Le prix au m² moyen à Déville-lès-Rouen s'établit à 1 694 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 90 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Déville-lès-Rouen, ancienne cité industrielle de la vallée du Cailly, dans la Seine-Maritime.
Le prix moyen des appartements à Déville-lès-Rouen s'établit à 1 694 €/m², selon les ventes réellement enregistrées dans la base DVF tenue par les notaires. C'est un niveau accessible pour la banlieue immédiate de Rouen, nettement en dessous du centre de la métropole normande et des communes résidentielles des hauteurs comme Mont-Saint-Aignan. Le parc reflète le passé industriel de la vallée du Cailly : immeubles ouvriers, maisons de ville en brique et programmes plus récents cohabitent sur un territoire resserré. La localisation dans la commune, l'état du logement, sa performance énergétique et la proximité des transports vers Rouen expliquent l'essentiel des écarts de prix. Ces données, issues de transactions signées chez les notaires, offrent un repère communal fiable ; une estimation précise repose ensuite sur des ventes comparables, étudiées bien par bien.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché dévillois est un marché de banlieue proche, animé par la demande de ménages qui ne trouvent plus à se loger au prix voulu dans le centre de Rouen. Les maisons de ville avec un extérieur se vendent bien, tandis que les appartements anciens offrent des points d'entrée abordables. Comme dans tout le parc ancien normand, la performance énergétique devient un critère décisif : les logements énergivores se négocient avec une décote, ceux rénovés partent plus vite.
La reconversion des anciennes emprises industrielles de la vallée du Cailly ouvre progressivement de nouvelles opportunités de logement et pourrait faire évoluer l'image de la commune. Pour un vendeur, un bien bien situé, en bon état et correctement estimé se distingue dans un secteur où l'offre reste diversifiée. La proximité de Rouen et la qualité de la desserte constituent le principal moteur de valorisation à moyen terme.
Déville-lès-Rouen reste plus accessible que le centre de Rouen et que les communes résidentielles voisines comme Mont-Saint-Aignan, tout en se situant dans la même agglomération que Bihorel.
Déville-lès-Rouen s'est développée dans la vallée du Cailly, une petite rivière dont l'énergie a longtemps fait tourner les moulins puis les usines de la banlieue nord-ouest de Rouen. Dès 1729, une manufacture royale de laminage du plomb s'y installe ; cet établissement métallurgique traversera les siècles, deviendra Vallourec en 1968 et emploiera jusqu'à un millier de personnes avant sa fermeture en 2021.
Au XIXe siècle, la commune bascule dans l'industrie textile, avec les filatures de coton caractéristiques de la vallée du Cailly, un des grands foyers cotonniers normands. Ce tissu manufacturier a façonné l'urbanisme dévillois, fait de maisons ouvrières et d'ateliers serrés le long de la rivière et des voies. La ville a vu naître Pierre Bérégovoy, ancien Premier ministre, figure attachée à ce Rouen industriel.
Aujourd'hui intégrée à la métropole Rouen Normandie, Déville-lès-Rouen conserve la trace de ce passé tout en se transformant. Les anciennes friches laissent place à de nouveaux projets, et la commune compte environ 10 800 habitants sur un territoire de moins de quatre kilomètres carrés, bien relié au centre de Rouen par la route et le rail.
Déville-lès-Rouen s'adresse surtout à des ménages de la métropole rouennaise qui cherchent un logement abordable à quelques minutes du centre. Primo-accédants, jeunes actifs et familles y trouvent des maisons de ville et des appartements à des prix contenus, tout en profitant des transports vers Rouen. La commune séduit aussi des investisseurs locaux et des acquéreurs qui préfèrent une banlieue de vallée bien connectée aux grands axes plutôt que le centre-ville, plus cher et plus dense.
Les appartements de Déville-lès-Rouen se vendent en moyenne 1 694 €/m², d'après les transactions DVF actées chez les notaires. Derrière cette moyenne, les situations varient fortement entre logement ancien à rénover et programme récent. L'étage, l'état, la performance énergétique et la desserte pèsent sur le prix final. Pour un bien donné, l'estimation la plus fiable s'appuie sur des ventes comparables plutôt que sur la seule moyenne de la commune.
Déville-lès-Rouen affiche des prix inférieurs à ceux du centre de Rouen et des communes résidentielles des hauteurs. Son histoire industrielle, son parc de logements ouvriers et sa situation de fond de vallée expliquent ce positionnement. La commune offre en contrepartie une proximité immédiate avec la métropole et des budgets d'entrée accessibles, appréciés des primo-accédants et des jeunes ménages.
La commune est directement reliée à Rouen par la route et par le réseau de transports de la métropole, le centre se trouvant à quelques kilomètres seulement. La gare de Maromme, partagée avec Notre-Dame-de-Bondeville, assure des liaisons ferroviaires régionales. Cette accessibilité rapide vers Rouen soutient durablement la demande de logements à Déville-lès-Rouen.
Le parc reflète le passé industriel de la vallée du Cailly : maisons de ville en brique, immeubles anciens et petits collectifs côtoient des programmes plus récents installés sur d'anciennes friches. Les maisons avec extérieur restent recherchées par les familles, tandis que les appartements attirent primo-accédants et investisseurs. L'état et la performance énergétique du bien font l'essentiel de l'écart de prix.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).