Le prix au m² moyen à Flumet s'établit à 3 905 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 14 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Flumet, bourg perché au-dessus de l'Arly, au coeur du Val d'Arly en Savoie.
Le prix moyen constaté à Flumet s'établit à 3 905 €/m². Cette moyenne recouvre un marché de montagne très marqué par la villégiature : selon l'INSEE, les résidences secondaires représentent plus de 60 % des logements de la commune, et une part importante des transactions porte sur des appartements de station et des chalets destinés aux séjours de ski. Le bourg ancien sur son promontoire, les hameaux de coteau et les programmes proches des remontées mécaniques ne se vendent pas au même niveau. Les chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Flumet suit d'abord la dynamique de la montagne et du tourisme de séjour, plus que celle de l'emploi local. La station Flumet - Saint-Nicolas-la-Chapelle, adossée au domaine de l'Espace Diamant, positionne la commune comme une destination familiale accessible, à l'écart des grandes stations d'altitude. Cette identité attire une demande régulière de résidences secondaires, portée par des ménages de Rhône-Alpes et des départements voisins, ce qui entretient une pression sur les biens bien situés malgré la petite taille de la commune.
Deux facteurs orientent les prochaines années. La rareté du foncier constructible en zone de montagne et la faible rotation d'un parc largement détenu en résidence secondaire limitent l'offre disponible, ce qui soutient les valeurs des biens de qualité. À l'inverse, la rénovation énergétique des logements anciens et des appartements de station construits avant 1990 devient un critère de sélection et de négociation, dans un contexte où les acheteurs comparent les charges et le confort thermique. Les biens rénovés, proches des pistes et avec vue, restent les plus recherchés.
Village de montagne authentique à mi-chemin d'Albertville et de Megève, Flumet se situe nettement en dessous du niveau de sa voisine Megève, référence du luxe alpin. Il se rapproche davantage des stations familiales du même domaine, comme Praz-sur-Arly et Notre-Dame-de-Bellecombe, avec lesquelles il partage l'Espace Diamant.
Flumet est l'ancienne capitale du Val d'Arly. Le bourg fortifié se construit entre le XIIe et le XIIIe siècle sur un promontoire rocheux, au confluent de l'Arly et de son affluent l'Arrondine, à environ 900 mètres d'altitude. Un château, tenu par la maison de Faucigny, et une enceinte flanquée de tours commandaient alors ce passage entre les vallées. Un incendie ravage la place forte et une partie de la ville en 1679, et le château ne subsiste plus qu'à l'état de vestiges. Les maisons anciennes serrées au-dessus des gorges gardent la mémoire de ce site de contrôle et de péage.
Le rattachement de la Savoie à la France en 1860 et l'ouverture de la route à travers les gorges de l'Arly, percée entre 1862 et 1886, rendent à Flumet son rôle de carrefour entre Albertville, Ugine et Megève. La fin du XIXe siècle voit l'exploitation de nombreuses carrières d'ardoise, active jusque vers 1930, et les débuts du tourisme estival. Au XXe siècle, la commune se tourne vers les sports d'hiver : la station Flumet - Saint-Nicolas-la-Chapelle, reliée au domaine de l'Espace Diamant qui unit six villages du Val d'Arly et du Beaufortain, installe une économie de séjour familiale qui structure aujourd'hui le marché du logement.
Selon l'INSEE, Flumet compte environ 800 habitants pour près de 1 070 logements. La commune se distingue par une part de résidences secondaires supérieure à 60 % du parc, contre un tiers de résidences principales et environ 7 % de logements vacants. C'est le signe d'un marché tourné avant tout vers la villégiature de montagne plutôt que vers l'habitat permanent. Les acheteurs se répartissent en deux profils : d'un côté des familles et des retraités du bassin qui cherchent à se loger à l'année, souvent des actifs du tourisme et des services de la vallée ; de l'autre, majoritaires en volume de transactions, des acquéreurs de résidence secondaire venus de Rhône-Alpes ou d'ailleurs, attirés par un village authentique à mi-chemin d'Albertville et de Megève, plus abordable que les stations voisines les plus cotées.
Le prix moyen constaté est de 3 905 €/m², calculé à partir des transactions enregistrées par les notaires et publiées dans la base DVF. Il s'agit d'une moyenne communale, qui agrège des situations très différentes : un studio de station proche des pistes, un appartement dans le bourg et un chalet de coteau ne relèvent pas du même segment. L'exposition, la vue, l'état du bien et la distance aux remontées mécaniques expliquent une bonne part des écarts.
Flumet est une commune de station : les résidences secondaires forment plus de 60 % de son parc de logements selon l'INSEE. La demande vient donc en grande partie d'acquéreurs qui cherchent un pied-à-terre pour le ski et l'été, et non un logement à l'année. Cette structure soutient les prix et rend le marché sensible à la conjoncture du tourisme et de la montagne, davantage qu'à l'emploi local.
Les deux marchés coexistent. Les appartements, souvent des logements de station et des petites surfaces, offrent le plus grand nombre de points de comparaison et conviennent à un usage saisonnier ou locatif. Les chalets et maisons, plus rares, se concentrent sur les hameaux et les coteaux, avec des délais de recherche plus longs et une plus forte dispersion des valeurs selon la vue, le terrain et la rénovation.
La proximité des remontées mécaniques et du bourg, l'exposition et la vue sur les sommets, l'altitude du secteur, la qualité de la rénovation et la performance énergétique en climat de montagne comptent parmi les facteurs les plus lourds. Un bien vendu meublé et prêt à louer pour la saison peut aussi se négocier différemment d'un logement à rénover. La moyenne communale ne dit rien de ces écarts, seule une estimation au cas par cas les intègre.
La commune est classée en zone de montagne, ce qui encadre l'urbanisation et l'extension des constructions. Le fond de vallée et les gorges de l'Arly exposent à des risques naturels : le plan de prévention des risques est à consulter avant toute acquisition. Sur un bien ancien du bourg, l'état de la toiture, de l'isolation et du chauffage pèse fortement, et le diagnostic de performance énergétique est un point de négociation à examiner de près.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).