Le prix au m² moyen à Granville s'établit à 3 843 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 183 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Granville, port et station balnéaire de la côte ouest du Cotentin.
À Granville, le prix moyen s'établit à 3 843 €/m². Cette moyenne recouvre un parc contrasté : selon l'INSEE, 60,5 % des logements sont des appartements, du studio de bord de mer aux immeubles construits après la guerre. Les maisons de granit de la Haute-Ville, enfermée dans ses remparts, et les biens en vue directe sur la baie se négocient au-dessus de la moyenne, tandis que les secteurs en retrait du littoral, vers la gare et les hauteurs, restent plus accessibles. Ce chiffre provient des données DVF, c'est-à-dire des transactions réellement enregistrées chez les notaires, et non d'annonces.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Granville n'est pas une station qui se vide hors saison. Avec 12 510 habitants et 70 % de résidences principales selon l'INSEE, la ville fonctionne comme le pôle d'un bassin de vie qui déborde largement ses limites communales, avec son centre hospitalier, ses lycées et ses commerces. L'activité maritime reste un moteur réel : le port figure parmi les premiers ports coquilliers de France, la pêche à la coquille Saint-Jacques et au bulot rythme l'année, et le port de plaisance de Hérel entretient une filière nautique. Cette base d'emploi soutient la demande en résidence principale toute l'année, y compris hors du front de mer.
Le second moteur est touristique. Le carnaval, l'un des plus anciens de France, inscrit en novembre 2016 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'UNESCO, mobilise la ville pendant les cinq jours qui précèdent le Mardi gras. S'y ajoutent le musée Christian-Dior installé dans la villa Les Rhumbs, les départs pour les îles Chausey, à une quinzaine de kilomètres au large, et le casino en bord de plage. Cette fréquentation soutient la valeur des biens proches du littoral. En face, l'offre se renouvelle lentement : le cap Lihou est entièrement bâti et la loi Littoral limite l'extension urbaine.
Granville se situe en dessous des ports de la côte d'Émeraude toute proche, mais nettement au-dessus des grandes villes normandes voisines. C'est un niveau intermédiaire, porté par le littoral sans atteindre celui des stations bretonnes les plus recherchées.
Le rocher de Granville, le cap Lihou, n'est fortifié qu'assez tard. En 1439, pendant la guerre de Cent Ans, le capitaine anglais Thomas de Scales y fait bâtir une place forte destinée à isoler le Mont-Saint-Michel : cinq cents mètres de murailles, une citadelle et une église ferment la presqu'île. Les Français reprennent la position dès 1442. L'enceinte médiévale est démolie en 1689, puis relevée entre 1727 et 1749 : c'est ce tracé que l'on parcourt aujourd'hui, inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du 26 octobre 2004. La Haute-Ville, quartier de granit posé au-dessus de la mer, garde de cette origine militaire ses rues étroites et sa densité.
À partir des années 1450, Granville vit de la mer. La pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve arme des dizaines de navires, et la course donne à la marine française plusieurs officiers, dont Georges-René Pléville Le Pelley. En novembre 1793, la ville soutient le siège de l'armée vendéenne et le repousse. Le XIXe siècle change de registre : la mode des bains de mer arrive en 1827, un premier casino en bois ouvre en 1860, la société des régates est fondée en 1889 et l'hippodrome en 1890. Surtout, la ligne venue de Paris atteint Granville le 3 juillet 1870, ce qui greffe une station balnéaire sur le port de pêche.
Christian Dior naît à Granville en janvier 1905, dans la villa Les Rhumbs achetée par ses parents et posée sur la falaise ; la famille part pour Paris six ans plus tard, la municipalité rachète la propriété dans les années 1930 et le musée Christian-Dior y ouvre en 1997. La guerre laisse des traces : bombardements en 1944, puis un raid allemand parti de Jersey dans la nuit du 8 au 9 mars 1945, qui coule plusieurs cargos dans le port. En 1962, Granville absorbe la commune de Saint-Nicolas-près-Granville, ce qui explique l'étendue actuelle du territoire communal et la juxtaposition de quartiers aux tissus très différents.
Granville compte 12 510 habitants. Selon l'INSEE, la commune recense un peu plus de 10 100 logements, dont 70 % de résidences principales, 24,7 % de résidences secondaires ou occasionnelles et 5,3 % de logements vacants : c'est une ville qui vit à l'année, pas une station qui ferme hors saison. Le parc est majoritairement collectif, avec 60,5 % d'appartements contre 39,3 % de maisons. Parmi les résidences principales, 46,7 % des ménages sont propriétaires et 52,1 % locataires. Les acquéreurs se répartissent entre familles du bassin d'emploi, retraités venus s'installer face à la mer, et acheteurs franciliens ou normands en quête d'un pied-à-terre proche du port.
Le prix moyen constaté à Granville est de 3 843 €/m². Il s'agit d'une moyenne calculée sur les ventes réellement enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF, pas sur des prix affichés en vitrine d'agence. Un même bien peut s'en écarter fortement selon la vue sur la baie, l'étage, l'état général et la distance au front de mer. Notre estimation en ligne affine cette moyenne à partir des caractéristiques de votre logement.
La Haute-Ville, enfermée dans ses remparts sur le cap Lihou, et les abords du Plat Gousset, la plage du centre, concentrent la demande la plus forte, avec des maisons de granit et des appartements en vue sur la baie. Le quartier du port et le port de plaisance de Hérel attirent les acheteurs qui veulent un bateau à quelques minutes. Saint-Nicolas et les secteurs en hauteur, plus en retrait, offrent des surfaces plus grandes à des niveaux de prix inférieurs.
Granville est le terminus de la ligne ouverte le 3 juillet 1870 depuis Paris-Montparnasse, exploitée aujourd'hui par les trains Nomad de la Région Normandie. Le trajet demande environ trois heures, avec plusieurs allers-retours quotidiens, ce qui place la ville parmi les destinations littorales accessibles sans voiture. Le port assure par ailleurs des liaisons régulières vers les îles Chausey et les îles Anglo-Normandes. Caen se trouve à un peu plus d'une centaine de kilomètres par la route.
Une partie du bâti relève de règles particulières. L'enceinte de la Haute-Ville est inscrite au titre des monuments historiques depuis l'arrêté du 26 octobre 2004, et la Grande Porte est classée depuis 1931 : les travaux visibles dans leur périmètre passent par l'avis de l'architecte des Bâtiments de France. Sur le reste du littoral, la loi Littoral encadre l'urbanisation des espaces proches du rivage. Avant d'acheter en vue de travaux, demandez un certificat d'urbanisme en mairie.
Selon l'INSEE, 60,5 % des logements de Granville sont des appartements et 39,3 % des maisons : les deux marchés existent réellement, ce qui n'est pas le cas dans toutes les communes littorales de la Manche. Les appartements se concentrent dans le centre, sur le front de mer et dans les immeubles d'après-guerre. Les maisons, souvent en granit, se répartissent entre la Haute-Ville, Saint-Nicolas et les secteurs pavillonnaires plus récents, avec des délais de vente généralement plus longs.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).