Le prix au m² moyen à Cordon s'établit à 4 884 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 14 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Cordon, village haut-savoyard surnommé le Balcon du Mont-Blanc, au-dessus de Sallanches.
Le prix moyen constaté à Cordon s'établit à 4 884 €/m². Ce niveau repose sur un marché étroit : la base DVF ne recense qu'une douzaine de ventes de logements sur l'année de référence, ce qui rend la moyenne sensible à chaque transaction. Il faut la lire comme un ordre de grandeur plutôt que comme un prix de marché fin. Le parc est très majoritairement fait de chalets et d'appartements de standing, souvent achetés comme résidences secondaires pour la vue sur le Mont-Blanc : un chalet ancien rénové, un logement récent en résidence de tourisme et une ferme d'alpage ne se vendent pas au même niveau. Les chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Cordon se comprend d'abord par la place des résidences secondaires, qui approchent six logements sur dix selon l'INSEE. La commune n'est pas un bassin de résidents mais une destination de villégiature du Pays du Mont-Blanc, où la valeur tient à la vue sur le massif, au cadre préservé et à la proximité des grands domaines de la vallée de l'Arve et du Val d'Arly. Cette structure rend le marché plus dépendant de la demande extérieure et du tourisme que de l'économie locale, avec des volumes de ventes faibles qui amplifient les écarts d'une année sur l'autre.
Deux forces encadrent les prochaines années. La rareté du foncier constructible en zone de montagne et la pression de la demande de villégiature soutiennent les niveaux, dans un secteur où l'offre nouvelle reste contrainte. À l'inverse, le coût de la rénovation énergétique des chalets anciens et l'attention croissante portée à la maîtrise des résidences secondaires dans les communes alpines peuvent peser sur les marges de négociation. Sur un marché aussi étroit, la qualité propre de chaque bien, exposition, état et vue, prime sur toute tendance générale.
Village de balcon tourné vers la résidence secondaire, Cordon se situe au-dessus de Sallanches, la ville de vallée qu'il domine, et dans le sillage de sa voisine Combloux. Il reste toutefois nettement en retrait de Megève, référence haut de gamme du secteur.
Cordon est un village de montagne du Pays du Mont-Blanc, en Haute-Savoie, accroché à un versant au-dessus de Sallanches et adossé à la chaîne des Aravis. Sa position lui vaut son surnom de Balcon du Mont-Blanc : le village fait face au massif, dont il offre un panorama dégagé. La commune s'étage largement, du fond de vallée vers 600 mètres jusqu'à plus de 2 500 mètres sur les hauteurs, le bourg habité se tenant autour de 900 mètres. Longtemps tournée vers l'agriculture de montagne, la commune a conservé des fermes en activité, des chalets de bois et des greniers traditionnels qui marquent encore le paysage, autour de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption.
Le tourisme a complété cette économie rurale sans effacer le caractère du village. Cordon s'est équipé d'un petit domaine skiable familial, échelonné entre 1 000 et 1 600 mètres environ, et s'est positionné comme une station-village à taille humaine, à l'écart des grands domaines voisins. Cette double identité, agricole et touristique, explique la physionomie actuelle du parc de logements : des chalets et des résidences de vacances se sont ajoutés au bâti ancien, sans que la commune bascule vers l'urbanisation dense des stations d'altitude.
Selon l'INSEE, Cordon compte un peu moins de 1 000 habitants pour environ 1 200 logements. La particularité du parc saute aux yeux : les résidences secondaires en représentent près de six sur dix, contre un peu plus d'un tiers de résidences principales. C'est le profil type d'une commune de montagne où la demande de villégiature domine celle des résidents permanents. Les acheteurs sont donc en premier lieu des ménages en quête d'un pied-à-terre ou d'un chalet face au Mont-Blanc, souvent extérieurs à la vallée, plutôt que des primo-accédants locaux. Les résidents à l'année, agriculteurs, actifs des services et du tourisme du Pays du Mont-Blanc, forment un socle plus restreint, en partie contraint par le niveau des prix et la rareté des biens accessibles à l'année.
Le prix moyen constaté est de 4 884 €/m², calculé à partir des transactions enregistrées par les notaires et publiées dans la base DVF. Sur une commune de cette taille, le nombre de ventes annuelles est faible, une douzaine environ : la moyenne est donc un indicateur de tendance, pas un tarif précis. L'état du bien, l'exposition et la qualité de la vue sur le massif du Mont-Blanc expliquent une large part des écarts d'un bien à l'autre.
Le marché de Cordon n'est pas celui d'un bourg de résidents, mais celui d'une destination de villégiature du Pays du Mont-Blanc. La demande vient de ménages qui recherchent un chalet ou un appartement de standing avec vue sur le massif, souvent comme résidence secondaire. Cette pression, conjuguée à une offre limitée et à un foncier de montagne rare, tire les niveaux vers le haut, sans rapport direct avec la démographie de la commune.
Les deux segments coexistent. Le chalet, individuel et souvent ancien puis rénové, correspond à l'image traditionnelle du village et concentre une part importante de la demande de résidence secondaire. L'appartement, en résidence récente ou en petit collectif, offre un ticket d'entrée plus accessible et une gestion plus simple pour un usage saisonnier. Le choix dépend du budget, du temps de présence sur place et de la volonté d'entretenir un bien en climat de montagne.
La commune est classée en zone de montagne, ce qui encadre l'urbanisation et les extensions. Il faut consulter le plan local d'urbanisme et le plan de prévention des risques, les versants étant exposés aux aléas naturels. La performance énergétique mérite une attention particulière sur un parc de chalets anciens en climat froid, tout comme l'accès et le déneigement pour les biens situés en hauteur. Enfin, l'exposition et l'orientation vers le Mont-Blanc pèsent fortement sur la valeur.
En grande partie. La commune vit au rythme d'une station-village familiale et d'une fréquentation de séjour, hiver comme été. Les transactions concernent surtout des résidences secondaires, ce qui rend le marché plus sensible à la conjoncture des loisirs et au pouvoir d'achat des acquéreurs extérieurs qu'à l'emploi local. Le faible volume de ventes annuelles accentue cette dépendance et explique la variabilité des moyennes d'une année à l'autre.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).