Le prix au m² moyen à Harfleur s'établit à 1 752 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Pour une maison ou une villa, il est de 2 342 €/m². Environ 27 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance d'Harfleur, ancienne cité portuaire sur la Lézarde, dans l'agglomération du Havre.
À Harfleur, le prix moyen des appartements s'établit à 1 752 €/m², d'après les ventes réellement enregistrées dans la base DVF des notaires. La commune se situe nettement en dessous du Havre voisin et des communes littorales de l'estuaire. Le parc, majoritairement composé d'appartements, mêle immeubles de l'après-guerre et maisons de ville proches du centre ancien. Les maisons individuelles se négocient plus haut, autour de 2 342 €/m². L'état du bien, sa performance énergétique et le secteur font varier la valeur d'un logement à l'autre. Ces chiffres notariés donnent un repère communal ; une estimation fiable s'appuie ensuite sur des biens comparables examinés un à un.
Maison : 2 342 €/m²
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché d'Harfleur est celui d'une commune populaire de l'agglomération du Havre, porté par des acheteurs locaux : primo-accédants et familles cherchant un logement abordable à proximité immédiate du pôle d'emploi havrais. La performance énergétique est devenue déterminante sur un parc en partie ancien, où les logements les moins bien classés se négocient avec une décote sensible. La proximité du centre historique, plus recherchée, soutient les biens qui en sont proches, tandis que les grands ensembles collectifs de l'après-guerre restent le segment le plus accessible du marché communal.
À moyen terme, l'appartenance à la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole et l'activité de la zone industrialo-portuaire de l'estuaire soutiennent la demande de logements de proximité. L'écart de prix avec Le Havre et les communes littorales entretient l'attrait d'Harfleur pour des ménages au budget contenu. Pour un vendeur, un bien rénové et économe en énergie se distingue nettement, tandis qu'un logement à rénover doit intégrer le coût des travaux dans son prix pour trouver preneur dans des délais raisonnables.
Harfleur affiche des prix nettement inférieurs à ceux du Havre voisin, et plus encore au regard des communes littorales huppées de l'estuaire comme Sainte-Adresse ou Honfleur, sur l'autre rive.
Harfleur porte un passé bien plus ancien que sa voisine du Havre. À l'époque romaine, le site correspond à Caracotinum, port des Calètes, à l'embouchure de la Lézarde sur l'estuaire de la Seine. Du IXe au XVIe siècle, Harfleur est le principal port de Normandie, faisant face à Honfleur sur l'autre rive de l'estuaire. Le 8 juillet 1202, Jean sans Terre accorde à la ville une charte de commune qui l'exempte de nombreuses taxes. À la fin du XIVe siècle, Harfleur est une place forte protégée de remparts percés de trois portes, dont la Porte de Rouen, dont subsistent encore des vestiges au cœur de la ville.
La ville doit sa célébrité au siège de 1415. Le 18 août, Henri V d'Angleterre met le siège devant Harfleur avec une armée nombreuse ; c'est l'une des premières fois qu'une armée anglaise emploie massivement l'artillerie à poudre contre une grande place forte. La ville résiste six semaines avant de capituler le 22 septembre, tandis que la dysenterie affaiblit les assiégeants. Cette prise ouvre la campagne qui mène à la bataille d'Azincourt. Harfleur reste ensuite sous occupation anglaise durant la guerre de Cent Ans, jusqu'à sa reconquête par Dunois en 1450.
L'église Saint-Martin, de fondation très ancienne, dépendait au XIe siècle de l'abbaye de Montivilliers ; un nouvel édifice fut béni en 1411, peu avant le siège. Sa haute flèche de pierre reste le repère du centre ancien. À partir du XVIe siècle, l'envasement progressif de l'estuaire et la fondation du Havre en 1517, à quelques kilomètres en aval, condamnent le port d'Harfleur, qui perd son rôle maritime au profit de sa jeune voisine. Aujourd'hui intégrée à l'agglomération du Havre et traversée par la Lézarde, la commune conserve un centre ancien patrimonial, en marge des vastes zones industrialo-portuaires de l'estuaire.
Selon l'INSEE, Harfleur compte 8 289 habitants et appartient à la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole. Le parc de logements est majoritairement collectif : les appartements représentent près de 62 % des logements selon l'INSEE, et les résidences principales plus de 95 % du parc, signe d'une commune habitée à l'année et non touristique. Les locataires y sont majoritaires. Le marché s'adresse d'abord à des ménages locaux : primo-accédants attirés par des prix inférieurs à ceux du Havre, familles cherchant une maison de ville près du centre ancien, actifs travaillant dans la zone industrialo-portuaire de l'estuaire. La proximité immédiate du Havre et la desserte routière soutiennent cette demande de proximité.
Le prix moyen des appartements à Harfleur est de 1 752 €/m², d'après les transactions DVF actées chez les notaires. Les maisons se situent plus haut, autour de 2 342 €/m². Ces moyennes recouvrent des biens variés, de l'appartement de l'après-guerre au logement rénové. L'état général, la performance énergétique, l'étage et le secteur expliquent les écarts. Pour un bien précis, une estimation fiable s'appuie sur des ventes comparables du secteur plutôt que sur la seule moyenne communale.
Oui. Harfleur jouxte Le Havre, à environ cinq kilomètres du centre, et appartient à la communauté urbaine Le Havre Seine Métropole. La commune est desservie par le réseau de transports de l'agglomération et par les grands axes routiers de l'estuaire. Cette proximité immédiate d'un pôle d'emploi majeur, pour des prix nettement inférieurs à ceux du Havre, explique une part de la demande de logements à Harfleur, chez des acheteurs qui travaillent au Havre.
Le parc d'Harfleur est majoritairement composé d'appartements, autour de 62 % des logements selon l'INSEE, souvent issus de l'après-guerre et concentrés près du centre. Les maisons de ville, moins nombreuses, se négocient en moyenne plus cher au mètre carré, autour de 2 342 €/m², contre 1 752 €/m² pour les appartements. Le choix dépend du budget, du besoin d'espace extérieur et de l'état du bien, la rénovation énergétique pesant de plus en plus dans la décision d'achat.
Harfleur se lit en deux ensembles. Le centre ancien, autour de l'église Saint-Martin, de la Lézarde et des vestiges de remparts, garde un caractère patrimonial recherché. Autour s'étendent des quartiers d'habitat plus récent et des ensembles collectifs de l'après-guerre. La commune borde aussi la vaste zone industrialo-portuaire de l'estuaire, qui structure l'emploi local sans concerner les secteurs résidentiels. L'emplacement, l'ancienneté du bâti et la proximité du centre historique pèsent sur les valeurs d'un secteur à l'autre.
Harfleur conserve la mémoire de son passé de grand port normand. L'église Saint-Martin et sa haute flèche de pierre dominent le centre ancien ; la Porte de Rouen rappelle les remparts médiévaux et le fameux siège de 1415 mené par Henri V d'Angleterre. La Lézarde et ses berges complètent ce cadre. Ce patrimoine historique nourrit l'identité locale sans créer la tension d'un marché touristique, contrairement aux stations littorales voisines de l'estuaire.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).