Le prix au m² moyen à Grand-Charmont s'établit à 1 078 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Pour une maison ou une villa, il est de 1 677 €/m². Environ 26 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Grand-Charmont, dans l'agglomération de Montbéliard, dans le Doubs.
Le prix moyen des appartements à Grand-Charmont s'établit à 1 078 €/m², d'après les transactions DVF réellement enregistrées chez les notaires. La commune reste toutefois un marché de maisons : le prix moyen y atteint 1 677 €/m² pour l'habitat individuel, qui représente environ la moitié du parc. Cette moyenne recouvre des situations variées, entre les pavillons des lotissements sur les hauteurs de la Chaux, les maisons ouvrières héritées de l'essor industriel du bassin et les logements collectifs du quartier des Fougères. L'état du bien, la surface du terrain, l'exposition et la proximité des axes vers Montbéliard et Sochaux font varier la valeur d'un bien à l'autre.
Maison : 1 677 €/m²
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Grand-Charmont est celui d'une commune résidentielle de banlieue, de taille modeste mais à la rotation régulière. Les données DVF recensent de l'ordre de 26 transactions par an, un volume cohérent avec une population d'environ 5 900 habitants et un parc partagé entre maisons et appartements. La demande porte d'abord sur les maisons individuelles, dont l'offre reste contenue par la taille du territoire communal, largement bâti.
Plusieurs facteurs entretiennent le niveau de prix. La proximité immédiate de l'usine Stellantis de Sochaux, premier site de production du groupe en France, et de l'agglomération de Montbéliard ancre la commune dans un bassin d'emploi industriel qui alimente une demande de logements à l'année. À l'inverse, le poids du parc social et la présence d'un quartier en rénovation pèsent sur les valeurs moyennes, et le marché reste sensible à la conjoncture de l'industrie automobile locale. Les prix demeurent nettement en dessous de ceux des communes du haut Doubs proches de la Suisse.
Grand-Charmont s'inscrit dans les niveaux de prix modérés du Pays de Montbéliard, proches de ceux de Montbéliard et de Belfort. Besançon, chef-lieu du département, se situe à un niveau sensiblement plus élevé.
Le nom de Grand-Charmont remonte à des formes anciennes attestées à la fin du XIIe siècle, vers 1182-1196, sous la graphie Calmons. La localité est ensuite désignée comme Charmont-des-Bois, puis Grand-Charmont à partir du XVIIe siècle. Le bourg s'est développé dans un petit bassin, au pied de la colline de la Chaux, sur un territoire de 4,56 kilomètres carrés dont l'altitude s'étage de 324 à 425 mètres.
À partir de 1874, l'armée édifie le Fort Lachaux sur les hauteurs qui dominent la commune, dans le cadre de la ceinture fortifiée de la région de Belfort et de Montbéliard. L'ouvrage a depuis perdu sa fonction défensive et accueille aujourd'hui des activités de loisirs et culturelles. Longtemps rurale, la commune bascule dans l'orbite industrielle du bassin au cours du XXe siècle, portée par l'usine automobile voisine de Sochaux.
La croissance démographique accompagne cet essor : Grand-Charmont passe de 823 habitants en 1936 à 5 482 en 1962, puis culmine à 7 201 habitants en 1968. Pour loger la main-d'oeuvre attirée par l'industrie, de grands ensembles sortent de terre, dont le quartier des Fougères. Classé quartier prioritaire, ce secteur fait l'objet d'un programme de rénovation urbaine porté par l'agglomération et l'Agence nationale pour la rénovation urbaine. La commune est par ailleurs jumelée avec Limbourg, en Belgique.
Grand-Charmont compte 5 873 habitants selon le dernier recensement de l'INSEE. La commune recense environ 2 570 logements, dont près de 93 % de résidences principales, une part de résidences secondaires quasi nulle et environ 7 % de logements vacants : c'est un parc habité à l'année, sans dimension de villégiature. Toujours selon l'INSEE, les maisons et les appartements se partagent le parc à parts presque égales, autour de 50 % chacun, et environ 52 % des résidences principales sont occupées par leurs propriétaires. Le logement social pèse une part importante du parc, au-delà du seuil de 25 % fixé par la loi SRU. Les acquéreurs sont surtout des ménages qui travaillent dans le bassin d'emploi de Montbéliard et de Sochaux, primo-accédants à la recherche d'une maison abordable ou familles déjà installées dans l'agglomération.
Le prix moyen des appartements à Grand-Charmont est de 1 078 €/m², d'après les transactions DVF réellement actées chez les notaires. Pour les maisons, qui dominent le marché local, le prix moyen s'établit à 1 677 €/m². Ces moyennes recouvrent des écarts selon l'état du bien, la surface du terrain, l'exposition et la localisation, entre les hauteurs pavillonnaires et les secteurs de logements collectifs.
Oui. Le quartier des Fougères est classé quartier prioritaire de la politique de la ville au sein du Pays de Montbéliard. Il fait l'objet d'un projet de renouvellement urbain associant l'agglomération et l'Agence nationale pour la rénovation urbaine, avec des interventions sur le bâti et le cadre de vie. Ce type de programme peut faire évoluer l'attractivité et la valeur des biens du secteur sur plusieurs années.
La commune est desservie par le réseau de bus évolitY, qui relie l'ensemble de l'agglomération du Pays de Montbéliard, dont Montbéliard, Sochaux et Bethoncourt. Le centre de Montbéliard est à environ trois kilomètres, et l'usine de Sochaux est toute proche. L'autoroute A36 et la gare de Montbéliard, sur l'axe Belfort-Besançon, complètent les liaisons vers le reste de la région.
Grand-Charmont se situe dans la fourchette basse des prix du Pays de Montbéliard, à un niveau proche de celui de Montbéliard et de Belfort. Les communes du haut Doubs situées près de la frontière suisse, comme Morteau ou Pontarlier, affichent des valeurs nettement plus élevées. Cette modération des prix tient au poids du parc social et à l'ancrage industriel du bassin.
Le parc est partagé de façon presque égale entre maisons et appartements, mais la demande porte surtout sur l'habitat individuel. Les maisons se négocient en moyenne à 1 677 €/m² et les appartements à 1 078 €/m². Les pavillons des lotissements de coteau restent les biens les plus recherchés, tandis que les appartements offrent des budgets d'entrée plus accessibles, notamment pour les primo-accédants du bassin.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).