Le prix au m² moyen à Houilles s'établit à 4 423 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 222 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Houilles, dans les Yvelines.
Le prix moyen constaté à Houilles s'établit à 4 423 €/m². Cette moyenne recouvre un parc partagé, puisque les appartements représentent 57 % des logements et les maisons 42 % selon l'INSEE. Elle mêle le collectif des grands boulevards et des abords de la gare, les immeubles issus des opérations de rénovation urbaine engagées à partir de 1955, et le tissu pavillonnaire des quartiers Tonkin, Réveil-Matin et Printemps, où les maisons avec jardin dominent. La distance à pied de la gare reste le principal facteur d'écart. Ces valeurs proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le premier moteur du marché ovillois est ferroviaire. La gare de Houilles-Carrières-sur-Seine cumule le RER A et les lignes J et L du Transilien, avec plus de 18 millions de voyageurs en 2024 : peu de communes des Yvelines offrent un accès aussi direct à La Défense et à Paris Saint-Lazare. Cette position soutient une demande continue de ménages qui quittent Paris ou les Hauts-de-Seine pour un logement plus grand sans allonger leur trajet quotidien. La proximité de Nanterre et de Colombes, à trois et quatre kilomètres, place Houilles dans le même bassin d'emploi que la première couronne, à des niveaux de prix inférieurs.
Le second facteur est la contrainte foncière. Sur 4,4 km² presque entièrement bâtis, les capacités de construction reposent sur quelques secteurs identifiés : les abords de la gare et les grands boulevards, où le plan local d'urbanisme approuvé en juin 2025 concentre la densification, pour un rythme visé d'environ 170 logements neufs par an jusqu'en 2040. Ailleurs, la règle protège les rues pavillonnaires et les jardins situés en coeur d'îlot. Le neuf restera donc limité et localisé, pendant que le stock de maisons, majoritaire dans les quartiers Tonkin et Réveil-Matin, évolue peu d'une année sur l'autre.
Houilles se situe nettement en dessous de ses voisines des Hauts-de-Seine et des communes résidentielles installées des Yvelines, mais au-dessus d'Argenteuil, sur l'autre rive de la Seine.
Le nom de la commune est attesté en 1205 sous les formes Hullium et Holles, et son origine reste discutée : l'hypothèse la plus souvent avancée renvoie à l'ancien français holle, la hauteur. Des traces d'occupation mérovingienne ont été relevées dans le secteur du Tonkin, et l'église Saint-Nicolas, dont les parties les plus anciennes remontent au XIIe siècle, marque la création probable de la paroisse. Au XIVe siècle, le bourg est entouré de murs percés de quatre portes fortifiées surmontées de tourelles. Jusqu'au début du XIXe siècle, Houilles reste un village agricole de la plaine, à l'écart des grands axes, dont la population n'atteint guère plus de 1 600 habitants en 1793.
La construction d'un pont de bois à Bezons sous le Premier Empire, puis l'arrivée du chemin de fer, font basculer le village dans l'orbite parisienne. La gare de Houilles-Carrières-sur-Seine est mise en service en 1843 sur la ligne de Paris à Rouen, et la population se met à croître par vagues de lotissements successifs. Le tournant politique a lieu en 1904, quand la municipalité passe des familles de cultivateurs aux nouveaux arrivants. Les équipements suivent le mouvement : les premiers égouts sont construits en 1886, les premiers groupes scolaires à partir des années 1910. Sous la Troisième République, Houilles devient une commune résidentielle de la proche banlieue.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, l'usine aéronautique Hispano-Suiza implantée sur le territoire est réquisitionnée par la Kriegsmarine allemande de 1940 à 1944. À partir de 1955, des opérations de rénovation urbaine introduisent les premiers immeubles de plusieurs étages dans une ville jusque-là presque exclusivement pavillonnaire. De cette période date la coexistence, encore lisible aujourd'hui, entre des axes bâtis en collectif et des rues de maisons qui occupent l'essentiel des 4,4 km² communaux. La population passe d'environ 1 600 habitants en 1793 à 33 983 en 2023. La commune a noué par ailleurs quatre jumelages : Friedrichsdorf en 1973, Chesham en 1986, Schoelcher en 1998 et Celorico de Basto en 2006.
Houilles compte 33 983 habitants sur 4,4 km². Selon l'INSEE, la commune recense environ 15 700 logements, dont 93 % de résidences principales et seulement 1,6 % de résidences secondaires : le marché est résidentiel, sans dimension de villégiature. Les appartements représentent 57 % du parc et les maisons 42 %, un équilibre devenu rare en proche couronne. Toujours selon l'INSEE, 62 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale et 36 % locataires, ce qui traduit une population installée durablement. Les acquéreurs sont surtout des familles et des actifs travaillant à La Défense ou dans l'ouest parisien, qui cherchent une maison avec jardin à quelques minutes de train de leur bureau.
Le prix moyen s'établit à 4 423 €/m², toutes typologies confondues. Ce montant est calculé à partir de la base DVF, qui reprend les transactions enregistrées par les notaires, et non à partir d'annonces. Il recouvre des situations très différentes selon qu'il s'agit d'un appartement situé sur un grand boulevard ou d'une maison avec jardin dans les quartiers Tonkin ou Réveil-Matin, et selon la distance à pied de la gare.
Houilles se lit par quartiers pavillonnaires plutôt que par un centre unique. Le Tonkin, le Réveil-Matin et le Printemps sont composés en majorité de maisons avec jardin. Le centre-ville regroupe la mairie, le marché et les commerces, tandis que les grands boulevards et les abords de la gare concentrent l'habitat collectif. Le parc Charles-de-Gaulle constitue le principal espace vert de la commune. Les écarts de prix se jouent surtout entre le collectif des axes et le pavillonnaire des rues intérieures.
La gare de Houilles-Carrières-sur-Seine cumule trois dessertes : le RER A, qui place La Défense à quelques minutes, et les lignes J et L du Transilien vers Paris Saint-Lazare. Elle a enregistré plus de 18 millions de voyageurs en 2024, ce qui en fait l'une des gares les plus fréquentées des Yvelines. Depuis fin 2025, une navette électrique de l'agglomération relie le quartier du Tonkin et la mairie à la gare.
Contrairement à la plupart des communes de proche couronne, l'offre est équilibrée : 57 % d'appartements et 42 % de maisons selon l'INSEE. Acheter une maison avec jardin reste donc possible, ce qui explique la part élevée de propriétaires occupants. Le nouveau plan local d'urbanisme limite toutefois l'emprise au sol à 200 m² dans les secteurs pavillonnaires et impose un recul de 25 mètres qui protège les jardins de coeurs d'îlots, ce qui restreint les projets de division ou d'extension.
Le plan local d'urbanisme révisé a été approuvé par le conseil municipal le 10 juin 2025, au terme d'une procédure engagée en novembre 2020. Il porte les espaces verts protégés à 102 hectares, soit environ 2,7 fois plus que dans le document de 2016, et étend de 55 hectares les zones de maisons individuelles. La densification est concentrée sur les grands boulevards et les abords de la gare. C'est ce document qu'il faut consulter avant tout projet de construction.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).