Le prix au m² moyen à Hussigny-Godbrange s'établit à 2 830 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 14 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de Hussigny-Godbrange, à la pointe nord de la Meurthe-et-Moselle, contre la frontière luxembourgeoise.
Le prix moyen constaté à Hussigny-Godbrange s'établit à 2 830 €/m². Cette moyenne porte sur un marché de petite taille : la base DVF ne recense qu'une quinzaine de transactions par an sur la commune, et le chiffre s'appuie surtout sur les ventes d'appartements. Le parc est pourtant très majoritairement pavillonnaire : selon l'INSEE, la commune compte environ 1 750 logements, dont près des deux tiers sont des maisons individuelles, et un peu plus de 70 % des résidences principales sont occupées par leurs propriétaires. Les anciennes maisons de mineurs du centre, les lotissements récents tournés vers la frontière et les quelques petits immeubles collectifs ne se vendent pas au même niveau. Les chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché immobilier de Hussigny-Godbrange dépend d'abord de l'économie luxembourgeoise, plus que de l'emploi local. Depuis la fin de la mine et de la sidérurgie, c'est la frontière qui fait vivre la demande : les ménages frontaliers, mieux rémunérés qu'en France, entretiennent une pression constante sur un parc de maisons limité. Ce socle rend les prix de la commune plus élevés qu'on ne l'attendrait d'un ancien village minier du Pays-Haut, et plus résistants aux à-coups de l'économie française. La très faible part de résidences secondaires confirme que la demande vient de ménages qui s'installent à l'année.
Deux facteurs pèseront sur les prochaines années. D'un côté, tout ce qui touche à l'emploi frontalier, dynamisme de la place luxembourgeoise, fiscalité des travailleurs, conditions de franchissement de la frontière, se répercute vite sur la demande locale. De l'autre, le parc ancien hérité de la période minière demande des travaux de rénovation énergétique, devenus un critère de négociation, tandis que le foncier constructible pour de nouveaux lotissements reste limité sur le plateau. La rareté des maisons à vendre face à une demande frontalière soutenue reste le trait dominant du marché.
Commune résidentielle tournée vers l'emploi luxembourgeois, Hussigny-Godbrange s'inscrit dans le bassin de Longwy, à quelques kilomètres de la frontière. Son marché se compare surtout à celui des communes voisines de ce bassin, toutes marquées par la même demande frontalière, plutôt qu'au reste de la Meurthe-et-Moselle plus au sud.
La commune est née de la réunion de deux villages du plateau du Pays-Haut, à l'extrême pointe nord de la Meurthe-et-Moselle, contre la frontière du Grand-Duché de Luxembourg. Godbrange est rattaché à Hussigny par un décret du 20 février 1810, qui forme la commune de Hussigny-Godbrange telle qu'on la connaît aujourd'hui. Jusqu'au XIXe siècle, il s'agit de deux bourgs agricoles du Pays-Haut, à une dizaine de kilomètres de Longwy, dont l'histoire bascule avec la découverte du minerai de fer sous le plateau.
À partir de 1874, des concessions minières sont accordées pour exploiter la minette lorraine, le minerai de fer qui affleure dans le sous-sol. La mine de fer de Hussigny fonctionne pendant près d'un siècle, de la fin des années 1870 à l'arrêt de toute activité en 1978, et fixe une population ouvrière logée dans les cités et les maisons de mineurs. La fermeture de la mine, puis la crise de la sidérurgie qui frappe l'ensemble du bassin de Longwy, marquent durablement la commune. Les anciennes galeries abritent aujourd'hui un musée de la mine de fer, tenu par une association d'anciens mineurs, qui conserve la mémoire de cette période.
Hussigny-Godbrange est aujourd'hui une commune résidentielle du bassin de Longwy, tournée vers l'emploi frontalier. Selon l'INSEE, elle compte environ 1 750 logements, dont plus de neuf sur dix sont des résidences principales et à peine 0,5 % des résidences secondaires : on y habite à l'année, pas en villégiature. La proximité immédiate du Luxembourg est le premier moteur du marché. Après la fermeture de la mine et le déclin de la sidérurgie, la commune a retrouvé des habitants grâce aux travailleurs frontaliers, attirés par les salaires luxembourgeois et un logement bien plus accessible qu'au Grand-Duché. Une large part des actifs traverse chaque jour la frontière pour travailler. Les acheteurs sont donc surtout des ménages frontaliers et des primo-accédants du bassin, qui cherchent une maison à distance raisonnable des points de passage vers le Luxembourg.
Le prix moyen constaté est de 2 830 €/m², calculé à partir des transactions enregistrées par les notaires et publiées dans la base DVF. Il faut le lire avec prudence : la commune enregistre une quinzaine de ventes par an seulement, et cette moyenne s'appuie surtout sur des appartements, alors que le parc est majoritairement pavillonnaire. L'état du bien, sa surface et sa distance aux points de passage vers le Luxembourg expliquent une bonne part des écarts d'un bien à l'autre.
La commune est collée à la frontière du Grand-Duché, à quelques minutes des zones d'emploi luxembourgeoises. Les salaires versés au Luxembourg, nettement supérieurs à ceux pratiqués côté français, donnent aux ménages frontaliers un pouvoir d'achat immobilier élevé, qu'ils dépensent sur un marché français resté plus abordable que celui du Grand-Duché. Cette demande soutient les prix de Hussigny-Godbrange et de l'ensemble du bassin de Longwy, et la rend moins dépendante de l'économie locale que du marché de l'emploi transfrontalier.
Le marché est d'abord celui de la maison. Selon l'INSEE, près des deux tiers des logements de la commune sont des maisons individuelles : anciennes maisons de mineurs dans le centre, pavillons des lotissements plus récents tournés vers la frontière. L'offre d'appartements est plus rare et se concentre sur quelques petits collectifs. Un acheteur qui vise une maison dispose de plus de choix, mais sur un marché tendu par la demande frontalière ; pour un appartement, les points de comparaison sont peu nombreux d'une année sur l'autre.
La commune se trouve à une dizaine de kilomètres de Longwy et à quelques minutes de la frontière luxembourgeoise. La route reste le mode de déplacement dominant vers les zones d'emploi du Grand-Duché, avec les encombrements aux heures de passage qui caractérisent tout le bassin. La qualité de la desserte routière vers les points de franchissement, et la distance aux parkings relais et aux lignes de bus transfrontalières, pèsent directement sur l'attrait d'un secteur et sur les prix.
La commune a été exploitée pendant près d'un siècle pour son minerai de fer, et le sous-sol conserve d'anciennes galeries. Avant d'acheter, il est utile de consulter le plan de prévention des risques miniers et les cartes d'aléas, qui recensent les secteurs exposés aux mouvements de terrain liés aux anciennes mines. Comme partout, un diagnostic de performance énergétique est indispensable sur un parc en partie ancien, et l'état de la toiture et de l'isolation d'une maison de mineur pèse dans la négociation.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).