Le prix au m² moyen à Conflans-Sainte-Honorine s'établit à 3 191 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Pour une maison ou une villa, il est de 4 350 €/m². Environ 165 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Conflans-Sainte-Honorine, au confluent de la Seine et de l'Oise, dans les Yvelines.
Le prix moyen constaté à Conflans-Sainte-Honorine s'établit à 3 191 €/m². Cette moyenne recouvre un parc plutôt pavillonnaire : selon l'INSEE, les maisons représentent environ 52 % des logements et les appartements 46 %, dans une commune où plus de 92 % des logements sont des résidences principales. Le prix moyen relevé sur les maisons et villas ressort à 4 350 €/m², au-dessus de la moyenne communale, car la maison individuelle domine la demande locale. La position en bord de Seine, la proximité des gares et l'état énergétique du bien creusent les écarts d'un secteur à l'autre. Les chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Maison : 4 350 €/m²
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché local repose sur une demande de résidence principale, portée par des familles d'Île-de-France qui cherchent de l'espace à distance raisonnable de Paris. La ville profite de sa double desserte ferroviaire, RER A et lignes Transilien du réseau Saint-Lazare, et d'un parc à dominante pavillonnaire rare dans un environnement aussi proche de la capitale. Avec plus de 92 % de résidences principales selon l'INSEE, l'essentiel des transactions porte sur des logements occupés à l'année, ce qui donne un marché de fond, moins spéculatif que dans les communes de villégiature, et soutenu par un taux de propriétaires proche de 62 %.
L'offre nouvelle reste contrainte par la géographie de confluent et la présence de zones exposées au risque d'inondation, qui limitent le foncier constructible près des berges. L'activité se partage entre la vente de maisons anciennes de centre-ville et de coteaux, plus recherchées, et des appartements de programmes plus récents. Comme partout, la performance énergétique pèse désormais dans les négociations, en particulier sur le bâti ancien du secteur historique. La proximité des pôles d'emploi de la boucle de Seine et de Cergy-Pontoise entretient une demande régulière, sans à-coups marqués.
Au bord de la Seine et de l'Oise, Conflans-Sainte-Honorine se situe au niveau de Pontoise et de Cergy, ses voisines de l'autre rive, et nettement en dessous de villes plus cotées de la boucle comme Saint-Germain-en-Laye. La dominante pavillonnaire et l'éloignement relatif de Paris expliquent cet écart.
Le nom de la commune associe sa géographie et son histoire religieuse. Il vient du latin confluens, le confluent, ici celui de la Seine et de l'Oise, et de sainte Honorine, martyre gallo-romaine dont les reliques furent transférées à Conflans autour de 876. Un camp fortifié existe dès le haut Moyen Âge et la tour Montjoie, qui domine encore la vieille ville, sert longtemps de siège à la seigneurie. Un prieuré est établi vers 1080, avec des moines venus de Normandie. Le pèlerinage voué à la sainte et le droit de péage sur le fleuve fixent tôt le rôle de la ville sur la voie d'eau.
La révolution industrielle transforme ce bourg de confluent en capitale française de la batellerie. En 1855, l'immersion d'une chaîne de touage sur la Seine permet de haler les trains de péniches entre Paris et le confluent : les mariniers doivent faire étape à Conflans pour constituer leurs convois, ce qui y concentre le stationnement, l'avitaillement et les métiers du fleuve. La commune devient le point de rendez-vous du transport fluvial intérieur et gagne son surnom de capitale de la batellerie. L'arrivée du chemin de fer, avec une première ligne en 1877 puis la gare de Conflans-Sainte-Honorine en 1892, prolonge ce rôle de carrefour.
Cet héritage marinier reste visible aujourd'hui. Le musée de la Batellerie et des Voies navigables, installé dans le château du Prieuré, conserve la mémoire des gens du fleuve, et le pardon national de la batellerie rassemble chaque année la communauté fluviale autour de la péniche-chapelle amarrée en ville. Passée d'un bourg de mariniers à une commune résidentielle de la banlieue nord-ouest de Paris, Conflans-Sainte-Honorine compte désormais près de 37 000 habitants et figure parmi les villes les plus peuplées des Yvelines, tout en gardant son front de Seine et ses quais comme signature.
Selon l'INSEE, Conflans-Sainte-Honorine compte 36 958 habitants pour environ 15 800 logements, dont plus de 92 % de résidences principales : les résidences secondaires et les logements vacants restent marginaux. Le parc est à dominante individuelle, avec près de 52 % de maisons contre 46 % d'appartements, et environ 62 % des ménages en résidence principale sont propriétaires de leur logement. Le profil d'acheteur est donc surtout celui de la famille qui s'installe à l'année. Beaucoup viennent de Paris ou de la petite couronne et cherchent une maison ou un grand appartement à une trentaine de minutes de Saint-Lazare, dans une commune de bord de Seine mieux dotée en espace que l'agglomération parisienne, sans quitter le réseau ferré francilien.
Le prix moyen constaté est de 3 191 €/m², calculé à partir des transactions enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. Il s'agit d'une moyenne communale, qui mélange l'appartement des programmes récents et la maison de ville ou de faubourg. Le prix moyen relevé sur les maisons et villas atteint 4 350 €/m². Le secteur, la proximité d'une gare, la vue sur la Seine et l'année de construction expliquent l'essentiel des écarts. Une estimation sérieuse se cale sur des ventes comparables, pas sur la seule moyenne.
La ville s'organise autour de son centre historique, perché au-dessus de la Seine près de la tour Montjoie et de l'église Saint-Maclou, avec un bâti ancien et des rues pentues. Le secteur de Fin d'Oise, à la pointe du confluent, tient son nom de la gare et mêle habitat et desserte ferroviaire. Le quartier de Chennevières et les coteaux offrent un tissu plus pavillonnaire et résidentiel. Ces secteurs ne se vendent pas au même niveau : le front de Seine et les maisons des coteaux se distinguent des programmes collectifs plus récents.
La commune dispose de plusieurs gares. Conflans-Fin-d'Oise est desservie par le RER A, en direction de Cergy et de Paris, ainsi que par les lignes Transilien J et L du réseau Saint-Lazare. La gare de Conflans-Sainte-Honorine, sur la ligne J, relie directement Paris Saint-Lazare, situé à un peu moins de 25 kilomètres. Comptez de l'ordre de trente minutes pour rejoindre Paris. Cette double desserte, RER et Transilien, pèse sur la valeur des biens proches des gares et sur l'attrait de la ville pour les actifs franciliens.
L'offre y est plus équilibrée que dans beaucoup de communes franciliennes, puisque les maisons représentent environ 52 % des logements selon l'INSEE, contre 46 % d'appartements. On trouve aussi bien des maisons de ville dans le centre ancien que des pavillons sur les coteaux et dans les quartiers résidentiels. Les surfaces, les terrains et l'état des biens varient fortement, et le prix moyen des maisons se situe au-dessus de la moyenne communale. L'estimation d'une maison dépend donc surtout de son secteur, de sa vue et de sa performance énergétique.
La position au confluent de la Seine et de l'Oise expose une partie du territoire à un risque d'inondation, encadré par un plan de prévention des risques : il conditionne certaines constructions et travaux dans les secteurs proches des berges, à vérifier avant un achat. La commune relève par ailleurs de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise, dont les règles d'urbanisme s'appliquent. Côté usage, la mise en location d'un meublé de tourisme suppose une déclaration en mairie, et la fiscalité locale mérite d'être anticipée avant l'acquisition.
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Estimer mon bienCette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).