Le prix au m² moyen à Fontaine s'établit à 1 961 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Pour une maison ou une villa, il est de 3 547 €/m². Environ 227 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Fontaine, entre le Drac et les contreforts du Vercors.
À Fontaine, le prix moyen s'établit à 1 961 €/m² pour un appartement. Cette moyenne recouvre un parc très majoritairement collectif, façonné par les immeubles construits dans les années 1960 et 1970 sur la bande urbanisée coincée entre le Drac et la falaise du Vercors. Les écarts tiennent surtout à l'époque de construction, à l'étage, à la présence d'un ascenseur et à la distance aux cinq stations de la ligne A du tramway. Les maisons, nettement moins nombreuses, ressortent autour de 3 547 €/m². Ces valeurs proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Maison : 3 547 €/m²
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Fontaine est porté par sa position dans la métropole grenobloise. À trois kilomètres du centre de Grenoble et directement relié par la ligne A du tramway, la commune capte une demande de ménages qui cherchent une surface accessible sans quitter l'agglomération. Le parc, très majoritairement collectif et issu de l'urbanisation des années 1960 et 1970, offre des logements familiaux à des niveaux de prix inférieurs à ceux du cœur de Grenoble. L'emploi métropolitain, appuyé sur le pôle scientifique et universitaire grenoblois, et les zones d'activités locales des Vouillants, des Plans et de l'Argentière soutiennent cette demande de manière régulière.
Le second moteur est la transformation urbaine en cours. Le chantier de l'écoquartier des Portes du Vercors, lancé en 2023 sur le secteur de La Poya conjointement avec Sassenage, prévoit environ 950 logements, plus de 13 000 m² de surfaces commerciales, un cinéma multiplexe et des services, sur un calendrier étalé sur une dizaine d'années. Cette opération introduit une offre neuve dans une commune où elle était rare, et déplace progressivement le centre de gravité de la ville vers le nord. À plus long terme, le projet de liaison par câble entre les rives du Drac reste un facteur d'évolution à suivre.
Fontaine se situe dans la partie basse des prix de l'agglomération grenobloise, en dessous de Grenoble et de Saint-Martin-d'Hères, et à un niveau proche de celui d'Échirolles.
Fontaine doit son nom à une source située à la sortie du Bois des Vouillants, connue localement sous le nom de fontaine à cent francs. La commune occupe une position particulière dans le sillon alpin : adossée aux contreforts du Vercors, elle s'étend sur 6,74 km² à l'ouest du Drac, principal affluent de l'Isère, face à Grenoble. Le franchissement de cette rivière a longtemps commandé son destin. Un premier pont du Drac est ouvert en 1826, reliant enfin le village à la ville voisine. En 1863, Fontaine perd la partie de son territoire située sur la rive droite du Drac, rattachée à Grenoble. Le pont du Vercors est livré en 1889, et une première ligne de tramway dessert la commune dès 1895.
Le XXe siècle enchaîne les épreuves et les reconstructions. Le pont du Drac est remplacé par un ouvrage à arches en 1938, saboté par l'armée allemande en 1944, puis partiellement emporté par une crue en 1954. Le pont du Vercors est lui aussi reconstruit en 1950. La transformation décisive vient ensuite : entre les années 1960 et 1970, Fontaine passe du statut de commune de villas modestes et de maisons rurales à celui de ville dense, avec la construction de barres d'immeubles de six à douze étages qui accompagnent l'essor industriel et démographique de l'agglomération. Trois zones d'activités structurent alors l'économie locale : les Vouillants, les Plans et l'Argentière.
La fin du siècle réinstalle la commune dans le réseau métropolitain. Le pont Esclangon est construit en 1986. L'année suivante, la ligne A du tramway est mise en service par tronçons entre août et décembre 1987, marquant le retour de ce mode de transport dans l'agglomération après trente-cinq ans d'absence. Elle dessert Fontaine par cinq stations, dont le terminus de La Poya. Cette structure explique la ville d'aujourd'hui : une moitié orientale dense et desservie, une moitié occidentale boisée autour du Bois des Vouillants. Depuis 2023, le secteur de La Poya accueille le chantier de l'écoquartier des Portes du Vercors, mené avec Sassenage, qui prévoit environ 950 logements sur une décennie. Avec 22 020 habitants pour 6,74 km², Fontaine figure parmi les communes les plus denses de la métropole grenobloise.
Le marché de Fontaine est d'abord un marché d'appartements. Selon l'INSEE, la commune compte environ 11 800 logements, dont près de 91 % de résidences principales et seulement 1 % de résidences secondaires : on achète ici pour y vivre, pas pour y passer les vacances. Les appartements représentent plus de 82 % du parc, une proportion qui reflète directement l'urbanisation des années 1960 et 1970. La répartition entre propriétaires occupants et locataires est presque équilibrée, avec une part de logements locatifs sociaux significative. Les acheteurs sont majoritairement des ménages de l'agglomération grenobloise, primo-accédants ou familles cherchant une surface accessible à quelques minutes de Grenoble par le tramway.
Le prix moyen constaté à Fontaine est de 1 961 €/m² pour un appartement, et d'environ 3 547 €/m² pour une maison. Ces chiffres sont issus de la base DVF, qui recense les ventes réellement enregistrées chez les notaires. Ils traduisent une moyenne de commune : un studio ancien sans ascenseur et un logement récent proche du tramway peuvent s'en écarter fortement. Une estimation tenant compte de l'adresse, de l'étage et de l'état du bien reste indispensable.
La demande se concentre sur les abords de la ligne A du tramway, entre le pont du Drac et La Poya, où l'on rejoint le centre de Grenoble en quelques minutes. Les secteurs adossés au Bois des Vouillants et aux contreforts du Vercors attirent les acheteurs qui cherchent une maison ou un logement au calme, avec vue. Les grands ensembles des années 1960 et 1970 offrent à l'inverse les surfaces les plus accessibles de la commune.
Oui. La ligne A du tramway, en service depuis 1987, traverse la commune par cinq stations et relie Grenoble puis Le Pont-de-Claix. Trois ponts franchissent le Drac vers Grenoble : le pont du Drac, le pont du Vercors et le pont Esclangon, construit en 1986. La rocade A480 longe la commune et donne accès à l'A48 vers Lyon et à l'A49 vers Valence. Cette accessibilité est l'un des principaux moteurs du marché local.
Le choix est en pratique contraint par l'offre. Selon l'INSEE, les appartements représentent plus de 82 % des logements de la commune, contre environ 15 % de maisons. Les maisons, souvent des villas modestes antérieures à l'urbanisation des années 1960, se concentrent sur les hauteurs et les secteurs pavillonnaires. Elles se vendent à un prix au m² nettement supérieur à celui des appartements, avec des délais qui reflètent leur rareté.
L'écoquartier des Portes du Vercors, engagé depuis 2023 sur le secteur de La Poya avec la commune voisine de Sassenage, prévoit de l'ordre de 950 logements ainsi que des commerces et des équipements de loisirs, échelonnés sur une décennie. Les premières livraisons introduisent une offre neuve dans une commune où le parc est très majoritairement ancien. Cela crée un second segment de marché, distinct de l'ancien, dont les prix ne se comparent pas directement à la moyenne communale.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).