Le prix au m² moyen à Clichy-sous-Bois s'établit à 1 995 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Pour une maison ou une villa, il est de 3 381 €/m². Environ 87 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Clichy-sous-Bois, ville de l'est parisien en renouvellement, dans la Seine-Saint-Denis.
Le prix moyen des appartements à Clichy-sous-Bois ressort à 1 995 €/m², d'après les ventes réellement enregistrées dans la base DVF tenue par les notaires. C'est l'un des niveaux les plus bas de la Seine-Saint-Denis et de la proche couronne parisienne, très en retrait des communes voisines mieux desservies. Le marché des maisons se situe nettement plus haut, autour de 3 381 €/m², un écart marqué qui tient à la rareté du pavillon dans une commune où l'habitat collectif domine largement le parc. Cette différence entre appartement et maison est l'une des plus fortes du secteur. L'état du logement, sa performance énergétique, la copropriété et la distance aux nouvelles stations de tramway pèsent lourd dans la valeur d'un bien à l'autre. Ces repères issus des transactions signées chez les notaires donnent une base communale fiable ; une estimation précise s'appuie ensuite sur des ventes comparables, examinées bien par bien.
Maison : 3 381 €/m²
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Clichy-sous-Bois est porté par une demande locale de primo-accédants et par la recherche de prix bas dans un rayon proche de Paris. La rénovation urbaine engagée depuis plus d'une décennie transforme lentement l'image de la commune, avec des démolitions, des reconstructions et une requalification des espaces publics. La performance énergétique est devenue un critère de négociation majeur sur un parc de copropriétés parfois anciennes, où les logements énergivores subissent une décote.
L'arrivée du tramway et la perspective des futures liaisons du réseau francilien constituent le principal moteur de valorisation à moyen terme. Pour un vendeur, un logement rénové, dans une copropriété saine et proche d'une station, se distingue nettement sur ce marché. À l'inverse, un bien situé dans une copropriété en difficulté ou classé en passoire thermique met plus de temps à trouver preneur et se vend avec une décote sensible.
Clichy-sous-Bois affiche des prix nettement inférieurs à ceux de ses voisines mieux desservies, comme Livry-Gargan, Le Raincy ou Gagny, qui bénéficient d'un habitat pavillonnaire et de gares plus anciennes.
Clichy-sous-Bois occupe un plateau boisé de l'est parisien, à une dizaine de kilomètres de Paris, sur l'emprise de l'ancienne forêt de Bondy dont il subsiste des fragments. Le lieu a une origine ancienne, avec une commanderie templière attestée au XIIIe siècle, mais la commune est longtemps restée un bourg rural et une villégiature boisée avant de basculer dans l'urbanisation de masse.
À partir du milieu des années 1950, de vastes ensembles de logements sortent de terre pour répondre à la crise du logement de la région parisienne. La copropriété du Chêne-Pointu et les grands ensembles voisins accueillent des milliers de familles, mais le manque de transports lourds et les difficultés de gestion des copropriétés fragilisent durablement la commune. Clichy-sous-Bois est longtemps restée l'une des villes les plus mal reliées de la petite couronne.
La ville a connu une visibilité nationale à l'automne 2005. Depuis, elle est engagée dans un long programme de rénovation urbaine, avec la démolition et la requalification de plusieurs ensembles. L'arrivée du tramway T4 prolongé, mis en service en 2019, a enfin doté la commune d'une desserte en transport en commun structurante, un tournant attendu pour son désenclavement et pour son marché immobilier.
Clichy-sous-Bois compte près de 29 000 habitants et reste une commune populaire de la Seine-Saint-Denis. Le marché s'adresse d'abord à des ménages aux budgets contraints qui accèdent à la propriété via l'appartement en copropriété, à des prix parmi les plus abordables de la proche couronne. Les rares maisons attirent des familles installées qui recherchent un pavillon avec jardin sans quitter le secteur. Le renouvellement urbain et l'arrivée du tramway commencent à faire évoluer le profil des acquéreurs, avec des acheteurs attirés par le rapport prix-proximité de Paris, dans une commune encore en pleine transformation.
Le prix moyen des appartements à Clichy-sous-Bois est de 1 995 €/m², d'après les transactions DVF actées chez les notaires. Cette moyenne recouvre des situations très différentes selon la copropriété, l'étage, l'état du logement et sa performance énergétique. Les biens en copropriété fragile ou classés en passoire thermique se négocient sous cette valeur. Une estimation fiable s'appuie sur des ventes récentes comparables plutôt que sur la seule moyenne communale.
À Clichy-sous-Bois, le prix des maisons avoisine 3 381 €/m², bien au-dessus des appartements. Le parc est très majoritairement composé de logements collectifs hérités des grands ensembles, ce qui rend le pavillon rare et recherché. Cette rareté, associée à la demande de familles cherchant un jardin, explique un écart nettement plus élevé que dans la plupart des communes voisines.
La mise en service du prolongement du tramway T4 en 2019 a désenclavé une commune longtemps mal desservie. Cette nouvelle desserte améliore l'accès aux gares et aux pôles d'emploi de l'est parisien, un facteur qui soutient progressivement la valeur des logements situés à proximité des stations. L'effet se lit surtout sur les biens rénovés et bien placés.
La commune mêle de grands ensembles en cours de rénovation, comme le secteur du Chêne-Pointu, des zones pavillonnaires plus anciennes et des franges boisées héritées de la forêt de Bondy. Les prix varient fortement d'un secteur à l'autre selon l'état de la copropriété, la proximité du tramway et la présence d'espaces verts. Cette hétérogénéité rend l'examen au cas par cas indispensable.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).