Le prix au m² moyen à Grandcamp-Maisy s'établit à 2 373 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 28 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Grandcamp-Maisy, port de pêche du Bessin, dans le Calvados.
À Grandcamp-Maisy, le prix moyen des appartements s'établit à 2 373 €/m², d'après les ventes réellement enregistrées dans la base DVF des notaires. Ce niveau reflète le marché d'une petite station balnéaire du Bessin, où le parc reste dominé par les maisons, des villas Belle Époque du front de mer aux pavillons de l'arrière-pays. Les appartements, moins nombreux, se concentrent près du port et des plages. La proximité de l'eau, la vue, l'état du bien et sa performance énergétique font varier fortement les valeurs. Ce chiffre notarié donne un repère communal ; une estimation fiable s'appuie ensuite sur des biens comparables, appréciés au cas par cas.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Grandcamp-Maisy vit au rythme de la mer et des saisons. Petit port de pêche du Bessin, réputé pour sa coquille Saint-Jacques, la commune conjugue une activité maritime réelle et une fréquentation touristique portée par les plages du Débarquement et la proximité de la Pointe du Hoc. Cette double attractivité entretient une demande de résidences secondaires venue de Normandie et de la région parisienne. Les biens proches du port et du front de mer concentrent la valeur, ce qui creuse l'écart avec les logements plus en retrait, dans l'arrière-pays et l'ancien bourg de Maisy.
Sur ce marché de petite taille, le nombre de ventes reste modeste et les prix peuvent varier fortement d'une transaction à l'autre selon l'emplacement et l'état des biens. La distance à la plage, la vue et la performance énergétique commandent l'essentiel des valeurs : un logement bien placé et correctement classé au diagnostic trouve preneur, tandis qu'un bien énergivore se négocie avec une décote. La dépendance à la demande de villégiature et le poids du tourisme de mémoire restent les principaux facteurs de sensibilité du marché local.
Grandcamp-Maisy se situe au-dessus de Saint-Lô, préfecture voisine de l'intérieur, à un niveau proche de Bayeux, mais en dessous des stations du Débarquement plus courues comme Courseulles-sur-Mer.
Grandcamp et Maisy sont deux anciens villages attestés dès le Moyen Âge, le premier sous la forme latine Grandis Campus en 1082, le second sous le nom de Mezy en 1155. Vers 1180, Henri II Plantagenêt accorda à Guillaume du Hommet plusieurs fiefs, dont Maisy, confirmés par Richard Coeur de Lion en 1190. En 1554, Grandcamp devint le siège d'une capitainerie militaire, et la côte fut fortifiée au XVIIIe siècle avec le fort Samson, ouvrage d'inspiration Vauban édifié vers 1746. Ces implantations anciennes témoignent de la valeur stratégique de ce littoral ouvert sur la baie des Veys et la Manche.
En 1824, Grandcamp fusionna avec Létanville, puis prit en 1890 le nom de Grandcamp-les-Bains pour affirmer sa vocation touristique. Entre 1880 et 1930, la commune devint une station balnéaire réputée, fréquentée par la bourgeoisie parisienne, qui y laissa de nombreuses villas Belle Époque encore visibles sur le front de mer. La pêche structura en parallèle la vie locale : un bassin refuge fut construit en 1926 pour abriter la flottille. Le port, la digue et l'architecture de la ville gardent la trace de cette double identité, entre villégiature balnéaire et activité maritime, qui façonne encore le paysage de la commune.
Le secteur occupe une place particulière dans l'histoire du Débarquement de 1944. La commune est voisine de la Pointe du Hoc, prise d'assaut le 6 juin par les Rangers américains, et abritait la batterie de Maisy, position d'artillerie allemande. Grandcamp fut libérée le 9 juin 1944 après de durs combats, et le général de Gaulle y prit la parole le 14 juin depuis la place de la République. Grandcamp-les-Bains et Maisy s'associèrent en 1972 pour former Grandcamp-Maisy, fusion rendue complète en 1992. La commune vit aujourd'hui de la pêche, notamment de la coquille Saint-Jacques, et du tourisme de mémoire.
Grandcamp-Maisy compte environ 1 520 habitants à l'année, selon l'INSEE, une population qui augmente nettement en saison estivale. Le marché immobilier porte l'empreinte du littoral : selon l'INSEE, près de la moitié des logements sont des résidences secondaires, signe de l'attrait balnéaire de la commune. Le parc reste très majoritairement composé de maisons, qui représentent environ deux tiers des logements, les appartements étant surtout présents près du port et des plages. Les propriétaires occupants sont majoritaires. Les acquéreurs mêlent des retraités et des actifs installés à l'année, des familles normandes et des acheteurs de résidence secondaire venus notamment de la région parisienne, attirés par la côte du Bessin et la proximité des plages du Débarquement.
Le prix moyen des appartements à Grandcamp-Maisy est de 2 373 €/m², d'après les transactions DVF actées chez les notaires. Cette moyenne recouvre des biens variés, du logement proche du port au petit collectif plus en retrait. La proximité de la mer, la vue, l'étage et l'état du bien expliquent l'essentiel des écarts. Sur une commune où les maisons dominent, une estimation fiable s'appuie sur des ventes comparables plutôt que sur la seule moyenne.
La commune s'organise entre le front de mer et le port d'un côté, l'arrière-pays et l'ancien bourg de Maisy de l'autre. Les biens du bord de mer, villas Belle Époque et logements avec vue, sont les plus recherchés et les plus chers. En s'éloignant du rivage, vers l'intérieur et les hameaux, les prix se détendent. La distance à la plage et au port reste le premier critère de valeur sur ce marché littoral.
Oui, en grande partie. Selon l'INSEE, près de la moitié des logements de Grandcamp-Maisy sont des résidences secondaires, une proportion caractéristique des communes du littoral normand. Cette demande de villégiature, venue notamment de la région parisienne, s'exerce sur une offre limitée par la taille de la commune et la protection du littoral. Elle soutient les prix, en particulier pour les biens proches de la mer, plus rares et plus disputés.
Le parc est très majoritairement composé de maisons, qui forment environ deux tiers des logements selon l'INSEE. Les appartements, moins nombreux, se trouvent surtout près du port et des plages, et intéressent les acheteurs de pied-à-terre ou de résidence secondaire. Le choix dépend du projet : une maison pour une installation à l'année ou une famille, un appartement pour un usage saisonnier plus léger. Chaque bien s'estime selon son emplacement et son état.
La commune est soumise à la loi Littoral, qui protège le rivage, encadre l'extension de l'urbanisation et limite les constructions près de la mer. Cette contrainte raréfie durablement l'offre de bord de plage et contribue à la fermeté des prix sur le front de mer. Avant un achat ou des travaux près du rivage, il est prudent de consulter le plan local d'urbanisme et les servitudes en mairie pour connaître ce qui est réellement autorisé.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).