, ainsi qu'à l'ancienneté et à l'état des biens. Ces valeurs proviennent des données DVF, qui recensent les transactions réellement enregistrées chez les notaires, à la différence des prix affichés dans les annonces.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Châtenoy-le-Royal est porté par la demande résidentielle de l'agglomération de Chalon-sur-Saône. La proximité immédiate de la ville, de ses emplois et de ses services entretient une demande familiale régulière, orientée vers la maison individuelle avec jardin. La commune, largement pavillonnaire, offre un compromis entre cadre résidentiel et budget maîtrisé, ce qui la rend attractive pour les primo-accédants et les ménages du Grand Chalon. Le volume de transactions dépend surtout de la conjoncture locale et des conditions de financement.
Au sein de la Saône-et-Loire, Châtenoy-le-Royal se situe au-dessus de sa voisine Chalon-sur-Saône et de villes comme Le Creusot, plus abordables, mais très en dessous des communes de l'agglomération dijonnaise, plus chères. Ce positionnement reflète un marché de couronne résidentielle, tributaire de la santé économique du bassin chalonnais. La prédominance de propriétaires occupants et la faible part de résidences secondaires limitent la rotation des biens, ce qui rend les prix sensibles à la qualité et à l'emplacement de chaque maison plutôt qu'à des flux d'acheteurs extérieurs.
Châtenoy-le-Royal se place au-dessus de Chalon-sur-Saône et du Creusot, plus abordables, mais reste nettement en dessous de Dijon.
Le nom de Châtenoy-le-Royal dérive du latin Castenetum, la chênaie, à l'origine de la forme Châtenoy. La commune conserve des traces gallo-romaines : elle était traversée par la voie d'Agrippa reliant Chalon à Autun, et une borne milliaire du IIIe siècle, dédiée à l'empereur Maximin, y a été découverte ; elle indique la distance depuis Autun et se trouve aujourd'hui au musée Denon de Chalon-sur-Saône. Le village dépendait autrefois de la châtellenie de Germolles. La première église remonte à 1283, sous le patronage des moines bénédictins de Saint-Pierre de Chalon.
Longtemps rurale, la commune reste une petite localité agricole aux portes de Chalon-sur-Saône. Dans la première moitié du XIXe siècle, elle accueille une station du télégraphe aérien, supprimée en 1853 lorsque le télégraphe électrique la rend obsolète. Sous la Révolution, la commune porte un temps le nom de Châtenoy-le-National, avant de retrouver la forme Châtenoy-le-Royal. Son territoire, traversé par l'Orbize et la Thalie, mêle terres cultivées et hameaux anciens. La population, très modeste, ne dépasse pas quelques centaines d'habitants pendant une grande partie du XIXe siècle.
C'est au XXe siècle que Châtenoy-le-Royal se transforme en banlieue de Chalon-sur-Saône. À trois kilomètres au nord-ouest du centre, la commune profite de l'expansion de l'agglomération et de son industrie pour se peupler rapidement : d'environ 323 habitants en 1793, elle passe à plus de 6 000 habitants aujourd'hui, soit environ 6 267 selon l'INSEE. Des lotissements pavillonnaires et des équipements accompagnent cette croissance. Intégrée au Grand Chalon, la commune constitue désormais une couronne résidentielle de la ville, tout en conservant son centre ancien et ses cours d'eau.
Selon l'INSEE, Châtenoy-le-Royal compte environ 6 267 habitants. Le parc est occupé à près de neuf logements sur dix en résidence principale, signe d'une commune résidentielle stable. Les propriétaires y représentent environ sept ménages sur dix, et la maison individuelle domine, avec environ trois logements sur quatre, contre un quart d'appartements. Ce profil attire des familles et des actifs travaillant à Chalon-sur-Saône et dans le Grand Chalon, à la recherche d'un pavillon abordable proche de la ville. L'appartement, minoritaire, s'adresse surtout à de petits ménages et à des primo-accédants.
Le prix moyen s'établit autour de 1 700 €/m² à Châtenoy-le-Royal, selon les transactions DVF enregistrées chez les notaires. Cette moyenne recouvre un marché dominé par la maison individuelle, avec des écarts selon l'emplacement, la surface du terrain et l'ancienneté du bien. Les appartements, qui forment environ un quart du parc, se négocient dans des fourchettes différentes. Une estimation fiable suppose d'examiner les caractéristiques précises du logement.
La commune associe un centre ancien, organisé autour de l'église, à de vastes secteurs pavillonnaires développés au XXe siècle avec l'essor de la banlieue chalonnaise. Les abords des rivières Orbize et Thalie et les franges proches de la campagne offrent un cadre plus vert, tandis que les quartiers proches de Chalon-sur-Saône bénéficient de la proximité des services. L'ensemble reste homogène et résidentiel, sans forte disparité de valeurs d'un quartier à l'autre.
Châtenoy-le-Royal est limitrophe de Chalon-sur-Saône, à environ trois kilomètres au nord-ouest du centre. Les déplacements se font essentiellement par la route et le réseau de bus du Grand Chalon. La gare de Chalon-sur-Saône, desservie par des TGV et des TER, permet de rejoindre Dijon, Lyon et Paris. Cette proximité immédiate de la ville et de ses services explique une part de l'attrait résidentiel de la commune pour les actifs de l'agglomération.
Le marché est dominé par la maison individuelle, qui représente environ trois logements sur quatre et l'essentiel des transactions. L'offre d'appartements, autour d'un quart du parc, s'adresse plutôt à de petits ménages et à des primo-accédants. Les maisons avec jardin attirent les familles à la recherche d'espace à budget maîtrisé, à proximité de Chalon-sur-Saône. Le choix dépend surtout du budget, du besoin de terrain et de la proximité souhaitée avec la ville.
Châtenoy-le-Royal appartient à l'agglomération chalonnaise, où les niveaux de prix sont globalement plus modérés qu'en cœur des grandes métropoles bourguignonnes. La commune conserve un caractère de banlieue pavillonnaire, avec une offre de maisons relativement disponible. La demande, essentiellement locale et familiale, dépend du pouvoir d'achat des ménages et des conditions de crédit. Cette combinaison maintient des prix mesurés, supérieurs à ceux de Chalon-sur-Saône mais nettement inférieurs à ceux de Dijon.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).