Le prix au m² moyen à Fort-Mahon-Plage s'établit à 4 662 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 69 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Fort-Mahon-Plage, station balnéaire de la Côte picarde, dans la Somme.
Le prix moyen des appartements à Fort-Mahon-Plage s'établit à 4 662 €/m², d'après les transactions DVF réellement enregistrées chez les notaires. Cette moyenne recouvre un parc marqué par la fonction balnéaire de la commune : appartements et résidences de vacances proches du front de mer et de la digue, maisons de villégiature dans les rues arrière, et constructions plus récentes en léger retrait des dunes. La proximité de la plage, l'exposition, l'étage et la vue sur la mer font varier fortement la valeur d'un bien. La commune, resserrée entre la baie d'Authie au nord et le massif dunaire du Marquenterre, dispose d'un foncier limité par la protection du littoral et des espaces naturels, ce qui soutient les prix des biens les mieux situés.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Fort-Mahon-Plage reste actif pour une commune de cette taille, porté par sa fonction de station balnéaire de la Côte picarde. La forte part de résidences secondaires entretient une rotation des ventes plus soutenue que dans un village de l'intérieur, les biens changeant de mains au gré des projets de vacances et des arbitrages patrimoniaux. L'offre nouvelle reste limitée : la protection du littoral, le classement des espaces dunaires et la proximité du Marquenterre réduisent le foncier constructible et concentrent les transactions sur les reventes et les rénovations dans le tissu existant.
Plusieurs facteurs soutiennent ce niveau de prix. La longue plage de sable, le cadre naturel préservé entre la baie d'Authie et la baie de Somme, la proximité du parc du Marquenterre et l'atmosphère familiale de la station entretiennent une demande touristique et résidentielle qui dépasse le seul bassin local. À l'inverse, l'éloignement des grands bassins d'emploi et la forte saisonnalité de l'activité, largement tournée vers le tourisme, bornent la progression des prix et expliquent des niveaux inférieurs à ceux des stations les plus cotées du littoral des Hauts-de-France.
Fort-Mahon-Plage se situe nettement en dessous du Touquet-Paris-Plage, référence haute du littoral des Hauts-de-France, à moins d'une vingtaine de kilomètres. Elle se négocie à un niveau proche de Saint-Valery-sur-Somme, de l'autre côté de la baie de Somme, et au-dessus de Berck, sa voisine la plus directe au nord.
À l'emplacement de la station actuelle ne s'étendait, jusqu'au milieu du XIXe siècle, qu'un vaste espace dunaire connu sous le nom de La Garenne, dépendance de la commune de Saint-Quentin-en-Tourmont, où se dressaient quelques cabanes de pêcheurs. Le nom de Fort-Mahon renverrait à une ancienne fortification élevée dans les dunes ; l'étymologie exacte reste discutée, plusieurs sources la rapprochant du fort Mahon de Minorque, du temps des campagnes militaires du XVIIIe siècle.
La commune est de création récente. Elle naît de la loi du 30 décembre 1922, promulguée au Journal officiel le 4 janvier 1923, par détachement d'une partie du territoire de Quend, elle-même issue auparavant de Saint-Quentin-en-Tourmont. Fort-Mahon-Plage a célébré son centenaire en 2023.
Le développement de la station tient à l'essor des bains de mer et de la villégiature sur la Côte picarde à la fin du XIXe siècle et au début du XXe. Classée station balnéaire, la commune s'est construite autour de sa longue plage de sable et de son cordon de dunes. Sa situation entre l'estuaire de la Somme et l'embouchure de l'Authie, sur le parcours de migration des oiseaux et aux portes du Marquenterre, a ancré une vocation touristique et naturaliste qui structure encore l'économie locale.
Fort-Mahon-Plage compte 1 363 habitants selon le recensement INSEE. Petite commune du littoral picard, son marché est dominé par la résidence secondaire et la location de vacances : le parc de logements sert d'abord aux séjours en bord de mer plutôt qu'à une population installée à l'année, et le nombre de personnes réellement présentes varie fortement entre l'hiver et la saison estivale. Les acquéreurs se répartissent entre familles du bassin nordiste et de la région parisienne en quête d'un pied-à-terre balnéaire, retraités attachés au cadre naturel, et acheteurs de résidence secondaire. Les appartements et les maisons proches de la plage et de la digue concentrent l'essentiel de la demande.
Le prix moyen des appartements à Fort-Mahon-Plage est de 4 662 €/m², d'après les transactions DVF réellement actées chez les notaires. Cette moyenne recouvre des écarts importants selon la proximité de la plage, la vue sur la mer, l'étage, la présence d'un balcon ou d'une terrasse, l'état du bien et sa performance énergétique. Un appartement récent en front de mer et un logement plus ancien en retrait ne se négocient pas au même niveau.
La valeur d'un bien dépend d'abord de sa distance à la plage. Le front de mer, la digue et les rues qui la bordent concentrent les logements les plus recherchés et se situent en haut de fourchette. Les secteurs en retrait des dunes, plus calmes et sans vue sur la mer, restent plus abordables. La saisonnalité du littoral et la rareté du foncier constructible accentuent ces écarts d'un secteur à l'autre.
En voiture, la commune est accessible par l'autoroute A16, qui relie la région parisienne au littoral des Hauts-de-France, puis les routes de la Côte picarde. La gare la plus proche est celle de Rue, à une dizaine de kilomètres, sur la ligne reliant Amiens à Boulogne-sur-Mer. La circulation devient dense en saison estivale, comme sur l'ensemble des stations de la baie de Somme.
Oui. Comme dans la plupart des stations balnéaires de la Côte picarde, une large part des logements de la commune sont des résidences secondaires, occupées pendant les vacances et les week-ends de saison. Cette structure alimente une rotation régulière des ventes et soutient la demande sur les biens proches de la plage. Les meublés de tourisme font l'objet de règles locales qui se vérifient auprès de la mairie avant tout projet de location saisonnière.
Le prix de référence de 4 662 €/m² porte sur les appartements, qui forment une large part de l'offre en station. Les maisons de villégiature, souvent situées dans les rues arrière ou en léger retrait des dunes, sont plus recherchées pour leur surface et leur extérieur, et se négocient généralement au-dessus du niveau des appartements. Le choix dépend surtout de l'usage visé, séjour de vacances ou pied-à-terre occupé plus régulièrement.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).