Le prix au m² moyen à Gennevilliers s'établit à 4 578 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 117 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Gennevilliers, sur sa presqu'île de la Seine, en première couronne nord de Paris.
Le prix moyen constaté à Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine, s'établit à 4 578 €/m². Cette moyenne recouvre un parc de logements très majoritairement collectif : la commune s'est bâtie autour de grands ensembles édifiés entre les années 1950 et 1970, dont le quartier du Luth et ses tours, complétés par des secteurs pavillonnaires plus discrets et par des programmes neufs récents. Les maisons individuelles y sont rares et se concentrent dans les rues anciennes du centre. Le nord de la commune est occupé par le port de Gennevilliers et sa zone industrielle, ce qui distingue nettement les ambiances d'un secteur à l'autre. L'étage, l'état du bien, la proximité du métro et du tramway et la performance énergétique expliquent l'essentiel des écarts de prix. Les chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les ventes réellement signées chez les notaires. Il s'agit d'un repère communal, à affiner sur des biens comparables pour votre propre estimation.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Gennevilliers se lit d'abord à travers son rattrapage. Longtemps perçue comme une commune industrielle et populaire à l'écart des dynamiques de prix des Hauts-de-Seine, la ville a vu son accessibilité se transformer avec le prolongement de la ligne 13, l'arrivée du tramway T1 et la desserte du RER C. La demande vient surtout de primo-accédants et d'actifs franciliens qui trouvent ici des niveaux de prix bien plus contenus que dans les communes limitrophes, tout en accédant rapidement à Paris et à La Défense.
L'offre est portée par un parc collectif dense et par les programmes neufs qui accompagnent la rénovation urbaine, en particulier autour du Luth. Cette recomposition crée un marché à plusieurs vitesses : d'un côté des logements récents ou réhabilités proches des transports, de l'autre un parc social et des immeubles anciens dont la performance énergétique pèse de plus en plus dans les négociations. Le poids du secteur portuaire et industriel au nord maintient par ailleurs des écarts marqués d'un quartier à l'autre, que toute estimation doit prendre en compte.
Adossée à la Seine, Gennevilliers reste plus abordable que ses voisines des Hauts-de-Seine comme Asnières-sur-Seine ou Colombes, tout en se situant au-dessus d'Argenteuil, sur l'autre rive du fleuve.
Gennevilliers occupe une presqu'île dessinée par une boucle de la Seine, longtemps couverte de cultures maraîchères. Au XIXe siècle, la plaine de Gennevilliers reçoit les eaux usées de Paris par un vaste réseau de champs d'épandage, qui transforment le sol en zone de maraîchage intensif alimentant les Halles. Ce paysage de bords de Seine et de plaine agricole a attiré les peintres impressionnistes, Claude Monet ayant représenté la Seine à hauteur de Gennevilliers et d'Argenteuil. L'église Sainte-Marie-Madeleine rappelle le noyau villageois d'origine, avant que l'industrie ne change complètement la physionomie de la commune.
À partir des années 1920, le creusement du port de Gennevilliers ouvre une nouvelle ère. Devenu le premier port fluvial d'Île-de-France, il attire la métallurgie, la chimie et l'industrie automobile, et fait de Gennevilliers une commune ouvrière emblématique de la banlieue nord. Après la Seconde Guerre mondiale, pour loger cette population, la ville se couvre de grands ensembles de logements sociaux. Le quartier du Luth, avec ses tours élevées dans les années 1970, illustre cette période de construction rapide qui structure encore une large part du tissu urbain.
Les dernières décennies ont désenclavé la commune. Le prolongement de la ligne 13 du métro jusqu'au terminus Les Courtilles, à la limite d'Asnières, puis l'arrivée du tramway T1, ont rapproché Gennevilliers de Paris et de La Défense, que la gare du RER C dessert également. Des opérations de rénovation urbaine, notamment autour du Luth, ont accompagné cette évolution avec des démolitions, des reconstructions et de nouveaux programmes de logements. La commune conserve son double visage : un nord tourné vers le port et l'activité, un sud résidentiel en recomposition.
Selon l'INSEE, Gennevilliers compte 50 979 habitants. Le parc de logements est presque entièrement collectif, avec un poids important du logement social hérité de son passé industriel et ouvrier. Les locataires sont majoritaires et les propriétaires occupants restent minoritaires, même si les programmes neufs ont ouvert l'accession à de nouveaux ménages. Deux profils d'acheteurs se croisent aujourd'hui. D'un côté des primo-accédants et des actifs travaillant à Paris ou à La Défense, attirés par des prix nettement plus abordables que dans les communes voisines des Hauts-de-Seine et par l'amélioration des transports. De l'autre des familles déjà installées qui cherchent un appartement plus grand ou l'un des rares pavillons du centre.
Le prix moyen constaté est de 4 578 €/m², calculé à partir des ventes enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. C'est une moyenne communale, qui additionne le petit appartement de grand ensemble et le logement neuf ou rénové proche des transports. L'étage, l'état du bien, la proximité de la ligne 13 ou du tramway T1 et le diagnostic énergétique expliquent l'essentiel des écarts. Une estimation fiable s'appuie sur des ventes comparables dans votre secteur, pas sur la seule moyenne.
La commune mêle des quartiers de grands ensembles comme le Luth, un centre plus ancien autour de l'église et de la mairie, les Grésillons au sud près de la gare, et un vaste secteur portuaire et industriel au nord. Le sud, proche du tramway et du RER C, profite de la dynamique de la première couronne, tandis que les abords du port relèvent d'une logique d'activité. Ces ambiances très différentes ne se vendent pas au même niveau, d'où l'intérêt de raisonner par secteur plutôt qu'à l'échelle de la ville entière.
La commune est desservie par la ligne 13 du métro, dont le terminus Les Courtilles se situe à la limite d'Asnières, par le tramway T1 et par la gare du RER C, qui rejoignent Paris et le pôle d'emploi de La Défense. Plusieurs lignes de bus complètent le maillage. Cette accessibilité, longtemps limitée, s'est nettement renforcée avec le prolongement du métro et l'arrivée du tramway, ce qui pèse aujourd'hui sur la valeur des biens proches des stations.
L'offre est très déséquilibrée. Le parc est presque entièrement composé d'appartements, et les maisons se limitent à quelques rues pavillonnaires anciennes du centre. Elles sortent rarement sur le marché et leur prix au mètre carré dépend surtout de leur état, de leur terrain et de leur emplacement plutôt que de la moyenne communale. Pour un vendeur comme pour un acheteur, les références de vente sur ce type de bien sont peu nombreuses, ce qui rend l'estimation d'autant plus dépendante de comparables précis.
Les opérations menées ces dernières années, notamment autour du Luth, ont conduit à des démolitions, des reconstructions et de nouveaux programmes de logements, ce qui a fait évoluer l'image de plusieurs quartiers. Les biens récents ou réhabilités proches des transports bénéficient de cette dynamique, tandis que les logements anciens et énergivores restent plus dépendants de leur état. Pour un vendeur, la localisation précise par rapport aux stations et le classement énergétique sont devenus des critères de négociation importants.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).