Le prix au m² moyen à Guingamp s'établit à 2 831 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 79 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Guingamp, cité médiévale bretonne, dans les Côtes-d'Armor.
À Guingamp, le prix moyen des appartements ressort à 2 831 €/m², d'après les ventes réellement enregistrées dans la base DVF tenue par les notaires. Particularité locale, ce niveau se situe au-dessus du marché des maisons : dans cette petite ville, les appartements du centre historique, plus rares et souvent recherchés, se négocient plus cher que les maisons de périphérie, alors que l'inverse prévaut dans la plupart des communes. Le prix reste modéré à l'échelle bretonne, loin des stations du littoral, mais soutenu par le rôle de centre de la ville. L'emplacement dans le coeur ancien, l'état du bien et sa performance énergétique expliquent l'essentiel des écarts. Issus des transactions signées chez les notaires, ces chiffres donnent un repère communal fiable ; une estimation précise s'appuie ensuite sur des ventes comparables, examinées bien par bien.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché de Guingamp est celui d'une ville-centre de la Bretagne intérieure, animé par une demande de proximité. Les appartements du coeur historique constituent un segment recherché, ce qui explique leur niveau de prix supérieur à celui des maisons, une singularité locale. La performance énergétique s'impose comme un critère de négociation sur le parc ancien, où les biens les moins bien classés se vendent avec une décote, notamment dans les immeubles de caractère à rénover.
L'attrait du patrimoine, le rôle de sous-préfecture et la vie culturelle de la ville soutiennent la demande, sans la tension des marchés du littoral. Pour un vendeur, un bien correctement estimé et présenté trouve preneur dans des délais raisonnables, tandis qu'un prix trop ambitieux s'installe sur le marché. Le cachet du centre ancien et la qualité de l'emplacement restent les principaux leviers de valorisation à moyen terme.
Guingamp se situe au-dessus de Saint-Brieuc toute proche et dans la fourchette de villes bretonnes de l'intérieur comme Dinan ou Quimper, loin des prix des stations du littoral.
Guingamp s'est développée au coeur des Côtes-d'Armor, sur les rives du Trieux, comme place forte et cité comtale. Au XIe siècle, le comte Étienne fait de la ville un centre du comté de Penthièvre, et Guingamp se dote de remparts dont subsistent des vestiges. La cité reste marquée par ce passé médiéval, avec ses maisons anciennes, sa place et le tracé de son enceinte, témoins de son rôle historique dans le duché de Bretagne.
La basilique Notre-Dame-de-Bon-Secours domine le centre ancien. Sa construction, étalée du XIIe au XVIe siècle, mêle les styles roman, gothique et Renaissance, une superposition lisible sur ses façades. Longtemps lieu de pèlerinage marial autour d'une Vierge noire, l'église est élevée au rang de basilique mineure par le pape Léon XIII en 1899. Chaque été, le pardon de Notre-Dame-de-Bon-Secours reste un temps fort de la vie de la ville.
Sous-préfecture des Côtes-d'Armor, Guingamp joue le rôle de pôle de services et de commerce pour un large bassin rural de Bretagne intérieure. La ville doit aussi une part de sa notoriété à son club de football, qui a longtemps évolué au plus haut niveau national. Entre patrimoine médiéval, vie culturelle et fonction de centre local, elle garde une identité forte à l'écart du littoral.
Guingamp compte un peu plus de 7 000 habitants et joue le rôle de ville-centre pour un bassin rural de la Bretagne intérieure. Le marché immobilier y est animé par une demande locale : primo-accédants attirés par des prix mesurés, ménages actifs employés dans les services, le commerce et les administrations de la sous-préfecture, et acquéreurs séduits par le cachet du centre ancien. La ville attire aussi des ménages qui recherchent un cadre patrimonial et une vie de proximité, sans la pression des prix du littoral breton. Les appartements du coeur historique constituent un segment particulier, plus recherché qu'ailleurs, tandis que les maisons de périphérie visent surtout les familles.
Le prix moyen des appartements à Guingamp est de 2 831 €/m², d'après les transactions DVF réellement actées chez les notaires. Cette moyenne recouvre des biens variés, de l'appartement de caractère du centre médiéval au logement plus récent. L'état, la performance énergétique, l'étage et l'emplacement dans le coeur ancien expliquent les écarts autour de cette valeur. Une estimation fiable s'appuie sur des ventes comparables plutôt que sur la seule moyenne communale.
C'est une particularité locale. Dans cette petite ville, les appartements du centre historique sont rares et recherchés, ce qui soutient leur prix, alors que les maisons se concentrent plutôt en périphérie et s'échangent à des niveaux plus mesurés. La configuration inverse de la plupart des communes tient à la structure du parc et à l'attrait du coeur ancien. Cet écart se lit dans les ventes réellement enregistrées.
Guingamp reste un marché modéré à l'échelle bretonne, sans commune mesure avec les stations du littoral des Côtes-d'Armor et de la côte d'Émeraude. Son statut de ville-centre et le cachet de son patrimoine soutiennent toutefois la demande. Pour un acheteur, la commune offre un compromis entre le cachet urbain, les services d'une sous-préfecture et des prix plus accessibles que sur le bord de mer.
Le marché s'adresse d'abord à une clientèle locale : primo-accédants, ménages actifs employés dans les services et le commerce, et familles en quête d'une maison de ville. Les appartements du centre ancien attirent aussi des acheteurs sensibles au cachet du patrimoine médiéval. La demande reste régulière, portée par le rôle de la ville dans son bassin et par des prix plus mesurés que sur le littoral breton.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).