Le prix au m² moyen à Courseulles-sur-Mer s'établit à 3 680 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 151 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Courseulles-sur-Mer, sur la côte de Nacre dans le Calvados.
Le prix moyen constaté à Courseulles-sur-Mer s'établit à 3 680 €/m². Cette moyenne recouvre un parc très marqué par le logement de bord de mer : selon l'INSEE, 66,4 % des logements sont des appartements, contre 32,9 % de maisons, une répartition inhabituelle pour une commune de 4 268 habitants et qui tient aux résidences de vacances construites face à la plage à partir des années 1960. Le petit appartement de station, proche de la digue et du port, tire la moyenne vers le haut. Les maisons, plus dispersées dans le bourg ancien et les lotissements en retrait, ressortent un peu en dessous, autour de 3 354 €/m². La situation par rapport à la mer, l'étage, la vue et l'année de construction expliquent l'essentiel des écarts. Les chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Courseulles tient à sa double fonction de station balnéaire et de porte d'entrée du tourisme de mémoire, à une quinzaine de kilomètres de Caen. Avec 54,7 % de résidences secondaires selon l'INSEE, l'essentiel des transactions porte sur des logements qui ne seront pas occupés à l'année, ce qui rend le marché sensible à la demande de résidence secondaire venue de Caen, de la région parisienne et du reste de la Normandie. La proximité de l'agglomération caennaise et l'axe autoroutier vers Paris élargissent le bassin d'acheteurs, tandis que la population se maintient autour de 4 300 habitants.
L'offre nouvelle reste contrainte. La loi Littoral et le caractère déjà largement bâti du front de mer limitent le foncier disponible près de la plage, et l'activité se déplace vers la revente et la rénovation des résidences construites depuis les années 1960, dont la performance énergétique pèse désormais dans les négociations. La commune conserve un port de pêche vivant, un port de plaisance et une saison touristique étalée entre plages, sorties en mer et visite du Centre Juno Beach, ce qui soutient la valeur des logements les mieux placés face à la mer.
Station balnéaire à une quinzaine de kilomètres de Caen, Courseulles-sur-Mer se situe au-dessus de la ville-centre mais nettement en dessous des grandes stations de la côte Fleurie retenues ici. L'écart tient à la notoriété et au positionnement de ces dernières.
Le nom de Courseulles dérive du latin corticella, un petit domaine, avant de se rattacher à la rivière la Seulles qui traverse la commune et se jette ici dans la Manche. Le bourg s'est construit autour de cette embouchure et de son bassin, longtemps navigable, qui a fait vivre la pêche et le commerce maritime. Aux XVIIIe et XIXe siècles, Courseulles doit surtout sa réputation à l'ostréiculture : les parcs à huîtres installés le long du chenal élèvent et engraissent des huîtres expédiées jusqu'à Paris, au point que l'huître de Courseulles devient une marque reconnue de la table parisienne.
Le 6 juin 1944, la commune se retrouve au centre du secteur canadien du Débarquement, sous le nom de code Juno Beach. Au matin, les fantassins de la 3e division d'infanterie canadienne, dont le Regina Rifle Regiment et le Royal Winnipeg Rifles, abordent la plage défendue par deux points d'appui allemands puissamment armés, et prennent le bourg au terme de durs combats de rue. Courseulles reçoit ensuite les premières visites officielles en France libérée : le général de Gaulle y débarque le 14 juin 1944, suivi de Winston Churchill et du roi George VI. Une croix de Lorraine rappelle sur le rivage ce retour du chef de la France libre.
L'après-guerre transforme peu à peu la commune de port de pêche et d'ostréiculture en station balnéaire de la côte de Nacre. Les résidences de vacances remplacent une partie des anciens parcs à huîtres, le port se dote de bassins de plaisance et Courseulles obtient le statut de commune touristique. En 2003, le Centre Juno Beach, seul musée canadien sur les plages du Débarquement, ouvre sur le front de mer à l'initiative de vétérans, et fait de la commune un point de passage majeur du tourisme de mémoire en Normandie.
Selon l'INSEE, Courseulles-sur-Mer compte 4 268 habitants pour 5 831 logements, dont 42,8 % seulement de résidences principales : les résidences secondaires et logements occasionnels en représentent 54,7 %, une part caractéristique d'une commune littorale à vocation touristique. Le parc est dominé par l'appartement (66,4 % des logements, contre 32,9 % de maisons). Parmi les ménages en résidence principale, 59,8 % sont propriétaires et 37,9 % locataires. Deux clientèles se croisent sur ce marché. D'un côté des acheteurs de résidence secondaire, souvent venus de Caen à une quinzaine de kilomètres, de la région parisienne ou d'ailleurs, en quête d'un appartement vue mer à moins de deux heures de la capitale par l'autoroute. De l'autre des ménages installés à l'année, actifs de la pêche, du tourisme, du commerce et des services, plutôt en recherche d'une maison dans le bourg ou en périphérie.
Le prix moyen constaté est de 3 680 €/m², calculé à partir des transactions enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. Il s'agit d'une moyenne communale, qui mélange le studio de bord de plage et la maison du bourg. Le prix moyen relevé sur les maisons ressort un peu plus bas, autour de 3 354 €/m², le marché étant tiré par les appartements vue mer. La proximité de la digue, l'exposition, l'étage et l'année de construction expliquent l'essentiel des écarts. Une estimation sérieuse se cale sur des ventes comparables, pas sur la moyenne.
La commune s'organise autour de trois logiques d'habitat. Le front de mer, le long de la digue et de la plage de Juno Beach, concentre les résidences de vacances et les appartements les plus recherchés pour leur vue. Le secteur du port et de l'embouchure de la Seulles mêle plaisance, restaurants et immeubles récents. Le bourg ancien et les lotissements en retrait, enfin, proposent un habitat de maisons davantage tourné vers la vie à l'année. Ces trois secteurs ne se vendent pas au même niveau, la proximité immédiate de la mer restant le premier facteur de prix.
C'est le coeur du marché local, mais l'offre y est limitée et disputée. Le port de plaisance, installé sur d'anciens parcs à huîtres, et la plage classée Juno Beach concentrent la demande de résidence secondaire, ce qui soutient les prix des appartements les mieux placés. Les biens vue mer directe sont rares et se négocient au-dessus de la moyenne communale, tandis qu'un logement situé à quelques rues du rivage reste plus accessible. Le port de pêche, toujours actif avec sa criée et sa coquille Saint-Jacques, entretient une vie de quartier qui compte dans l'attrait du secteur.
Indirectement, oui. Le Centre Juno Beach, ouvert en 2003 et seul musée canadien des plages du Débarquement, attire chaque année de nombreux visiteurs et ancre Courseulles dans les circuits du tourisme de mémoire de la côte de Nacre. Cette fréquentation soutient l'activité de location saisonnière et l'économie de services, ce qui renforce l'intérêt des investisseurs pour les appartements. Le marché reste toutefois d'abord porté par la résidence secondaire balnéaire et la proximité de Caen, plus que par le seul tourisme mémoriel.
La commune est soumise à la loi Littoral, qui encadre strictement l'urbanisation à proximité du rivage et limite les possibilités de construction ou d'extension sur la bande côtière. Des risques naturels sont recensés sur le territoire, notamment le risque de submersion marine autour de l'embouchure de la Seulles, à vérifier lors d'un achat. Côté usage, la mise en location d'un meublé de tourisme fait l'objet d'une déclaration en mairie, et la fiscalité applicable aux résidences secondaires, majoritaires ici, mérite d'être anticipée avant l'acquisition.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).