Le prix au m² moyen à Eaubonne s'établit à 3 661 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 121 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance d'Eaubonne, dans la vallée de Montmorency, en Val-d'Oise.
Le prix moyen constaté à Eaubonne s'établit à 3 661 €/m² pour les appartements. Cette moyenne recouvre un parc mixte : des immeubles proches de la gare Ermont-Eaubonne et du centre, et de larges secteurs pavillonnaires nés du lotissement des anciens parcs de châteaux, comme le quartier Paul Bert ou celui du Petit-Château. Les maisons, très présentes dans une commune façonnée par ces lotissements, se négocient à un niveau plus élevé, autour de 4 554 €/m², un écart qui traduit la demande soutenue pour le pavillon familial. Ces chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les ventes réellement enregistrées chez les notaires.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché d'Eaubonne repose sur sa position dans la vallée de Montmorency et sur la qualité de sa desserte ferroviaire. La commune capte une demande de report de ménages parisiens et de familles de grande couronne, attirés par la possibilité d'acheter une maison avec jardin à une douzaine de kilomètres de Paris. Les pavillons des quartiers Paul Bert et du Petit-Château, issus des anciens parcs de châteaux, restent les biens les plus disputés, tandis que les appartements proches de la gare répondent à la demande des primo-accédants et des actifs.
L'offre reste contrainte par la petite taille du territoire, 4,42 km², déjà largement bâti, ce qui limite les programmes neufs et entretient la tension sur les maisons familiales. Comme partout en Île-de-France, la performance énergétique s'est imposée comme un critère de négociation, surtout sur les pavillons anciens et les copropriétés d'avant 1975. La proximité de communes comme Ermont, avec qui Eaubonne partage sa gare, et de Montmorency situe la ville dans une frange intermédiaire du marché de la vallée.
Adossée à sa gare partagée avec Ermont, Eaubonne se situe dans la moyenne de sa frange de la vallée de Montmorency : proche d'Ermont, légèrement en dessous de Montmorency, et au-dessus de Franconville.
Le nom d'Eaubonne vient du latin Aqua Bona, la bonne eau, en référence à la qualité des sources locales. Longtemps modeste village rural d'environ deux cents habitants au milieu du XVIIIe siècle, la commune est une ancienne possession de l'abbaye de Saint-Denis, rattachée à la seigneurie de Montmorency. Son destin bascule en 1762, quand Joseph-Florent Le Normand de Mézières acquiert la seigneurie et fait appel à l'architecte Claude-Nicolas Ledoux pour dessiner un ensemble bâti cohérent, châteaux, pavillons et maisons aux lignes régulières.
De cette période subsiste le Petit-Château, boulevard du Petit-Château, seul édifice attribué avec certitude à Ledoux et construit vers 1776. Eaubonne a longtemps été surnommée la ville aux quinze châteaux, dont la plupart ont disparu au cours du XXe siècle, leurs parcs progressivement morcelés en lotissements. Depuis les années 1920, la ville se lit en plusieurs secteurs qui reprennent le tracé des anciens fiefs et de leurs domaines, à l'image du quartier du Petit-Château, ancien fief de Bussy dont le parc a été loti en 1926.
L'arrivée du chemin de fer en 1846 a lancé l'urbanisation et fait grandir la population de façon rapide, jusqu'à la multiplier par dix en un siècle. Les villas et les pavillons des quartiers résidentiels, dont Paul Bert, sont directement issus de ces lotissements. La mise en service, en 2006, d'une liaison ferroviaire directe vers Paris-Saint-Lazare a renforcé l'attrait de la commune pour les actifs travaillant dans la capitale.
Eaubonne compte environ 26 211 habitants sur un territoire resserré de 4,42 km², au cœur de la vallée de Montmorency et à une douzaine de kilomètres au nord-ouest de Paris. Le parc de logements est nettement partagé entre un habitat collectif concentré près de la gare et du centre, et de vastes zones pavillonnaires héritées du lotissement des parcs de châteaux, comme Paul Bert ou le Petit-Château. Cette double nature attire des profils variés : familles franciliennes en quête d'une maison avec jardin, primo-accédants visant un appartement bien desservi, et ménages parisiens cherchant plus d'espace à courte distance de la capitale. La qualité de la desserte ferroviaire pèse fortement dans les décisions d'achat, tout comme la proximité des écoles et des commerces de quartier.
Pour un appartement, la moyenne s'établit à 3 661 €/m², calculée à partir des ventes enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. Il s'agit d'une moyenne communale, qui mêle des studios anciens, des appartements proches de la gare et des biens plus récents. L'adresse, l'étage, l'année de construction et la performance énergétique expliquent l'essentiel des écarts. Pour une estimation fiable, mieux vaut s'appuyer sur des ventes comparables que sur la seule moyenne de la ville.
La commune se lit en secteurs hérités des anciens domaines. Le quartier Paul Bert, à l'ouest près de la gare, est un tissu pavillonnaire calme et recherché par les familles. Le Petit-Château, ancien fief de Bussy loti en 1926, mêle pavillons et quelques ensembles collectifs. Le centre et les abords de la gare concentrent davantage d'immeubles, tandis que le secteur du Champ de Courses complète l'offre résidentielle. Ces ambiances ne se vendent pas toutes au même niveau.
La gare Ermont-Eaubonne est un point fort de la commune : elle réunit trois réseaux, la ligne H du Transilien vers Paris-Nord, la ligne J vers Paris-Saint-Lazare depuis 2006, et le RER C. Le quartier Paul Bert se trouve à quelques minutes à pied de cette gare, et la halte du Champ de Courses, sur la ligne H, dessert un autre secteur de la ville. Cette desserte multiple, rare en grande couronne, permet de rejoindre plusieurs pôles parisiens sans correspondance.
Oui, plus facilement que dans bien des communes de première couronne. Eaubonne s'est construite sur le lotissement des parcs de ses anciens châteaux, ce qui a donné de larges quartiers de pavillons et de villas, notamment autour de Paul Bert et du Petit-Château. Les maisons se négocient à un niveau plus élevé que les appartements, autour de 4 554 €/m². Leur valeur dépend surtout de la surface du terrain, de l'état du bien et de la proximité de la gare.
La mise en location d'un meublé de tourisme relève de la réglementation applicable en Île-de-France et suppose de se renseigner en mairie. Une partie du bâti ancien se situe aux abords de monuments protégés, comme le Petit-Château de Ledoux, ce qui peut ajouter des contraintes architecturales sur les travaux de façade ou de toiture. Enfin, la performance énergétique, mesurée par le DPE, est devenue un point d'attention, en particulier sur les pavillons d'avant-guerre.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).