Le prix au m² moyen à Coudekerque-Branche s'établit à 1 880 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 28 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Coudekerque-Branche, commune de l'agglomération dunkerquoise, dans le Nord.
Le prix affiché pour Coudekerque-Branche, 1 880 €/m², est un prix d'appartement, calculé sur les ventes en lot unique réellement enregistrées chez les notaires dans la base DVF. Le collectif y reste un marché étroit : 122 ventes en cinq ans, soit environ vingt-cinq par an, concentrées pour l'essentiel autour du centre-ville. Le marché dominant de la commune est la maison, avec 1 117 ventes sur la même période. Fait rare, les deux se vendent au même niveau au mètre carré : l'appartement n'y subit pas la décote habituelle par rapport à la maison.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Après 1 678 €/m² en 2021, le prix moyen à Coudekerque-Branche atteint 1 880 €/m² en 2026, soit environ +12 % sur la période.
Coudekerque-Branche a atteint son maximum de population en 1968, avec 23 039 habitants ; elle en compte 20 787 en 2023 selon l'INSEE, soit un recul d'environ 1,6 % depuis 2017. Cette érosion démographique, partagée par une grande partie du dunkerquois, décrit un marché sans tension : les ventes restent régulières, mais la demande ne pousse pas les prix vers le haut. Le collectif y demeure marginal, avec vingt-cinq ventes par an, quand la maison en concentre plus de deux cents. Sur des volumes aussi faibles, une seule transaction inhabituelle suffirait à déformer une moyenne calculée quartier par quartier.
Le moteur local reste l'emploi industriel et portuaire. Le port de Dunkerque, tout proche, et la sidérurgie du littoral structurent le bassin depuis les années 1960 ; l'ouverture fin 2025 de la première usine de cellules de batteries de Verkor, à Bourbourg dans la circonscription portuaire, doit y ajouter environ 1 200 emplois directs. Côté déplacements, la gratuité totale des bus de la communauté urbaine depuis le 1er septembre 2018 et la desserte TER vers Lille et Calais rapprochent la commune du reste de l'agglomération. Ces facteurs soutiennent d'abord la demande de maisons familiales, davantage qu'ils ne créent un marché d'appartements.
Coudekerque-Branche affiche le niveau de prix le plus bas de ce comparatif : sa voisine immédiate Dunkerque, Calais sur le même littoral et Lille, la métropole régionale, se situent toutes au-dessus. L'écart avec Dunkerque reste contenu, celui avec Lille est large.
La paroisse de Coudekerque est mentionnée dès 1067 dans les archives abbatiales. Coudekerque-Branche, la branche détachée du village d'origine, devient une commune autonome le 14 décembre 1789, lors de la création des communes françaises. Le territoire appartient au Blootland, la plaine maritime flamande, entièrement plat et quadrillé de voies d'eau : le canal de Bergues, creusé en 1634, et le canal de Bourbourg, ouvert en 1846, le traversent. La commune a perdu du terrain à deux reprises : le quartier du Jeu-de-Mail est rattaché à Dunkerque en 1850, et la section de Rosendaël prend son indépendance en 1860. Il lui reste un peu plus de neuf kilomètres carrés.
L'industrialisation démarre en 1836 avec la manufacture textile Dickson, suivie de la filature Weill en 1897, de la brasserie Boudenoot en 1908, puis de l'huilerie Lesieur et de plusieurs usines chimiques. La gare ouvre le 16 septembre 1888, et l'installation d'un dépôt de locomotives et d'un atelier de réparation fait de la commune un centre ferroviaire de premier plan jusqu'à la fin des années 1960. La population suit : 1 265 habitants en 1800, 5 440 en 1901. Sous le mandat du maire Gustave Fontaine, de 1904 à 1937, la ville se dote de ses équipements publics, dont l'hôtel de ville inauguré en 1907.
