Le prix au m² moyen à Clohars-Carnoët s'établit à 4 414 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 14 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Clohars-Carnoët, sur le littoral sud du Finistère, entre ports et forêt de Carnoët.
À Clohars-Carnoët, le prix de référence s'établit à 4 414 €/m² pour un appartement. Ce niveau reflète un marché du littoral sud du Finistère, porté par la double attractivité des ports de Doëlan et du Pouldu et par la proximité de Quimperlé. La maison individuelle domine largement le parc, entre bourg, hameaux et façade maritime, tandis que l'offre d'appartements reste concentrée près des ports et du bourg. Ces valeurs proviennent des données DVF, c'est-à-dire des transactions réellement enregistrées chez les notaires, et non d'estimations d'annonces. Elles donnent un ordre de grandeur : chaque bien reste à évaluer selon son état, son emplacement et sa proximité du littoral.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Clohars-Carnoët est porté par l'attractivité du littoral sud du Finistère : la présence de deux ports, de plages labellisées Pavillon Bleu et du GR34 soutient une demande de résidences secondaires qui vient s'ajouter à la demande résidentielle liée au bassin de Quimperlé. Le volume annuel de transactions reste limité, ce qui rend chaque vente sensible à ses caractéristiques propres, proximité du rivage, vue, état du bien, plus qu'à une seule tendance de marché.
À plus long terme, la trajectoire des prix dépend de la rareté du foncier constructible sur le littoral, encadrée par la loi littoral, et de l'attractivité touristique et patrimoniale de la commune, entre ports, plages et forêt de Carnoët. La performance énergétique devient également un critère de plus en plus déterminant dans la valorisation des biens, notamment sur le bâti ancien des hameaux et du bourg.
Clohars-Carnoët affiche des prix nettement supérieurs à ceux de ses voisines : la commune se situe au-dessus de Moëlan-sur-Mer, de Quimperlé et de Lorient, portée par son littoral et ses deux ports.
Le nom de Clohars-Carnoët trouve son origine dans le vieux breton clut, la renommée, et uual, la valeur. Le second élément, Carnoët, a été ajouté pour distinguer la commune de son homonyme Clohars-Fouesnant, dans le sud du Finistère : il désigne la forêt qui occupe la partie nord du territoire communal, au bord de la Laïta. La commune se développe entre le Xe et le XIe siècle, avec le défrichement progressif de cette forêt.
Vers 1040, la comtesse Judith, épouse d'Alain Canhiart, fait don à l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé du petit port de Doëlan, qui devient alors un prieuré. En 1177, l'abbé Maurice, venu de l'abbaye de Langonnet, fonde sur les rives de la Laïta l'abbaye Notre-Dame de Carnoët, qui prendra plus tard le nom d'abbaye Saint-Maurice-de-Carnoët. Le site, aujourd'hui en ruines dans la forêt de Carnoët, a été racheté en 1991 par le Conservatoire du littoral, qui en assure depuis la restauration sur près de 123 hectares.
À la fin du XIXe siècle, le port du Pouldu attire Paul Gauguin et plusieurs peintres de l'école de Pont-Aven, qui y séjournent à plusieurs reprises et y peignent la côte et ses falaises. Cette histoire artistique reste inscrite dans l'identité de la commune, aujourd'hui tournée vers le tourisme littoral, avec ses plages labellisées Pavillon Bleu, le sentier des douaniers du GR34 et ses deux ports, Doëlan et le Pouldu, qui structurent la vie locale entre pêche, plaisance et villégiature.
Selon l'INSEE, Clohars-Carnoët compte environ 4 708 habitants, une population qui progresse avec l'attrait du littoral sud-finistérien. Le marché s'adresse à la fois à des résidents à l'année, souvent des familles ou des actifs gravitant autour de Quimperlé, et à des acquéreurs de résidences secondaires attirés par les ports de Doëlan et du Pouldu et les plages du secteur. Le parc de logements est dominé par la maison individuelle, en bourg, en hameau ou en front de mer, avec une offre d'appartements plus restreinte concentrée près des ports. Cette double demande, résidentielle et secondaire, contribue à soutenir les prix sur les biens les mieux situés.
Le prix de référence à Clohars-Carnoët s'établit à 4 414 €/m² pour un appartement. Ce chiffre provient des données DVF, les ventes réellement signées chez les notaires. Il s'agit d'une moyenne : selon la proximité du littoral, l'état du bien et son exposition, un logement proche des ports de Doëlan ou du Pouldu peut s'écarter sensiblement de cette base.
Les ports de Doëlan et du Pouldu concentrent une bonne partie de la demande, avec des maisons proches de l'eau et une ambiance de village de pêcheurs. Le bourg offre les commerces et les écoles au quotidien. Les hameaux à l'intérieur des terres, plus proches de la forêt de Carnoët, attirent des acheteurs en quête de calme, à des prix généralement plus accessibles que sur la façade maritime.
Clohars-Carnoët se situe à une dizaine de minutes de Quimperlé, qui dispose d'une gare desservie par des trains vers Lorient, Quimper et Rennes. Lorient, avec son bassin d'emploi et son aéroport, reste accessible en une vingtaine de minutes de route. Cette position permet de profiter du cadre littoral tout en restant proche des pôles d'emploi et de services du secteur.
Le marché local est très majoritairement un marché de maisons, qu'il s'agisse du bourg, des hameaux ou des abords des ports. L'offre d'appartements reste limitée et se concentre surtout près de Doëlan et du Pouldu. Pour un acheteur, la maison individuelle constitue le produit dominant, tandis que l'appartement peut convenir à un pied-à-terre ou à un budget de résidence secondaire plus contenu.
Commune littorale, Clohars-Carnoët est soumise à la loi littoral, qui encadre la constructibilité près du rivage et dans les espaces proches du GR34 et de la forêt de Carnoët. Le site abbatial de Saint-Maurice et ses abords bénéficient également de protections patrimoniales et paysagères. Avant tout projet, il est utile de consulter le plan local d'urbanisme en mairie pour vérifier la constructibilité d'une parcelle et les règles applicables.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).