Le prix au m² moyen à Deuil-la-Barre s'établit à 3 492 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Pour une maison ou une villa, il est de 4 637 €/m². Environ 157 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Deuil-la-Barre, dans la vallée de Montmorency, en Val-d'Oise.
Le prix moyen constaté à Deuil-la-Barre s'établit à 3 492 €/m². Cette moyenne recouvre un parc partagé entre deux réalités : selon l'INSEE, la commune compte 63,1 % d'appartements et 36,1 % de maisons. Le collectif domine autour des deux gares et du centre, tandis que les pavillons et les maisons de ville, plus rares et plus chers, tirent le prix moyen des maisons et villas à 4 637 €/m². La proximité d'une gare, l'état du bien et son année de construction expliquent l'essentiel des écarts, dans une ville où plus de la moitié du parc a été bâtie après 1970. Les chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Maison : 4 637 €/m²
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Deuil-la-Barre tient à sa fonction de banlieue résidentielle du nord francilien, portée par une double desserte ferroviaire vers Paris et par le cadre de la vallée de Montmorency. La demande émane surtout de ménages qui achètent leur résidence principale, les résidences secondaires étant quasi inexistantes (1,0 % du parc selon l'INSEE). La population, en hausse de 3,56 % depuis 2017, soutient une pression régulière sur un parc contraint, où le collectif domine autour des gares et l'individuel se raréfie sur les coteaux.
Deux dynamiques structurent les prix. D'un côté, la proximité d'une gare de la ligne H et l'accès rapide à Paris valorisent fortement les biens bien situés, ce qui explique l'écart entre le centre dense et les secteurs pavillonnaires. De l'autre, la performance énergétique pèse désormais dans les négociations, en particulier sur les pavillons anciens des versants dont le classement DPE devient un critère de décote. Le taux de logements vacants, autour de 9,4 %, laisse par ailleurs une marge de remise sur le marché pour des biens rénovés.
Ville résidentielle de la vallée de Montmorency, Deuil-la-Barre se situe un cran au-dessus de ses voisines immédiates du nord francilien retenues ici. L'écart tient à sa double desserte ferroviaire et au poids de l'habitat pavillonnaire de coteau.
Le lieu est mentionné dès 862 sous la forme Diogilum, un nom que l'on rattache à des racines celtiques évoquant une clairière consacrée. Le domaine relève d'abord de l'abbaye de Saint-Denis, puis passe à la famille de Montmorency à partir du XIe siècle. La commune n'a pris son nom actuel de Deuil-la-Barre que le 7 décembre 1952, l'ajout de la Barre distinguant le quartier bâti autour de l'ancienne gare. L'église Notre-Dame-et-Saint-Eugène, dont les parties les plus anciennes remontent aux XIe et XIIe siècles, est classée au titre des monuments historiques en 1962 ; gravement touchée par la chute d'une bombe volante V2 le 4 octobre 1944, elle a été restaurée entre 1949 et 1955.
Au XVIIIe siècle, la commune accueille le château de La Chevrette, résidence de Madame d'Épinay, où se tient un salon fréquenté par Denis Diderot et Jean-Jacques Rousseau, Grimm et d'autres figures des Lumières. Le château est détruit en 1786 ; il n'en subsiste qu'un pavillon du XVIIe siècle et un portail, aujourd'hui dans un parc public. Longtemps village agricole et de vignes sur les coteaux de la vallée de Montmorency, Deuil bascule dans l'orbite parisienne avec l'arrivée du chemin de fer au XIXe siècle, qui amorce l'urbanisation pavillonnaire des versants.
Rattachée au canton de Montmorency de 1793 à 1964, la commune rejoint le nouveau département du Val-d'Oise et l'arrondissement de Sarcelles au 1er janvier 1968, dans le cadre de la réorganisation de la région parisienne. La croissance résidentielle du second XXe siècle fait passer la population de quelques milliers d'habitants à plus de 23 000 aujourd'hui, avec une densification du bâti collectif autour des gares sans effacer le tissu pavillonnaire des coteaux.
Selon l'INSEE, Deuil-la-Barre compte 23 099 habitants (recensement 2023) pour 11 115 logements, dont 89,6 % de résidences principales ; les résidences secondaires ne pèsent que 1,0 % du parc et les logements vacants 9,4 %. Le parc est majoritairement collectif, avec 63,1 % d'appartements contre 36,1 % de maisons. Parmi les ménages en résidence principale, 58,5 % sont propriétaires et 40,1 % locataires. La clientèle est d'abord celle d'une banlieue résidentielle du nord francilien : des primo-accédants et des familles qui cherchent un appartement ou une maison de ville à distance raisonnable de Paris, attirés par les deux gares de la ligne H et par le cadre de la vallée de Montmorency, plutôt qu'une demande de résidence secondaire, quasi absente ici.
Le prix moyen constaté est de 3 492 €/m², calculé à partir des transactions enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. Il s'agit d'une moyenne communale, qui mélange l'appartement proche d'une gare et la maison de ville des coteaux. Le prix moyen relevé sur les maisons et villas atteint 4 637 €/m². La proximité d'une gare de la ligne H, l'état du bien, l'étage et l'année de construction expliquent l'essentiel des écarts. Une estimation sérieuse se cale sur des ventes comparables, pas sur la moyenne.
La commune se découpe en plusieurs secteurs : la Côte et le centre-ville, Blancport-Lac Marchais, Mortefontaines, le Moutier et son quartier du stade, Presles-Hirondelles, et Galathée-Trois Communes. Le centre et les abords des gares concentrent le bâti collectif et les commerces, avec un marché couvert à Mortefontaines. Les coteaux et les rues pavillonnaires proposent un habitat individuel plus dispersé. Ces logiques d'habitat ne se vendent pas au même niveau, l'individuel et la proximité immédiate d'une gare comptant parmi les critères les plus valorisés.
La commune est desservie par deux gares de la ligne H du Transilien. La gare de Deuil-Montmagny rejoint Paris-Gare du Nord en une quinzaine de minutes, et celle de La Barre-Ormesson dans un temps comparable. Cette double desserte, rare pour une ville de cette taille, place Deuil-la-Barre à distance courte de la capitale et pèse dans la valeur des biens situés à quelques minutes à pied d'une gare. Le réseau routier complète l'accès vers Enghien-les-Bains et le reste de la vallée de Montmorency.
Les maisons représentent 36,1 % des logements selon l'INSEE, contre 63,1 % d'appartements. L'offre individuelle existe donc réellement, mais elle est concentrée sur les coteaux et dans les rues pavillonnaires, souvent sous forme de maisons de ville ou de pavillons d'entre-deux-guerres et d'après 1970. Les surfaces et les terrains y sont variables et le prix au mètre carré des maisons se situe au-dessus de la moyenne communale, ce qui rend l'estimation d'une maison plus dépendante de son état, de son terrain et de sa proximité d'une gare que du chiffre moyen de la ville.
Comme partout, la vente suppose de fournir le dossier de diagnostics techniques (DPE, amiante, plomb, électricité selon l'âge du bien), qui conditionne aujourd'hui fortement la négociation, en particulier sur les logements anciens des coteaux. Pour une mise en location de courte durée d'un meublé de tourisme, une déclaration en mairie est requise. La fiscalité applicable à une résidence secondaire ou à un bien locatif mérite d'être anticipée, même si les résidences secondaires sont ici très minoritaires (1,0 % du parc).
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).