Le prix au m² moyen à La Londe-les-Maures s'établit à 5 896 €/m² pour un appartement, d'après les transactions DVF de janvier 2026. Environ 172 transactions y sont enregistrées chaque année.

Illustration d'ambiance de La Londe-les-Maures, sur le littoral varois entre Hyères et Bormes-les-Mimosas.
Le prix moyen constaté à La Londe-les-Maures s'établit à 5 896 €/m². Cette moyenne recouvre un parc partagé presque à parts égales entre collectif et individuel : selon l'INSEE, les appartements pèsent 54,2 % des logements et les maisons 44,2 %. Le bord de mer, les résidences de tourisme autour des deux ports et les villas des coteaux plantés de vignes tirent les niveaux vers le haut, tandis que le centre ancien et l'arrière-pays restent plus abordables. La saisonnalité du marché littoral et la performance énergétique creusent les écarts d'un bien à l'autre. Les chiffres proviennent de la base DVF, qui recense les transactions réellement enregistrées chez les notaires.
Prix issus du fichier DVF (Demandes de valeurs foncières, publié par la DGFiP), transactions réellement enregistrées chez les notaires à l'échelle de la commune. Recoupement avec les indices Notaires de France - INSEE. En savoir plus sur notre méthodologie.
Le marché londais tient à sa double nature de station balnéaire et de commune viticole du littoral varois. La demande de résidences secondaires, majoritaires dans le parc selon l'INSEE, soutient les prix et rend le marché sensible au calendrier touristique : les transactions se concentrent souvent au printemps et en début d'été. La proximité de Hyères et de son bassin d'emploi apporte par ailleurs une demande de résidence principale plus régulière, sur des budgets généralement inférieurs à ceux du bord de mer.
L'offre nouvelle reste contrainte. La loi Littoral, la présence du parc national de Port-Cros et le classement d'une large part du territoire en espaces naturels et agricoles limitent l'étalement, et le foncier constructible proche des ports est rare. L'activité se reporte donc sur la rénovation du parc existant, où la performance énergétique pèse de plus en plus dans les négociations, et sur les villas des coteaux viticoles. Le positionnement de La Londe, plus abordable que les stations les plus cotées du golfe de Saint-Tropez mais recherché pour ses ports et son vignoble, ancre un marché qui reste porté par l'attrait du littoral.
Sur cette portion de côte du Var, La Londe-les-Maures se situe au-dessus de Hyères, ville plus grande et plus diversifiée, à un niveau proche de Bormes-les-Mimosas, et en retrait du Lavandou, station balnéaire plus cotée. L'écart tient à la position littorale, à la rareté du foncier et au poids des résidences secondaires.
La Londe-les-Maures est une commune récente : elle se détache de Hyères et devient indépendante le 11 janvier 1901. Son territoire était jusque-là un ensemble de hameaux agricoles au pied du massif des Maures, face aux îles d'Or. Le nom « La Londe » vient d'un vieux terme normand désignant un lieu boisé ; le suffixe « les-Maures » a été ajouté pour la situer sans ambiguïté au bord du massif éponyme. L'occupation du site est pourtant bien plus ancienne, comme en témoigne le dolmen de Gaoutabry, monument mégalithique dont l'édification remonte à plusieurs millénaires.
À la fin du XIXe siècle et au début du XXe, l'économie locale doit beaucoup à l'exploitation minière du secteur des Bormettes, où l'on extrait du zinc et du plomb. Cette activité industrielle attire de la main-d'oeuvre et structure une partie du bourg avant de décliner. Le peintre Horace Vernet, portraitiste officiel du roi Louis-Philippe, avait installé une résidence aux Bormettes dès 1855, signe de l'attrait ancien du site. Après les mines, la commune se tourne vers l'agriculture méditerranéenne, la vigne et l'horticulture, puis vers le tourisme balnéaire au fil du XXe siècle.
Aujourd'hui, l'identité de La Londe repose sur trois piliers : le vignoble, la mer et le tourisme. Environ 1 170 hectares sont plantés en vignes, avec une production classée en appellation Côtes de Provence, dont une dénomination géographique propre à la commune. Deux ports de plaisance, Port Miramar et Port des Bormettes, totalisent plus d'un millier d'anneaux et font de la ville un point d'embarquement vers Porquerolles et Port-Cros. Les plages naturelles, le parc national de Port-Cros et l'arrière-pays boisé complètent une offre qui rythme la vie locale sur les saisons.
Selon l'INSEE, La Londe-les-Maures compte 10 584 habitants pour 11 065 logements, mais seulement 48,3 % de résidences principales : les résidences secondaires représentent 50,7 % du parc, soit plus d'un logement sur deux. Cette structure oriente fortement le profil des acheteurs. Une part importante de la demande vient de ménages en quête d'une résidence de vacances ou d'un pied-à-terre littoral, souvent originaires d'autres régions, attirés par les ports, les plages et le climat. À côté, des actifs et des retraités s'installent à l'année : parmi les ménages en résidence principale, 62,6 % sont propriétaires et 33,8 % locataires. Le parc mêle appartements de stations balnéaires, maisons de village et villas des coteaux, ce qui élargit l'éventail des budgets.
Le prix moyen constaté est de 5 896 €/m², calculé à partir des transactions enregistrées chez les notaires et publiées dans la base DVF. Il s'agit d'une moyenne communale, qui mélange l'appartement proche des ports et la villa des coteaux viticoles. La localisation, la distance à la mer, la vue, l'année de construction et l'état énergétique expliquent l'essentiel des écarts. Une estimation fiable s'appuie sur des ventes comparables du même secteur, pas sur la seule moyenne de la commune.
La commune s'organise autour du centre-ville, situé un peu en retrait du littoral, et de la frange balnéaire des Bormettes, où se trouvent les deux ports de plaisance et une partie des résidences de tourisme. Les coteaux plantés de vignes accueillent des villas plus dispersées, tandis que l'arrière-pays boisé du massif des Maures reste peu construit. Le bord de mer et les abords des ports se négocient nettement au-dessus du centre ancien et des secteurs éloignés du rivage.
La commune est une destination balnéaire du littoral varois, entre Hyères et Bormes-les-Mimosas, face aux îles d'Hyères. Selon l'INSEE, les résidences secondaires représentent 50,7 % des logements. Cette forte proportion s'explique par l'attrait touristique : plages, ports de plaisance, embarquement vers Porquerolles et Port-Cros, vignoble. Pour un vendeur, cela signifie un marché sensible à la saison et une demande venue en partie d'autres régions.
La commune est traversée par l'axe littoral reliant Hyères à Bormes-les-Mimosas et Le Lavandou. Hyères, à quelques kilomètres, offre une gare et un aéroport, ce qui rapproche La Londe des liaisons régionales et nationales. Toulon et son agglomération sont accessibles en moins d'une demi-heure hors saison. La voiture reste centrale, notamment l'été où la fréquentation touristique charge les routes du bord de mer, ce qui valorise le stationnement et le garage.
La commune est soumise à la loi Littoral, qui encadre strictement l'urbanisation près du rivage, et une partie de son territoire est concernée par le parc national de Port-Cros et des zones naturelles protégées. Des risques naturels, notamment le feu de forêt sur le massif des Maures et le risque d'inondation, sont recensés et peuvent conditionner un projet. Côté location saisonnière, la mise en location d'un meublé de tourisme fait l'objet de démarches en mairie, à anticiper avant l'achat.
Cette analyse est publiée par Immover, observatoire indépendant fondé par Antony Barbier. Données issues des sources officielles (DVF, INSEE, Notaires de France).