Le prix au m² moyen à Dinan s'établit à 2 763 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 149 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Dinan, cité médiévale des Côtes-d'Armor au-dessus de la Rance.
Le prix moyen constaté à Dinan s'établit à 2 763 €/m². Cette moyenne recouvre un parc partagé entre 58,6 % d'appartements et 40,4 % de maisons selon l'INSEE, du petit collectif des faubourgs aux maisons de ville et aux logements anciens du centre intra-muros. Le secteur historique protégé, avec ses maisons à pans de bois et sa proximité immédiate des remparts, ne se négocie pas au même niveau que les quartiers périphériques plus récents ou le bas de la ville, près du port sur la Rance. Les écarts tiennent surtout à l'emplacement, à l'état du bâti et aux contraintes patrimoniales. Ces chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Dinan repose d'abord sur une demande résidentielle à l'année. Sous-préfecture et pôle d'emploi, de commerces et de services de son agglomération, la ville capte des ménages qui cherchent à s'installer durablement, dans un bassin où la part de locataires est élevée. La proximité de Saint-Malo, à une vingtaine de kilomètres, et de Rennes, à moins d'une heure, élargit cette demande à des actifs qui travaillent sur la côte ou dans la métropole. Avec environ 149 transactions par an, l'activité reste régulière sans être tendue.
L'attrait patrimonial ajoute une seconde dynamique. Ville d'art et d'histoire parmi les cités médiévales les plus visitées de Bretagne, Dinan entretient une demande de résidences secondaires et de pied-à-terre, surtout dans le centre ancien et vers le port. Cette partie de la ville présente une offre rare et contrainte : le secteur protégé limite les transformations et le bâti y est souvent ancien, ce qui explique aussi une vacance proche de 8 % du parc. À l'inverse, les faubourgs et les quartiers pavillonnaires offrent des biens plus standards et plus accessibles, où se concentre une bonne part des ventes.
Ville patrimoniale de l'intérieur, Dinan se situe bien en dessous des pôles littoraux et de la métropole régionale. Elle reste plus chère que Saint-Brieuc, mais loin des niveaux de Saint-Malo, dopés par le front de mer, et sous celui de Rennes.
Le nom de Dinan vient du breton din, issu du gaulois dun, qui désigne une forteresse. Une bourgade se forme autour d'un prieuré bénédictin vers le XIe siècle, sur un éperon rocheux dominant la Rance d'environ soixante-quinze mètres. En 1283, le duc de Bretagne Jean le Roux acquiert la moitié de la ville et lance la construction de l'enceinte fortifiée. Le chemin de ronde, long d'environ 2 600 mètres et aujourd'hui encore en grande partie intact, est percé de plusieurs portes, dont la porte du Jerzual et la porte Saint-Malo ; la porte Saint-Louis n'est ouverte qu'en 1620. Le château, avec son donjon de la fin du XIVe siècle, ferme le dispositif au sud.
La ville reste attachée à la figure de Bertrand du Guesclin, futur connétable de France sous Charles V. En 1357, pendant la guerre de Succession de Bretagne, il défend Dinan assiégée et l'emporte lors d'un combat singulier contre le chevalier anglais Thomas de Canterbury. Son coeur repose dans la basilique Saint-Sauveur. L'économie ancienne de la ville tient au textile : les tisserands produisent des toiles de lin exportées vers Saint-Malo, notamment pour la voilure des navires. La rue du Jerzual, pentue et bordée de maisons à colombages, relie la ville haute au port installé au bord de la Rance, longtemps point d'appui du commerce fluvial et maritime.
Le XIXe siècle transforme la desserte de la ville. Le viaduc de Dinan, ouvert en 1852, enjambe la vallée de la Rance et redessine les circulations, avant l'arrivée du chemin de fer en 1879. Épargnée par les destructions, Dinan a conservé un centre ancien dense, avec ses maisons à pans de bois, sa tour de l'Horloge et un grand nombre de monuments protégés. Ce patrimoine lui vaut le label Ville d'art et d'histoire et en fait l'une des cités médiévales les plus fréquentées de Bretagne, à une vingtaine de kilomètres de Saint-Malo et de la côte.
Selon l'INSEE, Dinan compte 14 764 habitants pour 9 402 logements, dont 84,8 % de résidences principales, 7,4 % de résidences secondaires et 7,9 % de logements vacants, une vacance liée à l'ancienneté du bâti de centre-ville. Le parc se partage entre 58,6 % d'appartements et 40,4 % de maisons. Parmi les ménages en résidence principale, 48,7 % sont propriétaires et 49,7 % locataires, avec une part importante de logements sociaux. Sous-préfecture des Côtes-d'Armor et pôle de services de Dinan Agglomération, la ville attire surtout des acheteurs qui s'y installent à l'année : primo-accédants, familles, actifs et retraités. À côté, une demande plus ponctuelle de résidences secondaires s'appuie sur l'attrait patrimonial et la proximité de la côte.
Le prix moyen constaté est de 2 763 €/m², calculé à partir des transactions enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. C'est une moyenne communale, qui mêle l'appartement de faubourg et la maison de ville du centre ancien. La situation dans la commune, l'état du bâti, l'exposition et surtout les contraintes patrimoniales du secteur protégé expliquent l'essentiel des écarts. Pour une estimation fiable, mieux vaut se caler sur des ventes comparables que sur la seule moyenne.
La ville se lit sur deux niveaux. En haut, le centre historique intra-muros concentre les maisons à pans de bois, les rues pavées et les commerces, à l'intérieur des remparts et du secteur protégé. En contrebas, la rue du Jerzual descend vers le port, au bord de la Rance, un quartier apprécié pour son cadre. Autour, les faubourgs et les quartiers plus récents offrent un habitat pavillonnaire et du collectif, à des niveaux de prix distincts de ceux du coeur ancien.
Dinan dispose d'une gare, ouverte en 1879, reliée à Dol-de-Bretagne et au réseau régional, ainsi que d'un réseau de cars. La commune se situe à une vingtaine de kilomètres de Saint-Malo et de la côte, et à moins d'une heure de Rennes par la route, la métropole bretonne étant à environ 46 kilomètres. Le viaduc, ouvert en 1852, franchit la vallée de la Rance et structure toujours les circulations vers la rive de Lanvallay.
Le parc penche légèrement vers le collectif : selon l'INSEE, les appartements représentent 58,6 % des logements et les maisons 40,4 %. Les maisons se répartissent entre l'habitat ancien du centre, souvent contraint par les règles patrimoniales, et les quartiers pavillonnaires de périphérie, plus récents. Avec environ 149 transactions par an tous biens confondus, le marché reste de taille modérée, ce qui rend d'autant plus utile une estimation appuyée sur des ventes récentes et comparables.
Le centre ancien de Dinan relève d'un site patrimonial remarquable et compte de nombreux monuments protégés. Les travaux visibles depuis l'espace public, façades, menuiseries, toitures ou enseignes, y sont soumis à l'avis de l'architecte des Bâtiments de France, ce qui encadre les matériaux et l'aspect des constructions. Par ailleurs, la mise en location d'un meublé de tourisme fait l'objet d'une déclaration en mairie, et la fiscalité des résidences secondaires mérite d'être anticipée avant l'achat.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).