Le prix au m² moyen à Fécamp s'établit à 2 190 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 105 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Fécamp, port de la Côte d'Albâtre en Seine-Maritime.
À Fécamp, un appartement se négocie en moyenne 2 190 €/m², un repère tiré des ventes signées chez les notaires et publiées dans la base DVF, pas des prix demandés en annonce. Le calcul s'appuie sur 121 ventes d'appartements, soit un rythme d'environ 105 transactions par an : pour une ville de cette taille, l'échantillon est suffisant pour décrire le marché collectif sans le confondre avec quelques ventes isolées. Ces appartements se trouvent surtout autour du port et dans le centre reconstruit ou ancien, dans des immeubles de ville en brique et silex, des résidences d'après-guerre et quelques programmes plus récents tournés vers les bassins. La maison reste très présente, avec 322 ventes recensées, sur les coteaux qui encadrent la vallée de la Valmont et dans les quartiers du plateau.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché fécampois s'appuie sur une économie qui s'est renouvelée après la fin de la grande pêche. Le parc éolien en mer, 71 éoliennes installées à plus de 13 kilomètres des côtes et achevé en 2024, a fait du port la base de supervision et de maintenance du site, avec une centaine d'emplois permanents annoncés. S'y ajoutent le tourisme, porté par le Palais Bénédictine, Les Pêcheries et la proximité d'Étretat, ainsi que la plaisance et la pêche côtière. Cette base d'activité soutient une demande locale régulière, complétée par des acheteurs de résidences secondaires.
Côté offre, une partie du parc ancien du centre demande des travaux, notamment en isolation et en chauffage, et le diagnostic de performance énergétique pèse de plus en plus sur les négociations. Les logements classés F ou G voient leur usage locatif encadré, ce qui pousse certains vendeurs à baisser leur prix ou à rénover avant la mise en vente. À l'inverse, un appartement en bon état près du port, ou une maison avec jardin sur les hauteurs, se vend dans des délais raisonnables. Avec une population en léger recul, la stabilité du marché tient surtout à cette attractivité côtière et au bassin d'emploi havrais.
Fécamp se situe au niveau d'Yvetot, sa voisine de l'intérieur du pays de Caux, et reste en dessous du Havre comme de Saint-Romain-de-Colbosc, commune résidentielle recherchée aux portes de l'agglomération havraise.
Fécamp s'est d'abord construite autour de son abbaye. Les ducs de Normandie en font l'un de leurs lieux de pouvoir : Richard Ier y meurt en 996, et son fils Richard II y installe une communauté bénédictine qui devient le monastère le plus riche du duché. La relique du Précieux Sang, conservée dans l'abbatiale de la Trinité, attire pendant des siècles des pèlerins venus de toute la région. Occupée par les Anglais de 1410 à 1449 pendant la guerre de Cent Ans, la ville garde de cette période médiévale une abbatiale aux dimensions de cathédrale, toujours au cœur du centre.
Le port prend ensuite le relais de l'abbaye. Fécamp arme pendant des générations des navires pour la grande pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve, activité qui culmine en 1903 avec 73 morutiers, puis s'éteint dans les années 1970 lorsque le Canada restreint l'accès à ses eaux. Les chantiers navals, les sécheries et les métiers du quai ont longtemps rythmé la vie de la ville basse. Cette mémoire est racontée depuis décembre 2017 au musée Les Pêcheries, installé dans une ancienne usine de traitement du poisson face aux bassins.
Au XIXe siècle, un négociant fécampois, Alexandre Le Grand, lance en 1863 la liqueur Bénédictine en s'appuyant sur une recette présentée comme héritée des moines. Il fait bâtir pour la produire le Palais Bénédictine, dessiné par l'architecte Camille Albert : commencé en 1882, ravagé par un incendie en 1892, il est reconstruit et inauguré en 1900. Son mélange de néogothique et de néo-Renaissance marque encore la silhouette de la ville. Fécamp s'inscrit enfin dans une échancrure de la Côte d'Albâtre, entre deux falaises de craie, là où la Valmont rejoint la Manche, ce qui explique sa forme étirée entre le port, la vallée et les plateaux du pays de Caux.
Fécamp compte 17 313 habitants, une population en léger recul ces dernières années. La ville fonctionne comme un pôle de services pour la côte entre Étretat et Saint-Valery-en-Caux : commerces, établissements scolaires, équipements de santé et activités portuaires. Le parc mêle maisons de ville anciennes, pavillons des coteaux et appartements du centre, dont une partie sert de résidence secondaire ou de location saisonnière pour une clientèle attirée par la mer. Les acheteurs sont des ménages du pays de Caux et de l'agglomération havraise, des actifs liés au port et à l'éolien en mer, et des acquéreurs extérieurs qui recherchent un pied-à-terre sur la côte à budget plus contenu que sur la Côte Fleurie. Cette demande mixte explique que l'appartement bien situé, avec vue ou proche des bassins, trouve preneur plus vite que le logement sans extérieur éloigné du centre.
Les ventes notariées publiées dans DVF situent l'appartement fécampois autour de 2 190 €/m². Ce niveau correspond à un marché de ville moyenne côtière, sans l'effet d'emballement des stations balnéaires les plus recherchées de Normandie. L'écart autour de cette moyenne reste réel : un appartement rénové avec vue sur le port ou la mer se vend nettement au-dessus d'un logement ancien à rafraîchir dans une rue sans dégagement. Pour situer votre bien, l'estimation en ligne d'Immover part de ce repère et l'ajuste selon ses caractéristiques.
Le quartier du port et le centre, autour de l'abbatiale et des rues commerçantes, concentrent l'essentiel des appartements et la demande de pied-à-terre. Le front de mer, adossé aux falaises, offre des vues recherchées mais un parc limité. Les coteaux et les secteurs du plateau accueillent surtout des maisons avec jardin, plus demandées par les familles. La vallée de la Valmont, en direction de l'intérieur des terres, présente un tissu plus mélangé, entre habitat ancien, équipements et activités.
La gare de Fécamp est reliée au Havre par des TER Normandie qui passent par Bréauté-Beuzeville, avec un trajet d'environ 42 minutes sur les trains directs. Bréauté-Beuzeville se trouve sur la ligne Paris - Le Havre, ce qui permet des correspondances vers Rouen et Paris. La fréquence reste celle d'une ligne régionale, avec une douzaine de trains directs par jour en semaine selon la SNCF. En pratique, beaucoup d'actifs combinent la voiture et le train pour rejoindre le bassin havrais.
Les deux coexistent, mais la maison pèse plus lourd en volume, avec 322 ventes recensées. Au mètre carré, elle se négocie à un niveau très proche de l'appartement, autour de 2 220 €/m², ce qui distingue Fécamp des communes où l'écart est marqué. Le choix se fait donc davantage sur le mode de vie que sur le prix : jardin et surface sur les coteaux, proximité du port et des commerces en appartement. L'état du bâti et la performance énergétique font ensuite l'essentiel de la différence.
Sur la Côte d'Albâtre, les falaises de craie reculent sous l'effet de l'érosion, et les biens proches du rebord font l'objet d'une attention particulière. En fond de vallée, la Valmont et les ruissellements venus du plateau peuvent aussi exposer certains secteurs aux inondations. L'état des risques annexé à tout compromis de vente précise la situation de chaque adresse : il mérite une lecture attentive, tout comme le règlement d'urbanisme en vigueur. Les abords de l'abbatiale, monument protégé, peuvent enfin imposer l'avis de l'architecte des Bâtiments de France sur les travaux extérieurs.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).