Épargnée par la Première Guerre mondiale, la commune paie un lourd tribut à la seconde : près de 500 maisons sont détruites à partir de 1940, et la ville n'est libérée que le 9 mai 1945, avec la reddition de la poche de Dunkerque. Le plan de reconstruction de l'agglomération, adopté en 1947 sous la direction de l'architecte Théodore Leveau, couvre six communes dont Coudekerque-Branche ; le chantier s'ouvre le 4 septembre 1949 et s'achève en 1963. Les lotissements des années 1950 et 1960 étendent ensuite la ville vers l'est, autour du Vieux Coudekerque, du Petit et du Grand Steendam et du quartier Sainte-Germaine, dont l'église a été bâtie en 1903. La population culmine à 23 039 habitants en 1968, l'année même où la commune figure parmi les douze fondatrices de la communauté urbaine de Dunkerque.
Coudekerque-Branche compte 20 787 habitants selon l'INSEE, sur un peu plus de neuf kilomètres carrés entièrement urbanisés. Le parc est dominé par la maison, qui représente environ sept logements sur dix, contre trois sur dix pour l'appartement. Plus de neuf logements sur dix sont des résidences principales et près de six ménages sur dix sont propriétaires du leur, toujours selon l'INSEE : le marché de la résidence secondaire est ici inexistant. Vous y trouvez surtout des familles et des salariés du port et de l'industrie dunkerquoise, ainsi que des primo-accédants qui cherchent une maison avec jardin à quelques kilomètres du centre de Dunkerque. Deux points méritent d'être vérifiés avant d'acheter : la performance énergétique d'un parc de brique souvent ancien, et l'exposition de certaines rues aux axes routiers et ferroviaires.
Le prix moyen des appartements s'établit à 1 880 €/m², d'après les ventes en lot unique réellement enregistrées chez les notaires dans la base DVF. Cette moyenne repose sur un marché étroit, 122 transactions en cinq ans, et recouvre des écarts selon le secteur, l'étage, l'état du bien et son diagnostic de performance énergétique. La maison, très majoritaire dans la commune, se vend au même niveau au mètre carré.
Parce que les volumes ne le permettent pas. La commune compte neuf secteurs statistiques, et un seul atteint le seuil de fiabilité que nous appliquons, trente ventes d'appartement sur cinq ans. Le Vieux Coudekerque plafonne largement en dessous, et les secteurs pavillonnaires de Saint-Pierre et du Steendam n'enregistrent presque aucune vente de collectif. Nous préférons une page unique adossée à toutes les transactions communales à une série de prix de quartier fragiles.
Le marché réel de la commune est la maison : 1 117 ventes sur cinq ans, soit environ 223 par an, contre vingt-cinq ventes d'appartement par an. Le parc se compose de maisons de ville flamandes en brique, souvent mitoyennes, et de pavillons des années 1950 à 1970. Particularité rare, maison et appartement s'échangent ici au même prix au mètre carré : le choix se joue donc sur le terrain, l'entretien et les charges, pas sur un écart de valeur.
La ville s'organise autour de son centre, où se trouve l'hôtel de ville de 1907, et de quatre secteurs : le Vieux Coudekerque, le Petit et le Grand Steendam à l'est, et Sainte-Germaine, dont l'église date de 1903. Les appartements se concentrent pour l'essentiel autour du centre, tandis que l'est de la commune est nettement plus pavillonnaire. Ces différences de forme urbaine pèsent sur les prix, mais les ventes de collectif sont trop rares pour les chiffrer secteur par secteur.
La commune est limitrophe de Dunkerque, dont le centre se trouve à environ quatre kilomètres. La gare de Coudekerque-Branche, ouverte le 16 septembre 1888, reçoit les TER vers Dunkerque, Calais et Lille. Le réseau de bus de la communauté urbaine, gratuit pour tous les voyageurs depuis le 1er septembre 2018, dessert la ville par plusieurs lignes. Enfin, les autoroutes A16 et A25 offrent quatre sorties réparties entre les différents quartiers.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).