Le prix au m² moyen à Franconville s'établit à 3 072 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Pour une maison ou une villa, il est de 4 656 €/m². Environ 336 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Franconville, dans le Val-d'Oise.
Le prix moyen constaté à Franconville s'établit à 3 072 €/m². Cette moyenne recouvre un parc mixte, où les appartements représentent un peu plus des trois quarts des logements et les maisons le quart restant. Les grands ensembles des années 1960, à l'Épine-Guyon ou à la Mare des Noues, ne se négocient pas au même niveau que les pavillons des coteaux boisés de l'ouest ou que les résidences proches de la gare. Les maisons se traitent en moyenne à 4 656 €/m². Ces montants proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires, et non les prix affichés dans les annonces.
Maison : 4 656 €/m²
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Après 3 135 €/m² en 2021, le prix moyen à Franconville atteint 3 072 €/m² en 2026, soit environ -2 % sur la période.
Le premier moteur du marché est démographique. Selon l'INSEE, la population est passée de 33 196 habitants en 2012 à 37 754 en 2023, soit plus de 4 500 habitants supplémentaires en onze ans, sur un territoire de 6,19 kilomètres carrés déjà largement bâti. Cette croissance passe par du renouvellement urbain plutôt que par de l'extension : réhabilitation des grands ensembles, densification autour de la gare et du centre reconstruit. Avec environ 336 transactions par an, le marché reste actif, alimenté par la revente des appartements construits dans les années 1960 et 1970.
Le second moteur est l'accessibilité. Franconville se situe à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Paris, reliée à la gare du Nord par la ligne H et desservie par le RER C, avec l'A15 et l'A115 à proximité immédiate. Cette position attire des ménages de Paris et des Hauts-de-Seine qui cherchent une maison ou une grande surface à un niveau de prix hors de portée en petite couronne. Le commerce et les services publics, premiers employeurs locaux, soutiennent cette attractivité, mais le marché dépend aussi des conditions de crédit.
Franconville se situe nettement en dessous des communes des Hauts-de-Seine et des Yvelines voisines, à commencer par Maisons-Laffitte et Colombes. L'écart se resserre avec Argenteuil, sa voisine du sud, également dans le Val-d'Oise.
Le nom de la commune apparaît en 1137 sous la forme Francorum Villa, le domaine des Francs, dans le testament de Suger, abbé de Saint-Denis. Au début du XIIIe siècle, Guillaume Bateste, vassal des barons de Montmorency, est le premier seigneur identifié : il fait édifier un château modeste près de l'actuelle rue de Cormeilles, ainsi que la première église, bâtie en 1210 et détruite pendant la guerre de Cent Ans. Adossée aux coteaux boisés qui bordent la forêt de Montmorency, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Paris, Franconville reste jusqu'au XVIIIe siècle un village agricole de la vallée.
Au XVIIIe siècle, la commune devient un lieu de villégiature pour la bourgeoisie parisienne. Le chimiste Antoine-Alexis Cadet de Vaux s'y installe et y reçoit Benjamin Franklin ; le château qui porte son nom fait toujours face à l'église, au centre de la ville. L'arrivée du chemin de fer en 1846, sur la ligne de Paris à Pontoise, déplace le centre de gravité communal : un pôle commerçant se forme autour de la gare, à l'écart du vieux village. La reconstruction de l'église Sainte-Madeleine s'étale sur un demi-siècle, de la pose de la première pierre en 1903 à l'achèvement du clocher en 1955.
L'urbanisation massive intervient dans les années 1960 et 1970. En 1956, le centre ancien, le Vieux Pays, est désigné comme secteur à rénover : les démolitions commencent en 1963 avenue de Paris et se poursuivent jusqu'en 1975. Dans le même temps sortent de terre les ensembles de l'Épine-Guyon, environ 600 logements, et de la Mare des Noues, construit en 1966 à la limite d'Ermont. La population passe de moins de 12 000 habitants en 1962 à près de 33 000 en 1982. Ce basculement en vingt ans explique la ville actuelle : un centre reconstruit, des quartiers de barres et de tours, des lotissements pavillonnaires sur les hauteurs.
Franconville compte 37 754 habitants sur 6,19 kilomètres carrés, ce qui en fait la cinquième commune du Val-d'Oise. Selon l'INSEE, la ville dispose de 17 461 logements, dont 93,2 pour cent de résidences principales : le marché est résidentiel, les résidences secondaires y sont négligeables. Les appartements représentent 77,7 pour cent du parc et les maisons 22,1 pour cent, une proportion élevée à cette distance de Paris. Toujours selon l'INSEE, 57,3 pour cent des ménages sont propriétaires de leur résidence principale et 41,3 pour cent locataires, dont 18,3 pour cent dans le parc social. Les acquéreurs sont surtout des familles et des primo-accédants venus de Paris ou des Hauts-de-Seine, en recherche d'une surface plus grande.
Le prix moyen relevé à Franconville est de 3 072 €/m², toutes ventes d'appartements confondues. Il provient de la base DVF, qui recense les transactions signées chez les notaires, et non des prix demandés dans les annonces. Ce niveau reste très en dessous de celui des communes des Hauts-de-Seine situées à quelques kilomètres. Un bien précis peut s'en écarter selon son secteur, son étage, son état et son diagnostic de performance énergétique.
La ville se découpe en neuf quartiers : Hôtel de Ville, les Fontaines, Jean Monnet, l'Europe, le Vieux Marché, le Stade, les Noyers de Saint-Edme, l'Épine-Guyon et le Séquoia de la Gare. Les grands ensembles des années 1960, à l'Épine-Guyon et à la Mare des Noues, forment le bas de la fourchette. Les pavillons des coteaux boisés de l'ouest et les abords immédiats de la gare se négocient plus cher.
La gare de Franconville - Le Plessis-Bouchard est desservie par la ligne H du Transilien vers Paris Nord, au quart d'heure en heure de pointe et à la demi-heure le reste de la journée, ainsi que par le RER C depuis 1988. La gare voisine de Cernay, sur la même ligne, dessert l'est du territoire. En voiture, l'A15 vers Cergy et Gennevilliers et l'A115 bordent la commune, complétées par les lignes du réseau de bus Val Parisis.
Oui, et c'est une particularité locale. Selon l'INSEE, les maisons représentent 22,1 pour cent du parc, une proportion élevée pour une commune de plus de 6 000 habitants au kilomètre carré. Elles se concentrent sur les hauteurs boisées de l'ouest et dans les lotissements antérieurs aux grands ensembles. Le prix moyen des maisons ressort à 4 656 €/m², un écart marqué avec les appartements qui tient à la rareté du foncier pavillonnaire.
Franconville appartient à la communauté d'agglomération Val Parisis. La commune est classée en zone tendue : le préavis de départ d'un locataire est ramené à un mois et les logements laissés vacants sont taxés. Un permis de louer, gratuit et instruit par l'agglomération, est exigé dans plusieurs secteurs avant toute mise en location. Son périmètre a été étendu au quartier du Moulin le 1er juillet 2025. Le document doit être joint au bail.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).